Mémoire pour Charette de la Gâcherie, p
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salattn, au iiombn-^ d(5 vingt-quatre personnes^ nous dt?vions tous aller faire la cérémonie du lïaptt^me de ma petit** fille, quand je reçus la^ leltn:; do caeliet... Il y avait dans cette nombreuse compagnie plu sieurs femmes. Jugez du coup de théâtre. Cependant je lâchai de calmer, le planque je pus, les esprits*. )> f
A Versailles, \I. de Snint-Florentin leur apprend que le reproclie qu'on leur fait est d'avoir révélé la conversation du 31 août et il leur intime Tordre de se rendre à Sens pour y attendre les volontés ultérieures de Sa Mtijesté.
Ils y arrivent le 25 septembre. Cet exil, loin de leur piiys et de leurs fiunilles, devait durer six mois.
Quant (]L hi complicité du duc d'Aiguillon dans ces actes de rigueur, elle n'est pas douteuse. Saint-Florentin ne lui écrivait -il pas quelques semaines auparavant : « On est résolu à agir, mais on ne veut rien faire que de concert avec vous et on a besoin do savoir ce que vous pensea sur les sujets qu'il faudra peut-être punir ^. »
Et aussitôt après T entrevue, Toncle en rend* compte à son neveu : « M* de Montre ail est arrivé le premier et je Tai reçu comme il le méri-^ tait et comme je recevrai les autres... Il n*a pas été, comme vous le croyez bien, question de vous en aucune façon, et vous ne devez avoir sur cela aucune inquiétude, mais seulement de la déso-
1. Procès insituit^ J^ 28'!. KorsoJada à La Ghalotais, 20 »ep lembrc 1764.
2. Areb. Nftl., H, 630. Sainl-Florculin h d'ÂîguiUon, 20 juU^ Ict nG4.
béissance à Tordre de M. le vice-chancelier*. »
Sans doute on avait voulu éloigner ceux que Ton appelait les « meneurs » et même les « séditieux, » à la veille de la réunion des Etats ; la mesure était à la fois odieuse et maladroite; et Kersalaûn la qualifiait durement mais justement quand il écrivait : « Quelle petite politique ! Ceux qui Font imaginée croient apparemment le public aussi sot qu'eux^. »
En vain la chambre des vacations adressa deux requêtes au roi pour réclamer la liberté des exilés^. Elles restèrent sans réponse.
Le premier acte du Parlement à sa rentrée fut d'insister de nouveau.
De leur côté, les trois magistrats écrivaient à M. de Saint-Florentin lettres sur lettres pour demander d'être appelés à Versailles, interrogés par le roi et admis à s'expliquer^.
Enfin, après un séjour de deux mois à Sens, ils reçurent, le 18 novembre, Tordre de se rendre à Versailles, où venait d'arriver la lettre du Parlement envoyée le 14. Ils furent introduits près de M. de Saint-Florentin et lui témoignèrent leur ardent désir d'être admis à l'audience du roi afin de présenter leur justification.
Le ministre répondit à MM. de Montreuil et de Kersalaûn :
— Il ne saurait être question de justification à
1. Arch. Nat., H. 630. Saint- Florentin à d'Aiguillon, 22 septembre 1764.
2. Procès instruit^ I, 284. Kersalattn à La Chalotais, 20 septembre 1764.
3. Arch. du Pari., B. 73. Affaire de 1764. Lettres de la Chambre des vacations au roi, 25 sept, et 16 oct. 1764.