Mcmoires du man/uis d'A/îrenson, VIII, 23 oct
2. Arch. Nul., H. 331. D'Aiguillon à Séchelles, 11 ocl. 1754.
LES DÉBUTS DU DUC d'aIGUILLON 19
bord la suppression, puis rabonnement du vingtième. Le duc répondit par un refus péremptoire, alléguant les ordres reçus par lui. « Les dettes contractées par FEtat Font été . pour Futilité de tout le royaume, répondit-il, il est juste que toutes les provinces y contribuent. »
Cette fin de non-recevoir surexcita les esprits. Enfin, après de vifs débats, le clergé et le tiers émirent Favis de se soumettre tout en envoyant un mémoire de réclamations au roi. La noblesse refusa d'acquiescer.
M^*" de Vauréal, évoque de Rennes, président des Etats, voyant qu'il y avait deux ordres contre un, essaya de prononcer, au milieu du tumulte que faisait la noblesse, une décision conforme à Favis de Féglise et du tiers.
« Sur cela, grand bruit dans la noblesse qui prétend que les trois ordres doivent concourir dans l'affaire du vingtième. Les présidents lèvent la séance, la noblesse reste sur le théâtre et veut engager le duc de Rohan à y restiîr aussi, ce qu'il refuse. Ils voulurent même élire un président, mais cette séance tumultueuse ne dura pas une demi-heure. »
Les deux avis du clergé et du tiers étant légèrement différents, il n'y eut aucune décision prise. Les choses restèrent en l'état L