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du danger de la dissolution de Tunitë catholique ; mais son véritable mobile était de garantir avant tout Tancien ordre de choses et ses Jouissanees, dût une nation en périr, et il paraissait trouver naturel l'expropriation d*ttn peuple pour cause d*utilité publique.
M. Cousin, ancien pair de France, qui, sous le ministère de M.Thiers, occupa le déparlement de Tinstruction publique, et qui se signala dans la lutte de TUniversilé contre les prétentions du clergé, s'est de plus en plus rapproché des prêtres ; et quand naguère la question romaine fat devenue la grande préoccupation de TAcadémie, M. Tévéque Dupanloup a pu rapporter les paroles approbatives que lui disait M. Cousîd, son collègue à i'iDslitut. Parlant de quel œil la philosophie spiritualisle envi<< sage ee qui se passe, rinventeur du système de réclectisme ajoutait i
€ Dans le genre humain, le spiritualisme est comme représenté par le Christianisme, le Christianisme lui-môme est excellemnent représenté par PË^lise catholique, el le Saint-Père est le représentant de tout Tordre intellectuel et moral. »
Ëi M. Cousin de désigner comme philosophes matérialistes et athées, ceux qui applaudissent à la ohute de la Papauté temporelle. Mais nous eoBipreoons mal ce que le territoire pontiGcal a à faire avec le spiritualisme et J'ordre inteiiecluel et moral.
Un autre grand-maitre de rUniversité sous le ministère Guizot, M. Viliemaln, qui dans le temps faisait admirer Tesprit du dix-huitième sièeleà la jeunesse, s'est rangé dès la première heure parmi les partisans du pouvoir temporel du Pape. En septembre '4843, M. Louis VeuiU loi écrivait à M. Yiilemain, alors ministre : « Il vous a paru politique do ranimer contre rÉglise toutes les fureurs du siècle de Voltaire et du temps de Barras, d'édiller par la calomnie et pur Toulrage une digue entre elle et les Ames... m En ^1860, M. Vitliemain a fait une brochure : La Fr0M€, VSmfnrê ei la Papauté (question de droit public) qui ii été fort applaudie de Tépiscopat, et dans laquelle il dénonce l'annexion des Romagnes comme un attentat à tous les trônes :
« Le suffrage populaire, dit-il, émané d'une émeute, est*il une réponse à tout?... Que toutes les souverainetés d'Europe, que toutes les maisons régnantes se tiennent bien averties alors, qu'il n'y a pas de droit réel résultant de la durée, de la tradition continue et de l'action modérée du pouvoir, que^le seul droit réel c'est la force actuelle, le nombre des soldats, et dans les cas nouveaux ou douteux , l'action du suffrage universel. B
Cet appel à une sorte de coalition européenne contre Punité italienne rappela à la mémoire Téloge que fit M. Villemain du « patriotisme européen » des' alliés, lorsqu'on ^8^4 , il fut couronné comme lauréat, par l'Académie, en présence de l'empereur Alexandre de Russie el du roi do Prusse Frédéric- Guillaume.
Le soin que M. Villemain prend des intérêts de toutes les légitimités, paraîtrait singulier cbez un homme qui a servi la royauté sortie des barricades de juillet, si Ton ne se souvenait, qu'au lendemain de ce qu'il ay-