A l'hôtel de la Bourdonnave, rue Saint-Yves
M''° de Caradeuc, sa sœur, épousa plus lard, nous l'avons dit, le comte de Falloux, qui n'eut qu'une fille, morte sans postérité.
Le chevalier de la Chalotais, second fils du procureur général, n'eut qu'une fille, qui épousa M. de Traurout.
Mais il faut ojouter ([ue, si le nom est éteint, M. de la Gbalotuis eut deux filles mariées, et son fils aîné trois filles mariées qui ont laissé une postérité nombreuse et florissante.
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à celles qu'il avait fait infliger aux Jésuites. Il connut les rigueurs de la persécution et les amertumes de la calomnie.
(( La justice de Dieu semble poursuivre d'une manière évidente les fautes du procureur général dans les souffrances de l'homme privé, dit sa petite-fille, frappée de ce rapprochement. Il avait représenté les Jésuites comme perturbateurs du repos public, promouvant l'intrigue, fauteurs de troubles.
« La réfutation de ces injustes accusations se trouverait au besoin dans les Mémoires publiés pour sa propre défense par M. de la Chalotais, pendant son procès. 11 y repousse de toute la force de sa conscience d'honnête homme les inculpations mêmes dont il avait chargé les Jésuites avec aussi peu de fondement qu'il y en avait à les lui imputer.
« Il serait facile de rapprocher les divers chefs d'accusation; la similitude de la conclusion des deux causes n'est pas moins frappante. M. de la Chalotais reconnaît la pureté de doctrine et de mœurs des Jésuites ; mais ils sont devenus trop puissants, qu'ils subissent l'ostracisme! — Par les lettres patentes du 22 décembre 1766, le roi reconnaissait aussi l'innocence des procureurs généraux, mais il les exilait et les frappait d'ostracisme ! ^ »