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qu’en fin de compte les taux des salaires doivent être déterminés par l'offre et la demande, élahorent des théories des salaires tenant grand compte des réactions de la nature humaine, qui sont plus vives en ce domaine que dans les autres.
Tout d’abord, comment est déterminé le taux du salaire, son prix, sa valeur d'échange. Comme pour toute marchandise, le prix de la marchandise variera, selon l'offre et la demande, autour d’un point fixe qui est la valeur. Celle-ci est déterminée, ici comme pour les autres marchandises, par le coût de production.
C'est-à-dire que pour l’économie classique, le taux de salaire moyen sera fixé par les prix des subsistances nécessaires pour entretenir et renouveler l'outillage, ici le salarié.
Voilà une règle rigoureuse qui semble condamner les ouvriers, par suite du jeu naturel des lois de concurrence, à ne jamais recevoir de salaires que de nécessaire pour ne pas mourir de faim.
Les économistes français, même avant que la doctrine ait pris cette teinte pessimiste et sombre que devaient lui imprimer les Anglais, l’avaient noté. Turgot tout d’abord constate qu’en tout genre de travail, il doit fatalement arriver et il arrive que le salaire de l’ouvrier se borne « à ce qui est nécessaire pour lui procurer sa subsistance ».
Puis Necker insiste : « S’il était possible qu’on vienne à découvrir une nourriture moins agréable que le pain, mais qui pût soutenir le corps de l’homme pendant quarantehuit heures, le peuple serait bientôt réduit à ne manger que de deux jours l’un. »
L'Ecole anglaise va apporter des précisions à ce premier énoncé de la théorie selon laquelle les salaires tendent naturellement au « minimum nécessaire à l’existence de l’ouvrier ».
Malthus énonce la loi de population qui va dominer tou-