Correspondance Le Prestre, 23 janvier
474 LE DUC d'aiguillon et la chalotais
les présidents, quatorze conseillers et les avocats généraux, afin de leur faire connaître ses volontés *. Ils devaient être rendus à Versailles k 20 février, qui était le mercredi des cendres (( Personne ne s'attendait à ce dénouement nous verrons quel en sera l'effet, que je ne prévois pas. Nous voilà vingt-huit mandés qu courrons les grands chemins pendant le carnaval 2. »
Mais le Parlement tenait à ses remontrances Tout en obéissant jau « veniat » royal, il de manda quel jour sa députation, à lui, pourrf les présenter. Car il estimait que les magistrats « mandés » par le roi, étant sous le coup d'ur ordre de l'autorité, ne pouvaient être en mem( temps les mandataires de la Cour.
La lettre fut adressée à Saint-Florentin, pa: la poste, le mercredi 6 février. Dès le lundi la réponse était venue : le roi entend que lei remontrances lui soient présentées par la dépu tation qu'il a mandée pour le 20 février 3.
Réplique du Parlement : il n'a pas le temps d< préparer en dix jours des remontrances auss importantes, il demande un délai. Les ordon nances accordent six semaines aux Cours pou la rédaction des remontrances. Ensuite il refus de considérer comme ses députés les magistrat
1. Arch. du Pari., B. 73. LeUre close du 2 février 1765. — 0 sait que M. de la Chalotais, procureur général, était alors rc tenu à Versailles, et son fils aux Etats de Nantes.