Gide et Rist, Histoire des doctrines économiques, p
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ne ralentit point, les profits augmenteront de façon que les entreprises qui pouvaient faire défaut naïîtront. Et l’équilibre naîtra à nouveau.
Ainsi la loi de l'offre et de la demande règle toute activité économique. C’est une « loi naturelle » en ce sens qu’elle ne nécessite aucune action préalable concertée, soit de la part de l'Etat, soit de la part d’associations. Bien au contraire, elle ne peut jouer convenablement que si aucune mtervention artificielle ne vient la fausser. Elle naît, comme naturellement « des actions spontanées de milliers et millions d'individus, suivant chacun leur propre chemin sans se préoccuper des autres, et sans se douter même du résultat social auquel leurs actes vont aboutir ».
La spontanéité, la rigueur des lois économiques sont marquées à tour de rôle par tous les grands économistes classiques, partisans du laisser-faire et du pur libéralisme.
Les théories qui valent pour l’économie, en général, valent dans le domaine du salaire, en particulier.
La loi de l'offre et de la demande va dominer les règles de fixation des salaires. L'intérêt de l’entrepreneur, limité au minimum par sa possibilité de faire un profit, et celui du salarié, limité au minimum par ses besoins de subsistance, s’opposeront suivant cette loi.
Le prix de la main-d'œuvre est une partie importante du prix de revient des entrepreneurs. Et dans cette économie où la préoccupation de la production l’emporte de beaucoup sur celle de la consommation, le salarié ne sera pas considéré en premier dieu du point de vue consommateur (il ne le sera même que tout à fait incidemment), mais du point de vue prix de revient. Le salarié n’est qu’une partie de l'outillage d’une entreprise. Son prix sera réglé comme celui d’une marchandise.
Telle est du moins la rigueur de la règle chez certains économistes français, post-classiques, mais dont les œuvres ne sont que l'épanouissement du classicisme économique.
Car les premiers économistes libéraux, s'ils considèrent