Second Compte rendu, p
d'extension indéfinie du pouvoir temporel ou plutôt de la Compagnie, car pour lui le dévouement de celle-ci au Saint-Siège est un voile masquant Tambition de sa propre grandeur. Il ne tient nul compte de l'élément religieux. La vie religieuse est un état plus parfait qui est conseillé, mais non commandé, et qui suppose d'abord les principes de la religion, c'est-à-dire les commandements de Dieu. Les ordres religieux ne peuvent donc être « une organisation tout humaine favorisant les intrigues... * »
A lire les Comptes rendus^ il n'y a qu'une loi à laquelle les Jésuites ne seraient pas tenus de se soumettre : c'est celle des commandements de Dieu. L'exagération seule de ces critiques en montre l'inanité.
Le procureur général refuse même l'intelligence à ceux qu'il accuse. Les mots d' « esclave, » d' « esclavage » reviennent à chaque instant sous sa plume; à Ten croire, une règle de fer abrutit ces religieux : <( N'avoir pas la liberté de son esprit, de son jugement, de sa volonté, c'est un état de servitude qui approche de l'anéantissement-. ))
Il ignore donc l'histoire de la Société. Ses adversaires mêmes ne peuvent nier qu'elle n'ait produit à chaque siècle une pléiade d'hommes éminents» dans les sciences comme dans les lettres.
Pour ne parler que de celles-ci, un auteur qui n'est pas suspect a pu distribuer leurs écri-