‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 109 sur 178 · Mémoires manuscrits de M. de la Fruglnye · texte numérisé non relu

Mémoires manuscrits de M. de la Fruglnye

310 LE DUC dVigi;ii.lon et l\ chalotais

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des tninisires pour obtenir ragrément de con courir, M. d'Aiguillon a exigé de M. le conlrù leur général qu*il mo fût refusé. Je suis certai de la chose; il Ta fait eu haine de mon beau père dont il n*apprécic ni les talents, ni les ver tus; c'est une infamie!

« — Il est vrai qu'il n'aime pas M. de la Chalotais, mais l1 ne vous confond nullement l'un eM Fautre, et vous le trouveriez disposé à vous™ rendre tous ses bons offices si vous vouliez vous livrer à une explication avec lui. fl

u — Tout service de M. d'Aiguillon me serait^ désormais une injure, après la con\dction de sa fausseté envers moi. Quant à une explicatio avec lui : il commande pour le roi en Bretagne et je n'y suis qu'un membre de la noblesse, nous y sommes trop distants Tun de l'autre ; mais partout ailleurs, je Taccepterais avec empresse* ment, de quelque genre qu'elle fût, vous pouvez le lui dire.

«t — ^ Je m'en donnerai bien de garde. J'aurais voulu vous dissuader sur son compte et vous faire un ami. Je vous en ferais probablement un puissant ennemi.

çf II me quitta. J'étais outré de la perfidie de M. d'Aiguillon envers moi et de son injustice envers mon beau-père*.. Plus tard M. de Fonlette se montra rinstrument de la haine de M* d'Aiguillon pour persécuter M. de la Chalotais ^ , *)

Désormais le conflit était arrivé à Tétat aigu. 11 fut encore envenimé, assure-t-on, par des

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