‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 151 sur 178 · Proica instruit, II, 308. 318, \n\trrogalone · texte numérisé non relu

Proica instruit, II, 308. 318, \n\trrogalone

*i. Dans le public on aUnbuitit îarresliitioii lie Ruljimd ou due d^Aïg^uillon, (Arch* ^skU, H. G3L LeUre do rionnes du 0 janvier 17Û5*)

cune suite. Celui-ci consentit simplement à surseoir à la procédure*.

Sur les entrefaites, il avait reçu de nouvelles lettres patentes, datées du 28 décembre 1764, lui intimant Tordre de reprendre le service et réitérant l'injonction d'enregistrer celles du 7 novembre.

Dans une assemblée plénière, le 5 janvier 1765, le Parlement s'y refuse définitivement, il demande au roi de se faire rendre compte de ses motifs : « il approuvera la conduite régulière de son Parlement, mais celui-ci ne peut plus apporter à l'exercice de ses fonctions la tranquillité d'esprit nécessaire dans la dispensation de la justice lorsqu'il voit la magistrature avilie par des cassations d'arrêts multipliées et des magistrats dans l'impossibilité de porter leur justification au pied du trône où ils étaient appelés -. » Ainsi la crise arrivait à l'état aigu ; la justice était interrompue, avocats et procureurs refusaient d' « occuper, » presque tous les tribunaux du ressort avaient suspendu leurs audiences. D'autre part, les Etats, réunis à Nantes, étaient au plus fort de leur résistance contre les exigences du pouvoir. Laverdy ne savait plus à quel procédé recourir. Un jour cependant il crut avoir trouvé le moyen de sortir de ce conflit de plus en plus inquiétant.

1. Arch. du Pari., B. 73. Lettres patentes du 9 et du 16 février 1765.

Page 1