‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 85 sur 178 · Idem, p · texte numérisé non relu

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232 LE Dic d'atguillon et la chalotais

(t Inférieurs à leur taelic sons tiint do rapport?^, les Jésuites, sur un ]iinnt, n'ont rien en à envifT à personnel et se sont quelqnefois rapprocin's do riil^'îil : je veux parler de rabnr^gatîon, du dé- Youemeiit, de ce zèle professionnel qui BuppléeM souvent à rinsuflisanee dos méthodes; de mémo tjue sans lui le niaiire le plus habile et le plus distingué est impuissant à faire le bien ^ » fl

Le magistrat s^aveuglait volontairement sur™ le rôle He TEglise. Celle-ei a Loujonrs eonsidéré comme une de ses missions principales renseignement de la jeunesse; elle avait fonde ellemême, - — dos recherches récentes Vont pleinement démontré, — un très grand nombre de collèges et d'écoles gratuites.

Le vieil orgueil parlementaire, uni aox préjngés de race, n'admettait pas Finstruetion du peuple; aussi La Chalotais la condamne-t-il en termes hautains bien des fois cités et qni gênent quelque peu ceux qui voient en lui le précurseur de reuseignemcnt laïque :

« N'y a-t-îl pas tnq» d'r^'rivains, trop d'académiciens, trop de collèges?... Le peuple même veut étudier; d(^s laboureurs, des artisans en- ^ voient leurs enfants dans les collèges des petites H A'illes, où il en coate [jeu pour A^ivre, et tpiand ils ont fait de mauvaises études qui ne leur ont^ appris qu'à dédaigner la profession de leurs ■ pères, ils si* jettent dans les cloîtres, dans Tétat ~ ecclésiastique; ils prennent des oOices de jus et deviennent souyent des suiets nuisibles b

1. G. Gompayré, ilishure crîilquc des doctrines fh' rcducutioTn en Franec, t. T, p, 204.

l'essai d'éducation nationale 233

société : multorum manibus egent res humanœ, paucorum capita sufficiunt.

« Les Frères de la Doctrine chrétienne, qu'on appelle IgnorantinSy sont survenus pour achever de tout perdre ; ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot et la lime, mais qui ne le veulent plus faire. Ce sont les rivaux et les successeurs des Jésuites.

« Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Tout homme qui voit audelà de son triste métier ne s'en acquittera jamais avec courage et avec patience. Parmi les gens du peuple, il n'est presque nécessaire de savoir lire et écrire qu'à ceux qui vivent par ces arts, ou à ceux que ces arts aident à vivre*. »

Voilà qui n'est guère libéral!

yVprès avoir posé ces idées générales, La Chalotais indique quel serait d'après lui le plan d'une éducation bien comprise.

Il s'élève contre la routine des collèges et il proscrit l'abus du latin. Cette langue était alors le principal objet de renseignement. « Lorsque j'entrai dans le monde, je savais du latin et des sottises, » a dit Voltaire.

11 reproche aux Jésuites de s'immobiliser dans l'étude des langues mortes. « Attachés à de vieux préjugés, ils étaient les derniers à les quitter, et ils s'opposaient à toute réforme ~. »

A cette époque, une levée de boucliers se fît

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