‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 90 sur 178 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

PREMIERS, DÉMÊLÉS ENTRE LA CHÂLOTAIS ' ET d'aiguillon

1. Lt»s Jésuites et les Etnte de 1762. — Projelis ilf- inraimn on fa- | veur doB Jésuites, — L«?iir échec. ^ — L uUÎtude du duc d'Aïjt^oillun,

lï. La tenoo de 17^2, — M. de Kerguézec élu présideuL —"Le sol pour livre. — Ulég-nlité dc3 ce nouvel impôt. — Réâîstnnce invincible de in noblense.

m. L ordre du 15 octobre 1762, qui détdfin? le vote acquis u IttJ niDJorilé de deux ordres contre un. — Kliiit-il Icgrtl? — Viv**s4 protejs talion s qu'H souIi.'yc, — Responsohililé du duc d'Aiguîl- 1 Ion. — Attitude de** oppostinls h son ég^ard.

rV. Libelle anonyme distribua aux Etuts. — Le duc veut le faire condamner pur le Parlement. — Résistance qu'il éprouve. — Nouvelles rigueurs contre les Jésuites. — L'orrét du 27 novembre 17fî2,

V. LcH premiers rapports de La Chnïotïiis et du duc d Aiguillon. Sentiments récipruquen — Causes qui ont provoqué lu rupture. — Lettre du procureur général au duc de Choiseul. — j Lettres de La Chfdolais au duc dWiguîlloti.

YL Mesures cou ire les Jésuites. — Incidents burlesque». — Lu correspondance du premier président d'Amilly

Duelos, dont le témoignago n^est pas siispect^J ctir il était à la fois l'ami de La C halo lai s et le correspondaïlt de Voltaire^ écrivait en 1764

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(( Je ne crains pas d'assurer, et j'ai vu les choses d'assez près, que les Jésuites avaient et ont encore sans comparaison plus de partisans que d'adversaires. La Ghalotais et Monclar ont seuls donné l'impulsion à leurs compagnies. Il a fallu faire jouer bien des ressorts dans les autres. Généralement, les provinces regrettent les Jésuites et ils y reparaîtraient avec acclamation. ^ »

C'était parfaitement vrai pour la Bretagne. La bourgeoisie seule avait vu avec satisfaction le départ des Jésuites; « le peuple proprement dit n'a pris aucun intérêt à cet événement, » assure encore Duclos; quant à la noblesse, elle était nettement hostile à cette mesure rigoureuse.

On ne tarda pas à en avoir la preuve. Les Etats s'assemblèrent à Rennes le V^ septembre 1762, un mois après la dispersion de ces religieux. Les gentilshommes étaient nombreux, comme toujours; la plupart avaient reçu l'éducation dans les collèges des Jésuites, « ils n'en désiraient point d'autre pour leurs enfants -, » L'échange des premières impressions confirma ces sentiments.

Les hommes les plus influents partageaient cette opinion. «MM. de Goëtanscours, de Pontual et autres gentilshommes très accrédités dans le parti de l'opposition et ses vrais moteurs, étaient publiquement regardés comme ceux qui avaient

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