Procès instruit, ïï, 79. Interrogatoire
3. Voici comment M. Marion apprécie cet incident : « Rien ne lui eût été plus facile (à La Ghalotais) que d'arrêter, s'il l'eût voulu, les démarches trop vives du Parlement, sur lequel il exerçait un empire surabondamment démontré par toute la suite de cette histoire. Mais il n'entrait pas dans ses plans (?) de pacifier les choses, et il semble au contraire avoir éprouvé un véritable plaisir à exaspérer ses adversaires. » (La Bretagne, p. 270.) — Au lecteur de juger.
446 LE DUC d'aiguillon et la chalotâis
quelques particuliers dans Ti^sprit du roi, c'est u^^ fou qui se perd dans Tesprit du public et de la« nation. On en impose quelque tf^mps par des calomnies et par des impostures, mais la vérltc perce a h\ fin et le roi est juste ^ »
La Clialùtnis resta quatre mois à Versoilles; il ne revint à Rennes f|u'à la fin de mars 1765. Faut-il croire que le doc dWiguillou n'était pas ftîchê de voir retenus loin de leur pays des magistrats dont il redoutait riniluence sur les Etats? C'est ce f|ue pensait M. de la Fruglaye^
Cet incident avait fort surexcita"' les esprits et, quand le jour Je rassemblée des chambres arriva, on était décidé à la résistance; il était certain que les lettres patc^utes cassant Tarrét de la clrandjre des vacations ne seraient pas enregis- m trées. ™
Dans rintervalle, le Parlement avait re<^u de Saint-Florentin la réponse à sa lettre du 14; il y vit un refus et un blâme nouveau pour son arrêt ^ du 5 juin : tt Le roi n'a pas encore pris de résolu- I tion touclumt les membres de votre Parlement ' qu'il a mandés à sa suite, ninis la conduite sage et modérée que Sa Majesté attend de son Parlement dans les circonstances ju'ésentes contribuera beaucoup à la déterminer aux partis de bo
1. Provins ittHtrufX I, 227, L» Cbalotois à sttïi fila, 'i déc. 17G4.