Le Courrier />awf«>«> Duméro du 27 jan\4er
l'essai d'éducation nationale 243
sitôt nous les voyons annoncer qu'on afflue chez Soyer, rue du Cadran, pour y acheter le prétendu portrait de Tex-procureur général de la Chalotais.
« Ils ont eu rimpudence de signaler à Tadmiration nationale un magistrat félon qui, au mépris de ses devoirs, a poursuivi, avec Todieuse animosité d'une haine personnelle, un corps respectable dont l'influence et les lumières étaient un crime aux yeux d'ignorants et orgueilleux magistrats; un homme enfin qui, bientôt après, dégradé de ses hautes fonctions, alla traîner son repentir dans l'exil et l'ignominie ^ »
Le journal compromettait par ces exagérations la cause qu'il prétendait servir. Il revenait à la charge le 8 février :
« Dans l'affaire du duc d'Aiguillon, disait-il, M. de la Chalotais fut un de ceux qui se firent le plus remarquer par son opposition aux ordres du roi. Deux billets anonymes, infâmes contre le roi, furent déclarés écrits de sa main par des experts... Le fils de M. de la Chalotais périt sous la hache révolutionnaire, en 1794, victime des disciples des philosophes, amis de son père. »
La famille de M. de la Chalotais ne voulut pas laisser passer ces imputations injurieuses et mensongères. Elle pensa qu'elles constituaient une véritable diffamation et traduisit le journal VEtoile devant le tribunal correctionnel de la Seine-.