Arch. du Pari., Lettre du Parlement au roi, 14 nov
356 LE DUC d'aiguillon et la cîîalotais
votïT? t'tj;anl, car nu nf peut se justifier d'avoir] désobéi au roi.
— ' Il iipjinrk'uait au Parlement de juger de lai qualité des ordres qup nous avions re^^us.
Cliarette de la Ciaeherie demanda! alors en quoi il a eu le malheur de déjdaire au roi. ^
— Vous avez détt^rmiué le FVu'Iement, répond™ Sainl-Florenliu^ a ordonner la révélation, parce " qu'il avait été ([ueslitui de vous dans la conversation du 31 août; |uns vous avez excité des réelle reh es concernant Fadministration des grands cljemius.
— Comment aurai s-je pu désirer la révélation de ce qui s'est passé h) 31 août, puisque je n'ai pu le savoir qu'après le rapport qui en a été fiiit aux cliambrcs assemblées. En ce qui etuicerne Tadministration des g:rands cliemins, a-t-on des preuves de ce que Fou me reproche? i
— Il y a lieu de le croire. fl
— On ne juge point un magistrat sur des suppositions. 11 faut des preuves positives. Or, tous les faits qu'on me reproche n'ont aucune réalité. B Depuis longtemps on cherche à me supposer des^ fautes, mais on n'a pu m'en convaincre et je suis assuré qu'on ii*y réussira pas encore.
— Je prendrai les ordi-es du roi, en ce qui vous concerne, samedi prochaine
C'était le 24 novembre.
Mais lo roi leur lit dire qu*il n'avait aucun ordre à leur donner et les trois « mandés )> res-
1. Arcb. du P»rL Lt Lire ou Pnilcmenl de Brctiigne, dalêo da . Vorsaîllrs Ju "2,1 iiovpiubrtj iHi^i. (Orîg^îrud sîg:iiê ; G/ln^heric^ dal Muntroiiîl, Kersulutlih) Cette lettie a ùlé imprimée : Ptocva inslruU, I, 350.
tèrent ainsi à Versailles, attendant toujours, jusqu'au 3 mars 1765.
M. de Saint-Florentin avait laissé percer le véritable but de leur éloignement et, en effet, pendant leur absence , de graves événements vinrent agiter, à Nantes et à Rennes, les séances des Etats et du Parlement de Bretagne.