Léon XIII : Bref Z?e studils hisioricis, 18 août
142 LE DVC d\\1GIîLL0N et L\ CHA1.0TATS
Rennes le G mars 1701, dans un vieil liotel Je la paroisse Saint- Pierro nn Saint-Georges, dont la façade existe eneore et qui était situé eu face de Téglise aLdiatialL^ de l'abliaye bénédictine de Saint-Georges, il appartenait à une très ancienne famille parlementaire. Depuis cinq générations, ses aïeux étaient membre?» du Parlement,
La famille de Caradeuc remonte à une haute antifjuité, elle fut déclarée noble, a issue d'extraction noble, » par un arrêt de la Cbambro de réformation de la noblesse de Bretagne du 22 septembre 1670 ^ et les lettres paleatt*s rpil érigèrent |)Ius tard la seigneurie di^ Caradeuc eu marquisat louent les services rendus à TEhU par les ancêtres du procureur général dès le XI v*" siècle-.
C'est de cette seigneurie, situi-e près de Bt'cherel, que vient le nom patronymique de Caradeuc^
1. Extrnîts dus nrrôts de lu Chambre établie pur le ruî pour l« r<»formntJoh de In noblesse de Brelug^ne. T. 1, fuL 90. T. ïV^j foK 7K ArvH du 22 sephMubre lft70.
2. Arehîves du f^bàteau de Cnradtîuc. Lctlrca pafenlcs dol décembre 1776. (OriglnaLl
3. Le cluUefiu d«? Cnrudeuc est situé dinns lo commune d« PU>Masiie (Cûlcs-du-Nord), à un kTloinêtre de Béeberel (lUe Vilaine). C'est uoe Dia^Tiifique résidence à hic[uene des boil «éeulnires, do beuux tnubriij^DS, de vastes allées douDent u<( aspeet vi'nîmtînt sei^-neuriab Le cliâteau reiitmile au xvii" «lit'dei il a treize fenétreu de faeiide, il ey,t billi sui' un coteau élevé d'« l'ou domine uu aduiîrable panoramn. Au-dessoa d« la porU d'entrée uu éruasou portant les arnioirics des Caradeuc : d'un gent à fa fn^^ce tic guenhs, chargée tîntir /nttiv/fr d'or ri nccon pîïgnve dp trois crohnani^ dfgucuhx: âvvr la devise : Arre^tte loiT cœur. Le ehAteuu appat^tieiil atijourd'bui à M, le comte de Kernier, arrière-petit-fils de La Chalolais, qui eu a entrepris la restaura lion avec beaucoup d'intellif^ence et de gtiùt.
Gril uiontre encore ii riuterienr la cbmnbre de M. de lu Cbat Uit»; très simple, avec uu lit u baldaquin, elle ci»t restée telll
Anne-Nicolas de Caradeuc de la Chalotais, père du célèbre procureur général, eut sept enfants de son mariage avec M"® de Penmarch : quatre fds, dont trois furent magistrats, et trois fdles.
L'aîné, François-Nicolas-Gabriel, mourut en 1754 conseiller au Parlement.
Le troisième, Félix-Sixte-Marie de Caradeuc de Keranroy, né en 1715 et reçu conseiller en 1734, fut toujours Tadversairc acharné de son frère le procureur général *.
qu'elle était, protégée par un sentiment de respect, mélangé d'une sorte de crainte superstitieuse. M. de la Chalotais était très aimé dans le pays, et son souvenir y est resté populaire.
Le nom de la Chalotais vient sans doute d'une terre, mais il est peu probable qu'il ait pour origine la terre de la Chalotais, située commune de Gesson, près Rennes, car elle appartenait au XVIII" siècle à la famille Ollivier des Brûlais et aucun lien no parait la rattacher à la famille de Caradeuc. (Voir le Parlement de Bretagne el la Royauté, par l'abbé Bossard.)
1. Caradeuc de Keranroy ne reçut pas de prénoms quand il fut baptisé ou plutôt ondoyé à sa naissance; il s'appela Anonyme jusqu'à l'âge de trente ans, fut admis sous cette désignation comme conseiller au Parlement le l*' décembre 1734, et na reçut le supplément du baptême avec ses prénoms que le 31 janvier 1743, quinze jours avant son mariage. l\ épousa à Dinan, le 14 février, Renée de Fontlebon. \\ mourut sans enfants eu
Keranroy était un esprit bizarre et mal équilibré. Les dénonciations fréquentes qu'il adressait aux ministres contre son frère sont remplies de calomnies souvent ineptes, toujours odieuses, n a composé trois tragédies :
Télémaque à Tyr, tragédie par M. Félix ***, Berlin, 1752. On raconte qu'il avait adressé sa tragédie à Voltaire en lui demandant son avis. Celui-ci la renvoya à l'auteur après s'être contenté d'eÉFacer Vn à Fin de la Tragédie.
Les Lusitains ou la Rét^olution de Portugal, tragédie par M. Sixte ***, Berlin, 1753.
Philippe de Macédoine, tragédie par M. Félix-Marie ***, Berlin, 17yi.
l^j/l LE rue D AIGUILLON ET LA CHALOTAIS
Celui qui tb-vail illustrer Bon nom était II second; il s'appeUiit Louis-René de Caradeuc di la Clialntais ^
Il fut J».;stiné de bonne heure à suivre la car
1* Voici l'acte de naiBsunee de La Chnlotnis :
Louis-Rene, né ce jour, fiU de iMessîrc Anne-Nicolas de Uari fleur^ cht'volier, sei^ueiir dudit litui, ctms^eîllcr en lu Cour, dame Jncquette-Fcançoise-AnloineUe de Peuiuurch, i*on épouse, cHé hapllsé "pas-t le R'îetear de ceansi. Pari'àîîi : Mesaire lieoé di^ Boberil, chevûlicr, seigneur du Mollati, comninnilunL lo nobles* de ItHùebé de Renne* ; marraiue : dame Louise dt? Kerannott, dame de Kcrorieii de Lobaii, qui oot signé, cj is" mars 174J1,
Signé : Louise de Kerannon, — René nv BoberîI Jean-Frnneois dk Caradeuc, — Jacques de Caradel'G,
Anne-Nicolas i>e Caiiaiïeuc> — J, Uoussigjjeltl,
Rect. de S< -Georges,
En mnpgô du regîslro : de Caradeuc, gémeau {sic}, Voiei celai de sa sœur jumelle ;
Moîîretlc-Atigélîquef née cp juiir, fille de Messirci Anne-Nicola de (JartiJeinc, seigneur dudïL lieu, rouseiller en la Cuur, el dame Jacquene-Frunçoîse-AnloineUe de PenmarcL, son épous» a èlè baplisée par le Recteur de céans. Parrain : Jcan-Françoii do Carndeuc, «hevalierf sei|,'"neur de la Grandûia, oncle paleriuds marriiirie : dame Moricotte de Garadeuc,, cfume de MonterJil, ijiï oui signet <^<> ♦•" mars 1701.
Signé : Jcan-FrancciiB de Caradeuc. — Moritetle de CaiudeVCI Jacquea de Garadeuo, — Anne-Nicolas pe Caradeuc, Junne Fres?,el.
Ces diïux CTifanlrf sont gémeaux (tticjt
J. HoussiGXEt'L, R. de Si G,