Le 18 février
2. Procès instruit, I, 117, 119, 153, ICI, 163, 164; III, 72. — Journal des Evénements, p. 50.
146 LE DUC d'aiguillon et la chalotais
libraire Ravaux et Fécrivain Duchesne. Le premier certifia que c'était M. de la Golinière qui lui avait remis le manuscrit pour le faire imprimer, et le second qu'il l'avait bien transcrit sous sa dictée. On alla jusqu'à rechercher les deux porteurs de chaises de M. de la Gâcherie; ils déclarèrent que ce magistrat, qui avait une grosse fortune, « recevait souvent à dîner beaucoup de seigneurs de la ville, qu'il allait se promener tous les jours et toujours seul, qu'il ne voyait guère ses confrères qu'à la boutique des demoiselles Vatar, qu'il n'y avait jamais eu d'assemblées ni chez l'oncle ni chez le neveu, et qu'au surplus ils n'ont que du bien à en dire ' . »
Tous ces griefs n'étaient guère sérieux et leur ensemble même ne suffisait pas pour fournir au parti-pris le plus déterminé l'apparence d'une accusation ayant quelque fondement. « Je suis fâché de voir que les dépositions des témoins ne procurent aucun éclaircissement, » avoue Saint- Florentin^^. D'ailleurs, on ne pouvait poursuivre rinstruction eu dehors des inculpés. On décida de les ramener h Rennes, afin de faire à leurs