‹ Le pouvoir d'achat des classes ouvrièresChapitre 23 sur 41 · MAC OUR · texte numérisé non relu

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qui font varier l’offre et la demande, oscillent en hausse et en baisse autour du « prix naturel », comme les prix de toutes marchandises.

Les ouvriers doivent lutter pour de « hauts salaires » en période de prospérité, afin d'obtenir au moins dans l’ensemble un salaire moyen, sinon ils auraient tous les inconvénients de l’état d’esclave sans même en avoir la sécurité.

Ces hauts salaires d’ailleurs ne feraient qu’entraîner une baisse générale du taux des profits, mais seraient sans effet sur les prix moyens des marchandises, c’est-à-dire de leur valeur : c’est ce qu’explique le raisonnement suivant 2 : « Si de la valeur d’une marchandise nous retranchons la valeur qui restitue celle des matières premières et des autres moyens de production consommés, c’est-à-dire si nous retranchons la valeur qui représente le travail passé qu’elle contient, la valeur restante sera réduite à la quantité de travail qu'y a ajoutée l’ouvrier occupé en dernier lieu. Si cet ouvrier travaille douze heures par jour, et si douze heures de travail se cristallisent en une somme de 63 shillings, cette valeur additionnelle de 6 % est la seule valeur que son travail aura créée. Cette valeur, déterminée par le temps de travail, est le seul fonds d’où l’ouvrier ainsi que le capitaliste puiseront respectivement leurs parts ou dividendes, la seule valeur qui soit répartie en salaire et en profit. Il est clair que cette valeur elle-même n’est pas modifiée par le rapport variable suivant lequel elle peut être partagée entre les deux parties. Il n’y aura rien de changé non plus si au lieu d’une journée de travail nous en mettons 12 millions par exemple.

» Le fait que du travail bien payé puisse produire de la marchandise bon marché et du travail mal payé de la marchandise chère perd donc son apparence paradoxale. I n’est que l’expression de cette loi générale que la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de travail incorporée en elle, mais que cette quantité de travail dépend

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