‹ Le pouvoir d'achat des classes ouvrièresChapitre 31 sur 41 · B. EXPERIENCES RESTRICTIVES, GRANDE PENITENCE, DEFLATION DES SALAIRES · texte numérisé non relu

B. EXPERIENCES RESTRICTIVES, GRANDE PENITENCE, DEFLATION DES SALAIRES

Les expériences tentées pour mettre fin à la crise économique qui sévit dans le monde depuis 1929 peuvent être groupées en deux catégories : les unes sont des expériences de restriction, de « grande pénitence », les autres, au contraire, sont des expériences d'expansion, d’élargissement du pouvoir d'achat des masses, particulièremient, cela va de soi, des salariés. Ces deux sortes d’expériences procèdent de deux états d’esprit différents, correspondant assez bien aux doctrines de l’économie de disette d’une part, et, d’autre part, à celles de l’économie d’abondance. D'ailleurs, en ce qui conceme ces derières, seules les expériences d'expansion dans le régime capitaliste ont été faites à l’exception de celle qui se poursuit en U. R. $S. $S. Notons, d’ailleurs, immédiatement que l’U. R. S. S. en est encore au stade de l'équipement industriel, ce qui fausse un peu les conclusions qu’on en pourrait tirer.

Les expériences de « restriction » sont fondées sur les prémisses suivantes : il n’y a pas de crise de sous-consommation ouvrière, il ne peut y avoir déséquilibre durable, foncier, entre la production et la consommation. Si des crises éclatent, cela est dû à un excès passager d’investissements industriels. Lorsque les profits s'élèvent dans certaines branches de l’économie, les capitaux s’y précipitent jusqu’à ce que la baisse des profits vienne avertir que l’on est allé trop loin. Dans notre monde présent, aux besoins normaux qui se font sentir naturellement, s’ajoute le jeu

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