‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 118 sur 178 · n écrivait u l'ubbé de Ghauvelin, conseiller au Parlement · texte numérisé non relu

n écrivait u l'ubbé de Ghauvelin, conseiller au Parlement

338 LE DUC d\\[guillo>' et la citalotais

Il dit plus tard qu'il ignorait les intentions Parleraeut, mais cola purait peu vraisemblable.

Ce qui est vrai, c'est qu'il se trouva dans niioJ position fort diflirile. Plac6 entre le désir de sa-J tisfaire les ministres et Timpossibilité de vaincre les intentions arrêtées de ses amis du Parlement, ' chargé de faire prévaloir les volontés du roi, mais aussi de défendr^^ \vs intérêts de la pro-*fl vince, il fut embarrassé. Il ne pouvait voir d\nlleurs sans une certaine joie iutinu' les attaques dirigées contre dWigiiiUon, sou ennemi déelaré. ■ 11 hiissa faire. H

Natui\'llemeiit Laverdy et Ghoiseul furent déçus et furieux» Ils témoignèrent leur mécontentc-B ment au procureur général en termes très amers. H (c Vous êtes accusé très fortement, monsieur, de vouloir exciter du trouble, lui disait Ghoiseul, oublieux de leurs anciennes relations; je ne le croyais pas, mais je ne puis me refuser auxj preuves que Ton me donne. Je n'ai qu à me reproelier d'avoir été dans Terreur. Au surplus, les affaires de Bretagne ne me regardent pas

positivement Je resterai dans le silence pour

n'être plus trompé K a

En réalité, c'est de cette époque fjue datent les

de PnrÎH : « Après quelqiicjs ro'iféreiices ixxcc les pîus accrédités,^! je criiis pouvoir asRtu't;r M» le ronlrôîeur g-éiiéral que l'on noj fiante pas fi meUre In modiGc«(iori qu'il crtiiiit. La seule inodiû^l calioti — avec celle de Rouen, sur k» endastrc — serait de* metire '.sans préjudice des droits, franchises et immunités de ta prf^-'M vince ; chose qui ne prt-judirie en rien ri ne peut causer de trt»u^ blcs, w (Arch, Nal., H. GaO, La ChtiluUus û rnbbé de ChauvelinJ 25 mai 1764.)

1. Cboî»cul n Lu Cbolotois, l'i juin 1764 (Arcb, Not, H. G30 I 12 jniu), et Laverdy à L» Cholotnisi, 12 juin 17(54 . (Proies iniirttîi, j 1, 290, 291.)

malheurs de La Chalotais. Il le dit lui-même : « Il était parti de Paris, honoré des bontés du roi, de Tamitié des ministres, digne à leurs yeux des faveurs qu'il venait de recevoir. Depuis cet événement il n'a plus éprouvé que des disgrâces. Les orages se sont succédés et accumulés sur sa tête^ »

Cependant la lettre sévère de M. de Laverdy au Parlement ne parut pas suffisante. « Furieux d'avoir été trompé, dit d'Aiguillon, ce ministre détermina le roi à mander une députation avec M. de la Chalotais 2. »

Par lettre de cachet du 16 juin 1764, le souverain ordonne au Parlement de députer vers lui un président et trois conseillers avec le procureur général, « pour entendre ce qu'il lui plaira leur faire savoir touchant la Déclaration du 21 novembre et l'enregistrement d'icelle^. »

La Cour désigna M. de Robien, président, MM. Charette de la Gâcherie, Picquet de Montreuil, conseillers de grand'chambre, et Euzenou do Kersalaûn, conseiller des enquêtes.

A Paris, on s'apprêtait aies recevoir vertement. Laverdy, Choiseul, Saint-Florentin et d'Aiguillon étaient parfaitement d'accord sur ce point. « Je compte que M. de Saint-Florentin, avec lequel je suis d'accord, — écrivait Laverdy au commandant en un billet confidentiel et autographe,

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