‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 162 sur 178 · Registre secret, 5 avril 17G · texte numérisé non relu

Registre secret, 5 avril 17G

2. Arr<^t du Parlemeul du Dauphirié, 22 cmrs 1765, ïinp. ift-4*| dp 'j «♦

libertés et franchises de la Bretagne, reste précieux de l'ancien droit commun du royaume*. »

Bordeaux : « Nous sommes vivement affectés de votre situation douloureuse, nous y admirons tout à la fois votre fermeté inébranlable et votre prudence éclairée. Qu'il est glorieux de renoncer aux intérêts les plus chers pour la défense de la vérité-. »

Pau, Metz, Perpignan expriment les mêmes sentiments d'approbation. Les officiers municipaux de Nantes disent qu'ils sont les interprètes de la voix publique 3.

Mais la compagnie judiciaire qui s'associa toujours avec le plus de chaleur à la résistance des Bretons était le Parlement de Normandie : « Nous prenons, comme citoyens et comme magistrats, le plus vif intérêt à vos disgrâces, disait-il; nous sommes à ce double titre impatients d'apprendre l'effet de vos représentations... ))

Et il adressait au souverain ces paroles hardies : (( Les rois sont les plus nobles images de Dieu sur la terre, mais la puissance qu'ils y exercent a, comme celle de Dieu même, la justice pour objet et pour mesure. S'ils étaient infaillibles, comme la divinité, les lois seraient superflues et le moindre signe de leur volonté tiendrait

1. Arch. du Parlement, B. 73. Lettre du Parlement de Toulouse^ 14 mars 1765.

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