Second Mémoire, p
tice OU la force? Nous sommes aux ordres de notre accusateur. M. d'Aiguillon est notre principal délateur; il a fait entrer M. de Saint-Florentin dans sa querelle ; il vient s'établir à Rennes pour présider aux opérations de la chambre criminelle. De quel droit étendre les peines au-delà de l'ordonnance de 1670? Quand nous invoquons le bénéfice de l'ordonnance pour conférer aprè's les interrogatoires avec qui bon nous semble, pour obtenir un conseil, pour présenter des requêtes, comme elle le prescrit, on s'y oppose ^ »
Et La Ghalotais termine par un émouvant appel au roi : <c Les véritables criminels de lèsemajesté. Sire, les vrais destructeurs du gouvernement sont ceux qui répandent l'effroi par un despotisme odieux et par un infâme espionnage, qui dégradent les esprits et corrompent les cœurs. Esprits inquiéta et brouillons, voulant détruire les libertés nationales et tout subjuguer, ils appellent trouble tout ce qui contredit leurs fantaisies et leurs passions, n'appelant obéissance, paix et tranquillité que quand ils ont tout dévasté et tout asservi... Ce n'est pas votre clémence que j'implore, c'est votre justice que je réclame*^. »
Pour tout homme impartial, ce Mémoire est une réfutation péremptoire et écrasante. Il ne reste rien des griefs du réquisitoire, rien qu'un délit d'opinion, et le fait d'être Tennemi de M. d'Aiguillon. Mais ce n'était pas là un délit punissable, et c'est ce qui rend odieuse cette pour-