‹ Le pouvoir d'achat des classes ouvrièresChapitre 32 sur 41 · PAG · texte numérisé non relu

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de la spéculation et ceci explique que les crises soient plus considérables qu’autrefois. Non seulement la spéculation, mais le crédit aux industriels, le crédit aux spéculateurs, le crédit à la consommation enflent les possibilités de production à un degré tel que, quelquefois, il devient impossible de contrôler si elle correspond à un besoin actuel : il arrive d’ailleurs qu’alors même que l’on sait pertinemment que la production suffit aux besoins solvables, par le moyen de la vente à tempérament, renforcée de publicité, on augmente celle-ci : l’on escompte l'accroissement de la demande.

La guerre et les désordres qui la suivirent, ajoute-t-on, développèrent le désir des jouissances immédiates, le goût du risque et du jeu dans toutes les classes de la société.

Le goût de la dépense s’est répandu dans la classe ouvrière, les salaires ont été « portés à des taux inconnus » et il en est résulté une crise de moralité qui appelle en ellemême un prompt remède.

Ce goût de la dépense a gagné les gouvernements qui se sont livrés à une débauche d’augmentations de crédits de toute sorte.

Le résultat a été de multiplier les moyens de production au delà des besoins de la consommation solvable sur l’étendue de laquelle on a été trompé, et d'accroître la production par suite de la « politique de facilité » principalement dans le domaine des dépenses publiques et des dépenses en salaires.

La crise est une crise d'adaptation, de moralité et de prix de revient. Tant que ces trois causes n'auront pas disparu, la crise subsistera. Aussi le devoir des employeurs et des gouvernements est, pendant que l’adaptation se fait grâce à des restrictions dans la production, de ramener la confiance et la moralité en faisant « pénitence », c’est-à-dire en diminuant le train de vie de l'Etat et celui des salariés.

L’abaissement des salaires se fera d'autant mieux, est

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