‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 97 sur 178 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

igl-qu s trois ordres anrnit été enj

ner le sien dans les vingt -quatnî^

heures, ou fauraît donné contraire à favi^

DÉMÊLÉS ENTRE LA CHALOTAIS ET d'aIGUILLON 269

ce réuni des deux autres, la délibération soit et i( demeure formée par la pluralité des deux ordres « contre un ' . »

C'est le fameux ordre du 12 octobre 1762 qui devait soulever tant de colères. C'était en effet un véritable coup d'Etat, car jusqu'alors il était de règle d'exiger, pour qu'un impôt fût voté, le consentement unanime des trois ordres.

L'arrêt fut signé par le roi le 12; le duc le reçut le 13, il le communiqua aussitôt à M. de Kerguézec, en le priant de faire tous ses efforts pour lui éviter d'avoir à le signifier aux Etats.

Il attendit cinq jours, mais la noblesse ne céda pas.

Le 18 octobre, Téglise et le tiers état votèrent à titre de « secours extraordinaire » une somme de 460,000 livres 2.

Le lendemain 19, un débat suprême s'ouvrit dans la noblesse; les chefs de l'opposition euxmêmes : Coëtanscours, Bégasson, étaient d'avis de céder ; le scrutin a lieu : 75 voix contre 68 se prononcent pour le refus de l'impôt.

Depuis une heure, le duc d'Aiguillon attendait à la porte de la salle. Mgr Thepault du Breignou, évoque de Saint-Brieuc, l'arrêtait, disant que la noblesse allait se rendre. Le vote acquis, il entra et dit : « Messieurs, je viens dans votre assemblée non pour y détruire la liberté, mais pour l'y rétablir ; cette liberté dont vous êtes si jaloux et dont vous connaissez si peu les droits, ne peut exister lorsqu'un ordre voudra exercer sur les deux

Page 1