‹ Le pouvoir temporel des papesChapitre 5 sur 93 · DROIT, DE L'ORIGINE · texte numérisé non relu

DROIT, DE L'ORIGINE

La plupart dos historiens, en débutant dans leur récit, n'ont guère que des origines à éclaircir et des faits à raconter. Il n'en est pas ainsi quand on parle de la souveraineté pontiiicale : on dispute au pape, sinon le droit de vivre, du moins celui d'être souverain, et la première question à traiter en commençant ces annales est une question de droit. Rappelons d'abord que l'existence civile et politique de l'Église n'est pas une violation des règles de la justice ; qu'elle reçoit, qu'elle donne, qu'elle possède, qu'elle peut régner au même titre qu'une autre société. On lui a reproché d'avoir été tout, et on voudrait la réduire à n'être rien aujourd'hui. Réclamons modestement pour elle la liberté d'être quelque chose.

Après avoir mis sous la protection du droit commun le berceau de la royauté pontificale, nous en expliquerons l'origine sous Constantin , les commencements sous S. Léon le Grand, les progrès sous S. Grégoire, la constitution définitive du temps de Pépin et de Charlemagne*

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