‹ Le pouvoir temporel des papesChapitre 62 sur 93 · DES COMMUNES · texte numérisé non relu

DES COMMUNES

A côté des fiefs s'élevaient les communes; leurs libertés et leurs privilèges venaient aux unes par concession, aux autres par tradition. Les premières les obtinrent facilement, les autres les virent constamment respectés, toutes éprouvèrent combien l'esprit des papes était sage, leur cœur généreux et leur gouvernement libéral. Les communes étaient administrées par des podestats. Dans les villes qui étaient demeurées sous la domination directe des papes, le podestat était nommé par le Saint-Siège ; dans celles qui se gouvernaient elles-mêmes sous la suzeraineté pontificale, il était élu par les habitants et agréé par le chef de l'Église (2) . Ce fut au xne siècle une coutume généralement introduite dans les villes italiennes de choisir le podestat hors de la cité. On y trouvait l'avantage de ne dépendre que de lui, non de sa famille et de ses proches, naturellement avides de richesses et d'honneurs. Les papes semblent avoir au contraire préféré un indigène à un étranger pour remplir les fonctions municipales. C'est ainsi qu'Innocent III défendit aux habitants de Sutri et d'Aquapendente de mettre à leur tête un administrateur qui ne fût

(1) Theiner, Codex dipl., t. I, n. xc.

(2) Id., ibid., t. I, n. cliv.

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