‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 127 sur 178 · Arch. NaL, IL 630. Nale otilog. de d'AiguiHoQ · texte numérisé non relu

Arch. NaL, IL 630. Nale otilog. de d'AiguiHoQ

l' « AFFAIRE DE BRETAGNE )) 365

principal rôle. Il est utile peut-être de se demander, avant d'aborder le récit des incidents de cette session, à quoi tenait cette situation prépondérante.

A deux raisons : la noblesse était plus nombreuse et elle était plus indépendante. Elle était nombreuse, nous n'hésitons pas à dire qu'elle Tétait trop. Tous les gentilshommes âgés de vingt-cinq ans, possédant des titres incontestés, avaient entrée aux Etats. Une sélection eût été utile et rationnelle. 11 faut ajouter que beaucoup de gentilshommes, après s'être fait inscrire pendant les trois premiers jours, retournaient vaquer à leurs affaires. Il ne restait que les « gentilshommes les plus instruits des affaires de la province et qui avaient le plus de capacité pour les traiter avec les commissaires du roi *. » C'est ce qu'à l'origine on appelait le bastion. Les autres revenaient seulement pour les séances importantes, l'entrée des représentants du roi ou la clôture de l'assemblée.

Ainsi, aux Etats de 1764, la noblesse comprenait 715 gentilshommes inscrits au registre, le clergé 9 évêques, 31 abbés et chanoines, le tiers 88 députés dont 30 agrégés. Or, dans les scrutins nombreux qui eurent lieu pendant ces six mois, on constate dans la noblesse 212, 222, 263, 195 votants.

Mais ce qui faisait la force de cet ordre, c'était, plus encore que le nombre de ses meijibres, son indépendance absolue.

Sans doute les deux autres ordres étudiaient

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