‹ Le Pouvoir Constituant dans les Constitutions SerbesChapitre 15 sur 39 · RUN · texte numérisé non relu

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qualifia de « première importation française dans les forêts de la Turquie’ ». Cette paternité était flatteuse, certes, mais pour que les puissances voisines la reconnaisse, il eût fallu que ces «importations françaises » ne fussent pas considérées comme portant en elles un germe révolutionnaire. La première charte serbe, était à peine promulguée que Constantinople, Pétrograd et Vienne protestèrent à l’unisson. « Nicolas I”, en Russie, Metternich en Autriche — sans parler de la Turquie — étaient tous des ennemis jurés de la constitution française * ».

La Skoupchtina que le Kniaze avait convoquée à Kragouievats, n’était pas une assemblée constituante. Elle fut convoquée pour que la constitution octroyée par le Kniaze lui soit communiquée; on ne demanda donc ni sa collaboration ni son approbation. On la réunit tout simplement pour donner plus d'éclat à la solennité de l'octroi.

La compétence de la Grande Skoupchtina était, à cette époque, encore toujours incertaine; on la convoquait quand on voulait donner un cachet populaire à une décision, à une pétition, à une plainte ou à une élection princière. Nous avons vu dans les chapitres précédents, que la distinction entre les Petites Skoupchtinas et les Grandes ne peut être établie avec précision. Tout critérium pour établir la sphère de compétence respective des

1 Les Slaves de Turquie, p. 293, t. 2.

2 SLOB. JOVANOVITCH, 0p. cit., p. 13.

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