‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 71 sur 178 · Compte rendu des Constitutions des Jésuites, 1762, p · texte numérisé non relu

Compte rendu des Constitutions des Jésuites, 1762, p

198 LE DUC d'aiguillon et la chalotais

par La Chalotais. Le monde n'a pas changé et les pouvoirs du Pape n'en paraissent pas accrus.

Les Jésuites existent toujours. On accuse encore les Papes de leur avoir livré l'Eglise et de s'appuyer sur eux, « parce que toute leur doctrine repose sur la suprématie spirituelle et tem- ])orelle absolue de la Papauté *. »

11 n'est plus question aujourd'hui de cette su- ])rématie absolue , le Pontife romain ne possède plus de territoire, mais en revanche nous voyons les plus puissants Empires — même protestants — soumettre à son arbitrage leurs différends internationaux. Aussi les craintes exprimées par La Chalotais en termes si pathétiques et si effrayants paraissent illusoires et même un peu ridicules; elles prouvent seulement que son antipathie préconçue égarait sa clairvoyance et faussait son jugement.

11 parle de cette Société religieuse sans en comprendre le but moral, spirituel, mystique; il s'étonne que des milliers d'hommes s'astreignent à mener une vie dure, austère, à courir de grands périls, uniquement pour la gloire d'un « régime » à laquelle ils ne peuvent jamais participer que faiblement-.

(( M. de la Chalotais, dit M"' de la Fruglaye, examine les constitutions à un point de vue purement humain, il semble n'y voir qu'un moyen

1. Les Jésuites, par J. Hubcr, prof, à Munich, 1875, t. I, ch. 3, p, 55-57.

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