‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 116 sur 178 · Mémoire pour h duc ttAtguiltoR, par Lin guet, p · texte numérisé non relu

Mémoire pour h duc ttAtguiltoR, par Lin guet, p

nistration des chemins sont sans fondement : « A ma connaissance, elle est aussi douce que bien entendue...; elle a pour base des règlements faits de concert avec les Etats et j'ai des preuves non équivoques de la satisfaction de ceux-ci. De même pour les villes, Nantes est la seule où Ton ait exécuté des travaux assez considérables, mais elle ne s'en plaint pas, au contraire... Enfin, ce que dit le Parlement des milices garde-côtes est inexact. La dépense a été votée par les Etats ^ »

Les attaques du Parlement contre le duc n'étaient peut-être pas un acte très politique, ni toutes ses inculpations suffisamment établies. Elles avaient pourtant des bases sérieuses, et le Parlement lui-même les justifiait ainsi six ans après : « On n'ai jamais dit que les grands chemins ne fussent pas utiles, mais on a dit qu'il était onéreux et vexatoire pour le malheureux corvoyeur d'ouvrir trop de routes à la fois, de vouloir exécuter, dans le plus court espace de temps, une entreprise qui n'était susceptible que d'une exécution lente et successive et, pour y parvenir, d'arracher le laboureur à la culture des terres par des ordres violents, par des garnisons ruineuses, de ne respecter ni la saison des travaux, ni les distances, ni la quotité des tâches prescrites par les règlements-. »

Au sujet des dépenses exagérées des municipalités, le Parlement citait la ville de Rennes, qui avait en caisse 50,000 livres en 1757, et qui dut,

1. Mémoire de Liuguet, p. 107-110, et Arch. Nat., H. 630 Laverdy ù d'Amilly, 12 juia 1764.

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