Premier Mémoire, p
LE DUC D AfGUILLOrf ET L.i CHALOTAIS
priver de toute liberté, de la liberté de se défendre, de réelnmer la justice du souverain, deux procureurs généraux à qui leur mimstère doit nécessairement avoir fait des ennemis, ourdir contre eux une procédure violente,*. Procédure et accusation sont assorties et imaginées toutes deux non pour prouver un corps de délit réeK mais pour en forger un'. »
Cnr[*s de délit formé « de rapports d'espions n^ et étayé par « des témoins préparés et pratiqués par des espions, » appuyé sur des lettres privées ' saisies dans des perquisitions violentes et illégales : quels abus d'autorité ! Ces accusations servent de prétexte à la vengeance de particuliers puissants. Et Ton couvre ces infamies du nom il II roi, on déclare qu'on poursuit en son nom ; ou assure ainsi Fi m pu ni té aux dé'uoneiateurs, mais on rappelle les édits et les formules des proscriptions-, ■
Des magistrats honorés par de longs services; jouissant de la réputation la plus intacte, sont livrés à la discrétion de leurs ennemis, n'ayant d'autre ressource que la justice et les lois, et même ne Fuyant pas put^qu*ils ne peuvent écrire au roi ni se justifier^... J
Enfin, voici un passagi3 d'une véritable éloquence : « Je ne dirai point, s'écrie-t-il, qui a pétri ensetabliî le fiel et le poison que ces haines distillent,.. Si les poursuites étaient publiques comme chez les Romains, je me contenterais de dire comme Scipion eu pareil