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dirigeait toute la politique de M. de Gavour avait été sage. La nation entière montra une foi immuable dans les institutions constitutionnelles; elle se garda de l'erreur qui a souvent perdu la liberté : celle de la confondre avec l'agitation révolutionnaire. La Toscane et rÉmilie n'acceptaient aucune restauration, parce qu'elles n'auraient pu se rapprocher des souverains qui avaient régné sur elles^ sans abandonner la cause de l'indépendance et de la liberté Italiennes, mais elles ne cherchaient à faire sortir de la révolution ni gouvernements nouveaux, ni libertés nouvelles. Elles voulaient être gouvernées par le seul Roi qui avait su inspirer aux Italiens le respect et l'obéissance ; elles voulaient jouir des libertés de ce Statut, auquel l'Italie devait d'être une Nation. Il se trouva en Toscane un homme (H. Ricasoli) qiii défendit ce système avec une ténacité extraordinaire à une époque qui n'a donné que trop d'exemples de défaillance et de versatilité. Les combinaisons de Villa* franca ayant échoué, la diplomatie s'efforçait d'organiser l'Italie selon ses vues ; mais l'Angleterre ayant solennellement proclamé que les Italiens étaient seuls juges des intérêts italiens, et l'Empereur des Français s'étant constamment opposé à ce qu'aucune violence ne troublât l'organisation de leur pays, l'Autriche dut reconnaître que si même elle obtenait d'un congrès des délibérations conformes à ce qu'elle regarde comme son intérêt et son droit, il lui serait impossible de les faire exécuter. Il resta avéré que la réorganisation de l'Italie était une difficulté trop grave pour être résolue par l'œuvre de la diplomatie, qui ne peut s'exercer que
lorsqu'il s'agit d'appliquer un principe généralement accepté. Ainsi, n'étant plus arrêtée désormais par l'intervention étrangère, l'Italie marchait vers l'accomplissement de ses destinées, et pour la première fois, douze millions d'Italiens allaient être réunis en un seul royaume. M. deCavour, qui était toujours resté inébranlable dans le dessein de régénérer l'Italie par la liberté, alors que la réaction se déchaînait sur tout le continent européen, était naturellement désigné comme le chef du ministère qui avait la mission d'accomplir cette grande entreprise. Pour satisfaire aux désirs de nos alliés et pour répondre à tous les doutes qui auraient pu s'élever sur la volonté des peuples de l'Italie centrale, on devait interroger le suffrage universel. L'Empereur Napoléon III adressa des conseils sévères au Gouvernement piémontais, qu'il dissuadait d'accepter l'annexion de la Toscane, sans laquelle il promettait que la France garantirait les nouvelles frontières du royaume, comme elle avait garanti les anciennes. En s'étendant au delà de l'Apennin, ce royaume devait courir le danger auquel l'exposait un nouvel état de choses qui se présentait comme une menace pour les États du Pape et pour les DeuX'Siciles, et paraissait une pierre d'attente pour l'unité de l'Italie, qui aurait excité les soupçons de l'Europe. Le comte de Cavour répondit avec respect, mais avec fermeté, que le gouvernement du Roi ne pouvait suivre une route opposée au vœu de ses peuples ; sans menacer les États qui suivaient une politique contraire à la sienne, il mettait au-dessus de leurs intérêts ceux des peuples qui étaient ou voulaient
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devenir sujets du Roi ; il défendait Tindépendance de ritalie sous quelque forme qu'elle pût s'établir, et n'adhérait pas à Tidée contraire à son unité, qu'exprimait le gouvernement français. Cet acte fit voir que, si M. de Cavour, attachait un grand prix à l'aUiance de la France, il recherchait avant tout le bien de l'Italie, et qu'il n'acceptait pour règle ni les approbations, ni les censures de son puissant allié.
Le Roi venait à peine de prendre possession des nouvelles provinces annexées, que le présage de l'Empereur des Français se réalisait déjà. La hardiesse du général Garibaldi et de ses volontaires, et le mécontentement public, firent tomber la dynastie de Naples. Cet illustre guerrier, chez qui l'abnégation égalait la valeur, acclamait en Sicile et à Naples la royauté de Victor-Emmanuel II et le Statut constitutionnel de son royaume. Mais en même temps, il inaugurait à Naples une politique qui rendait impossible le système qui avait fait accepter la liberté italienne comme une garantie d'ordre et de stabilité; il exprimait l'intention de marcher en avant tant que Rome et Venise ne seraient pas unies au royaume d'Italie; il préparait une guerre où nous aurions eu contre nous l'opinion de toute l'Europe et celle surtout de l'allié auquel on devait en grande partie la libération de Tltalie. En rendant des honneurs publics à la mémoire d'Agésilas Milano, il inaugurait une politique intérieure qui tendait à mettre le principe révolutionnaire à la place du principe libéral, et qui aurait fait perdre à la cause italienne cette faveur de l'opinion européenne qu'elle avait acquise en
se faisant représenter par une monarchie sincèrement dévouée à la liberté, mais sincèrement conservatrice. Cet état do choses ne pouvait se prolonger sans péril. De là l'intervention à Naples, non pour imposer un gouvernement, mais pour lever les obstacles que des factions mettaient à la constitution défmitive de la nationalité italienne. De là, l'annexion au royaume de l'Ombrie et des Marches, qui réduisit l'État du Pape à sept cent mille sujets, de là l'unité de l'Italie hautement proclamée. L'Angleterre seule, s'inspirant à l'esprit libéral de ses institutions, reconnaissait que Tltalie avait usé de son droit en réglant, comme elle venait de le faire, son organisation territoriale. L'Europe officielle, qui mesure les droits d'après le texte des traités, tant que l'impossibilité de les exécuter n'est pas évidente, fut presque unanime à condamner les derniers événements qui venaient de s'accomplir en Italie. ^.'Empereur Napoléon III rappela de Turin son envoyé pour décliner toute solidarité avec la politique que le gouvernement y suivait. Il continua toutefois à mériter la reconnaissance des Italiens en persévérant à s'opposer aux interventions désirées, après la chute de l;i dynastie napolitaine, par les monarques les plus attachés à l'absoluiisme.
Le ministère de M. deCavour affirmait toujours plus résolument le droit de Tltalie. Les gouvernements ne luttent avec avantage contre leurs adversaires que lorsqu'ils montrent, de fait, qu'ils ne sont inférieurs à aucun parti dans l'amour de la liberté. Ils ne secondent avec avantage le désir d'un peuple qui veut être libre, que lorsqu'ils savent qu'ils peuvent et qu'ils veulent
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en modérer les impatiences. Cette politique habile et libérale fut celle de M. de Cavour. Elle lui fut plus particulièrement nécessaire lorsqu'il dut opposer son système à celui des hommes qui voulaient retarder Tannexion des provinces méridionales pour hâter l'unité de l'Italie. Il affirma sans aucune hésitation que l'Italie ne serait défmiiivement organisée et que la période révolutionnaire de son histoire ne serait finie que lorsque la Vénétie serait unie à ritalie. Sans y être obligé par aucune exigence parlementaire, il affirma spontanément et résolument que Rome devait être la capitale du royaume (1). C'est ainsi qu'il affronta cette immense difGcuIté qui s'est toujours présentée à quiconque a voulu la libération de l'Italie, et qui rattache la question des conditions politiques de notre patrie à une
(1) Dans un ouvrage écrit avec les iulentioDs les plus bienveillantes pour rilalie (la Souveraineté pontilicale et Vltalie), M. Eugène Rendu dit : c( Beaucoup d'Italiens, et parmi eux les mieux initiés aux secrets des événements, laissent entendre que le programme : Rome capitale^ n*a jamais été pour M. de Cavour qu'un expédient et non un but; M. de Cavour était irop habile pour ne pas comprendre combien il eût été dangereux pour lui de lancer dans la discussion parlementaire une idée que personne n'y avait encore porié^s'il n'avait eu Tintention sincère de travailler à la réaliser. Au fait, M. de Cavour n'avait pas été unitaire d prioriy quoiqu'on ait pu dire. Il est devenu grand, il a vu que les fautes des anciennes dynasties et la répulsion qu'elles avaient excitée rendaient toute autre organisation impossible. Avec le royaume unitaire il regardait Rome comme la seule capitale possible. Il ne se dissimulait pas les difficultés qu'on affrontait, mais il comprenait que toute autre solution aurait donné lieu à des inconvéoients plus graves. Tel est le jugement auquel je me suis depuis longtemps arrêté sur les opinions de l'illustre miuistre Italien. J'ai voulu interroger les hommes que leur position mctlait en rapport habituel avec lui pendant les derniers temps de sa vie. Ils en jugent commo moi. Il disait: Ce serait une folie de prétendre que Turin pourra être toujours la capitale de C Italie, mais ce serait une autre folie de porter la capitale ailleurs qu'à Rome, m
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autre question bien plus grande, qui touche aux conditions religieuses de toute la catholicité.
Le Parlement était convoqué et les députés de vingtdeux millions-dltaliens venaient se réunir autour du trône constitutionnel du roi Victor-Emmanuel IL On devait principalement à sa loyauté et à sa valeur cet immense bienfait» qui en fait attendre un autre encore plus grand : la liberté et l'unité de toute Tltalie. La première délibération proposée par le gouvernement au Parlement fut celle de conférer au Roi et à ses successeurs le titre de Roi d'Italie. Cet acte était d'une haute importance, en tant qu'il afGrmait le droit de tous les Italiens à former un Etat unique, et qu'il présentait ce droit comme inséparable de celui de la dynastie. Cet acte ne pouvait que rappeler Rome à la pensée des Italiens. On avait souvent dit que l'Italie devait être divisée en plusieurs États, afin que Rome gardât son autonomie sous la souveraineté du Pape. L'Italie, représentée par son Parlement, devait proclamer solennellement la proposition contraire en revendiquant Rome pour sa capitale. Tel fut le motif de la résolution à laquelle donnèrent lieu les interpellations du député Âudinot. M. de Gavour ne fit jamais preuve d'une plus grande habileté que dans celte discussion solennelle où il prononça les paroles qui devaient être son testament politique. Deux graves difficultés se présentaient La première provenait des intentions exprimées par le gouvernement de l'Empereur en faveur du pouvoir temporel du Pape, la seconde de l'opinion très-répandue en Europe que la conservation de ce
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pouvoir est nécessaire à la dignité et à Tindépendance du Pontificat. M. de Cavour s'exprima de manière à ne laisser aucun doute que Rome, capitale de l'Italie^ ne fût une partie essentielle de son programme; mais il déclara d'une manière également explicite qu*il voulait remplir ce programme sans troubler l'alliance avec la France; il professait Topinion contraire 2)u pouvoir temporel du Pape, mais il la séparait de toutes celles qui auraient pu être accusées d'attaquer la haute dignité du Souverain-Pontife. Il déclarait qu'il avaitàcœur, autant que personne, la liberté de l'Église, l'indépendance et la dignité de la Papauté (1).
Les défenseurs du pouvoir temporel du Pape avaient réussi à persuader à plusieurs que les libéraux italiens contraires à sa conservation, étaient les ennemis de la religion et de l'Église catholique. Le langage tenu dans le Parlement italien, et surtout les paroles du président du Conseil, firent une piofonde impression. Je crois pouvoir affirmer que plusieurs partisans du pouvoir temporel entrevirent alors que la Papauté pourrait se passer de cet appui compromettant. Les paroles prononcées par M. de Cavour dans cette occasion solennelle, répondaient à ses sentiments les plus intimes. Imbu dans ses jeunes années des principes d'une éducation catholique, il n'avait jamais manqué de respect à la religion. Son esprit, peu porté au\ abstractions, s'était moins fixé sur les problèmes que le Christianisme présente aux méditations du philosophe, que sur la
(I) Voir note 1.
grande influence que la religion et TÉglise exercent dans la société moderne. Dès les premiers temps de ma liaison avec lui, je le trouvai éloigné d'imiter ceux qui se font les adversaires systématiques de l'Ëglise, pour mieux servir la liberté. Un jour que j'avais prononcé à la Chambre un discours contre cette opinion, il me prit à part, et me dit, avec une émotion qui ne lui était point habituelle : a Vous avez raison, laconciliac tion de la religion avec la liberté est le plus grand c problème de ce siècle. y> Quand j'eus prononcé le discours qui se trouve à la fin de ce volume, il me parla avec effusion, et m'assura combien il adhérait aux opinions que j'avais exprimées. Ce fut le dernier entretien intime que j'eus avec lui ! Deux mois après, ses paroles sur la question romaine devaient recevoir la consécration de la mort, elles devenaient pour les Italiens un testament qu'ils doivent exécuter.
La consternation universelle qui fr«nppa les Italiens à la nouvelle de sa mort, la justice que toute la nation, sans excepter ses adversaires les plus violents, rend à sa mémoire, sont venues démontrer d'une manière solennelle que rhériiage de sa politique était accepté par l'Italie. Victor-Emmanuel témoigna noblement qu'il l'acceptait comme un héritage domestique, en offrant de placer parmi les tombeaux de sa famille celui de Camille de Cavour, et de rendre ainsi à ce grand homme d'État un honneur qu'aucun particulier n'avait jamais reçu. En appelant à la présidence du conseil M. Ricasoli, qui personnifiait les annexions des États centraux à la patrie italienne, représentée par le Piémont, le Roi
donnait une nouvelle adhésion à la politique unitaire dont M. de Gavour avait été Tinitiateur.
Les sentiments de toute l'Europe civilisée répondirent à ceux de l'Italie. Les honneurs qu'on rendit partout à la mémoire de M. de Gavour condamnèrent ceux qui n'avaient su voir en lui qu'un agitateur révolutionnaire. Les éloges du monde civilisé ont devancé le jugement de l'histoire, qui racontera comment dans cette Italie troublée par des discordes si anciennes, il a réussi à fonder l'ordre public sur sa base la plus solide : la liberté constitutionnelle. L'Angleterre, qui a toujours conservé ce dépôt sacré, a rendu un tribut d'admiration à l'homme d'État italien qui avait le mieux maintenu eu honneur, sur le continent européen, les traditions libérales partout abandonnées. A l'occasion du grand malheur dont Tltalie se trouvait frappée par la mort de M. de Gavour, Napoléon III se hâta de montrer combien il avait à cœur que notre politique pût persévérer dans la voie qu'il lui avait ouverte. Usant du droit qui appartient au citoyen d'un État libre, il m'est arrivé quelquefois de désapprouver les actes de l'Empereur des Français. J'avoue qu'en ce^te occasion je me suis senti pénétré de reconnaissance pour l'amitié que son gouvernement a montrée à l'Italie. Le jour même où M. de Gavour rendait son âme à Dieu, l'Empereur des Français était en négociations avec l'Autriche et TEspagne pour la reconnaissance du royaume d'Italie. Ge triste événement aurait pu lui donner un prétexte pour s'arrêter et examiner si la mort du grand homme d'État n'était pas une occasion favo-
rable pour exiger qu'on modifiât un système qu'il avait désapprouvé. Les convenances n'auraient pas été blessées, si Ton avait retardé la reconnaissance, pour voir la marche qu'allaient suivre les affaires de l'Italie, après la mort de celui qui en avait été le modérateur. En se hâtant de reconnaître le nouveau royaume, l'Empereur prouva qu'il voulait aider l'Italie à surmonter les difficultés de sa position. En se montrant décidé à marcher d'accord avec le nouvel État que M. de Cavour avait marqué de l'empreinte de son génie, il rendit à cette grande mémoire le plus grand hommage qui fût en son pouvoir.
La reconnaissance du royaume d'Italie est un fait dont nos adversaires ne peuvent diminuer l'importance. Par cet acte, l'Empereur des Français a abandonné le rôle de médiateur entre l'Autriche et l'Italie, et il ne peut plus le reprendre. Ce royaume, avec lequel il a renoué les relations qui avaient été interrompues, représente moins une possession territoriale qu'un principe solennellement proclamé et constamment maintenu. Quand il annonça à la Chambre des députés que le royaume d'Italie avait été reconnu par la France, le président du Conseil, interpellé sur l'état où se trouvait la question romaine, disait : «t Les communications sont continuelles avec S. M. l'Empereur des Français, j'espère que dans un temps que je ne pourrais pas fixer avec certitude^ on arrivera au résultat qui est l'objet des plus grands désirs de la nation. > Sans avoir la présomption d'écarter le voile qui couvre les secrets diplomatiques, nous pouvons affirmer qu'en se met-
tant en communication avec nous au sujet de la question romaine, l'Empereur a dû reconnaître que les idées dans lesquelles le nouveau royaume avait sa raison d'être, méritent d'être prises en considération. II déclare encore préférer le système de Villafranca; qu'il obéisse à une convenance diplomatique ou à une persuasion intime, cette reconnaissance n'en prouve pas moins qu*aujourd'hui l'organisation de l'Iialie, pour être stable et pacifique, doit prendre pour base le royaume qui représente son unité. Cette pensée a dicté la note adressée le 6 juin aui Cours d'Autriche et d'Espagne, où est accepté en substance le principe de notre politique à l'égard de la question de Rome. En effet, il y est déclaré que le pouvoir temporel du Pape n'est pas une main-morle qui puisse se soustraire aux vicissitudes du droit et de la politique; et nous avons tous lu dans la dépêche qui avait été publiée par Vlndépendance Belge, que le gouvernement du Pape ne doit pas rester à Rome contre le consentement des peuples. Il est vrai que, peu de temps après, un journal de Paris est venu nous dire qu'il fallait lire contentement au lieu de consentement. Par cette variante la reconnaissance des droits du peuple romain devient encore plus explicite ; on peut être forcé de consentir à un gouvernement dont on est mécontent; on ne saurait être content d'un gouvernement imposé contre le consentement des populations.
L'hommage rendu par l'Italie et par l'Europe civilisée à Camille de Cavour est encore récent. Ce moment me parait opportun pour développer les
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idées de son programme à l'égard de la question la plus grave que l'époque actuelle ait posée à l'Italie. Inspiré par l'amour de la justice et de la patrie, il m'est doux cependant de rendre hommage en même temps à une amitié qui sera l'honneur de ma vie. Je serais heureux si les idées exprimées dans cet ouvrage pouvaient contribuer à affermir l'administration de l'honorable baron Ricasoli. Je me félicite d'avoir vaincu ses répugnances quand j'ai réussi à lui faire accepter le ministère de l'intérieur lorsque je remplissais en Toscane les fonctions de Commissaire extraordinaire du Roi pendant la guerre de l'indépendance ; je me félicite de lavoir laissé à la tète du gouvernement, le 5 août 1859, quand je dus m'éloigner de celte terre classique, où j avais rencontré tant de bienveillance, le cœur rempli d anxiété pour ses destinées futures, mais aussi d'une entière conGance dans les cminenis services que ce grand citoyen devait rendre à son pays natal et a l'Italie.
Tarin, !• août 1861.
LE
POUVOIR TEMPOKEL
DU PAPE