‹ Le Pragmatisme Américain et AnglaisChapitre 44 sur 70 · HE DONS · texte numérisé non relu

HE DONS

suite, l’école de Chicago ne soutient nullement que la pensée crée de toutes pièces ou constitue en bloc la réalité (1). Loin de là, elle se plaît à montrer que la connaissance elle-même se réfère essentiellement à des expériences extra-cognitives. Comme les Studies in Logical Theory l'avaient déjà indiqué (2), la réflexion se développe entre deux termes qui se distinguent d’elle : le conflit qui suscite la pensée est lui-même de nature pratique, et non intellectuelle (3) ; et, d’autre part, l'expérience qui l’achève est une situation pratico-esthétique, une attitude de possession et de satisfaction immédiate, une paix qui dépasse l’entendement (4). Avant et après le travail de la pensée nous trouvons donc des expériences extra-intellectuelles, autrement dit des choses. Ces expériences présentent sans doute ellesmêmes un certain caractère d'organisation, mais l’idéalisme kantien ou néo-kantien a tort d’en conclure qu’elles sont elles-mêmes de la pensée, ou le produit exclusif de la pensée : il y a un a priori constitutif qui appartient non à la connaissance, mais à la vie en géné-

ral (5). Dans le travail cognitif lui-même, enfin, l’intelligence ne fonctionne pas à vide; les idées ne se définissent qu’en cotrélation avec dés faits, de ces deux sortes d'éléments le « contrôle » est réciproque, et les conséquences vérificatrices ne tiennent pas moins aux

faits qu'aux idées (6). Ainsi, c’est la logique instru-

(x) Art. cité et. À: Moore, ch. IX:

(2) Studies in Logical Theory, p. 38-40, Ss.

(3) V. en partic, l’article Objects, data and existences, in Journal of Ph., 7 janvier 1906.

(4) V.'en partic. l’article The Knowledgé-experience: again, in ‘ Journal of Ph., 21 déc:, 1905, t. II, p: 708-700.

(5) V. The infl. of Darw., ess. VIII, en partic. p. 208-213. :

(67 Cf. les art. The control of ideas by facts, en partic. celui du 6 juin 1997; et cf. The Infl. of Darw., p. 158. :

mentale elle-même qui ruine la conception idéaliste, en montrant que la pensée n’épuise pas le domaine de l’expérience, et par conséquent de la réalité, mais qu’elle contribue simplement à réorganiser celle-ci (1).

Mais si cette transformation caractéristique de la connaissance est une œuvre limitée et conditionnée, l’on ne saurait, d'autre part, la réduire à une modification pure- : ment subjective. Un objet, par là même qu’il est connu, subit un réel changement. Il acquiert, d’abord, une signification nouvelle, plus riche et plus précise ; et c’est. déjà là une transformation réelle (2). Mais une recherche complète ne s’en tient pas à cette reconstruction spéculative. Elle aboutit à une expérimentation, autrement dit, à une opération d’ordre physique. C’est donc même en qualité d'existence que l’objet se trouve altéré par la

connaissance et celle-ci implique une action de l’organisme (3). Au reste, le réaliste lui-même est bien obligé d'accorder que la pensée conduit à des actes qui modifient la réalité connue. En vain, dès lors, essaiera-t-il de maintenir que cette modification n’est pas l’œuvre de la pensée elle-même. C’est établir une coupure arbitraire dans un processus essentiellement continu (4).

Mais serrons de plus près la thèse de ceux qui contestent l'efficacité réelle de la connaissance. La connaissance opère bien un changement dans nos états de conscience, diront-ils, mais non pas dans les choses; dans

(x) Inter alia, v. art. cité in Philosophical Review (rdo7), vol. XV, EP: 427.

(2) V. J. of. Ph., 1005, art. Realism of pragmatism et The Knowledge exper. and its relationships. Cf. aussi, Moore, eh. IX ét E. in exp. logic, ch. V, p. 334 sq.

(3) Does reality possess a practical character ? et suttout l’article Thé short-cut to realism examined, in J. of Ph., 20 septémbreé 1010. Cf., enfin, Ein Exp. Logic, p.432.

(4) Moore, op. cit, ch. V, p. 106; ch. IX, p. 218.

torie

notre expérience subjective, mais non dans la réalité même. Arguments sans valeur aux yeux de l’instrumentalisme, car ils se fondent sur des oppositions factices. Entre les « choses » et les « états de conscience» il n’y a point de séparation absolue, c’est une des thèses favorites de l’école de Chicago. L'on se rappelle le sens purement instrumental que M. Dewey donne à la distinction du fait et de l’idée. D’autres remarques peuvent compléter cette analyse. D’un côté, il est impossible d’isoler, antérieurement à une certaine recherche, une partie de l’objet connu qui serait tenue pour une réalité objective et soustraite à toute modification; car c’est cette recherche même qui décidera des changements à opérer et des identités à maintenir. Point de réalité connue qui ne doive quelque chose de sa nature à la connaissance même (1): D'autre part, |’ « état de conscience » ou l’ « idée » n’est rien que l’aspect spécial et d’ailleurs temporaire que revêt une réalité frappée d’incertitude (2). Ainsi toutes les analyses concourent à justifier |” « antidualisme » foncier de la logique instrumentale (3).

De même, c’est en vertu d’un pur préjugé que l’on tient l’expérience pour radicalement subjective. M. Dewey ne cesse de s'opposer à cette interprétation repoussie par lui dès ses débuts (4), et M. Moore donne à une pensée semblable une forme plus nette. L/expérience, ce n’est pas « mon expérience », ce n’est pas.une chose appartenant À un certain individu; c’est, pris dans son

(x) Cf. Moore, ch. IX, et Dèdes reality. ?

(2) V. en partic. l’art. The logical character of ideas, in J. of PR TANS D275 5

(3). Cf. l’art. The realism of pragmatism, in J. of Ph.,'t. Il, P. 3247.

(4) V: Supra, p1441et 150:

Pare

ensemble, ce processus cosmique ou cet univers de l’ac- . tivité où les différents individus sont plongés (1). Au reste, de quel droit déclarerait-on l'expérience purement subjective? L'objet que l’on y opposerait ne pourrait être défini que par les caractères de la connaissance valide, qui, elle-même, est une certaine espèce d’expé- U rience (2). Pas plus d’ailleurs que l’expérience en général, la conscience et la connaissance, à leur tour, ne sont purement subjectives. M. Moore a beaucoup insisté sur ce fait, que la conscience, loin d’être exclusivement « privée », reste toujours fonction du milieu social, dans son développement non moins que dans son origine. Quand je confie ma cause à un avocat, elle devient en même temps la sienne. 1! fait effort pour m’'adapter. « Sa pensée », comme Moore va jusqu’à le dire, « est aussi littéralement une fonction de mon organisme que du sien. Son effort est ma façon d'opérer la réadaptation, qui appartient également à nous deux » (3). Ainsi, quand le pragmatiste parle non seulement d'expérience, mais d’adaptation, de besoin, d’habitude, d’attention, aucun de ces termes ne doit être pris dans un sens strictement individuel. Il faut considérer la « situation sociale » dans son ensemble. M. Dewey va plus loin encore : selon lui la crise initiale qui suscite la pensée n’est pas strictement personnelle, mais aussi biologique et même cosmique. [attention est.un certain moment du développement des choses. Aïnsi peut-il formuler la thèse pragmatiste comme « la doctrine que la connaissance est la réalité opérant en elle-même une espèce particulière et spécifiée de changement » (4).

(x) Moore, ch. X et RT: et The Infl. of Darw., p. 157.:

(2) Article Valid Knowledge and the subjectivity of experience, in J. of Ph., vol VII, p. 169-174.

(3). Moore, op.-cit., p. 232:

(4) Essay Does reality. ? Citons le texte même de ces formules

SAONE

On peut maintenant saisir à plein, nous l’espérons, l'originalité de l’instrumentalisme. Il est certain qu’il a posé le problème de la connaissance en termes nouveaux. S'il admet une réalité antérieure à la pensée, cette réalité n’est que le point de départ ou le matériel premier de la connaissance ; elle n’en est jamais, à proprement parler, l’objet (1). L/idée représente bien un objet distinct d’elle, mais cet objet ne la précède ni ne l'accompagne, il lui succède (2) : ce n’est pas une réalité déjà existante, c’est une réalité à venir en voie présente de construction (3). À la notion du rapport entre un état subjectif et une réalité objective, le pragmatisme véritable substitue l’idée d’une relation entre différents états de choses successifs (4). Selon l’heureuse expression d’un critique, la résistance cognitive, de transsubjective, devient intertemporelle (5). Mais n'oublions pas en même temps que de contemplative elle devient active. Point d’objet préexistant à reproduire, imais un objet

typiques (à propos du conflit d’habitudes dont résulte l’attention) : « The habits are as biologic as they are « personal », and as cosmic as they are biologic. They are the total order of things expressed in one way, just as a physical or chemical phenomenon is the same order expressed in another way » (p. 74). L'acte fondamental de la connaissance, l’awareness signifie « things entering, via the particular thing known as organism, into a pecular condition of differential — or additive — charge » (ib.). Dewey caractérise sa thèse propre comme « the doctrine that know ledge is reality making a particular and specified sort of change in 1tselÉ»:\ (D: "s0)

(1) V. art, Pure experience and reàlity, in Philosophical Re-

view, t. XVI, en partic. p. 420:421.

(2) V. The control of ideas by facts, article du 6 juin 1907: I y a un jeu de mots manifeste sur les deux sens du verbe succecd : succéder et réussir. c

(3) V., en partic., The logical character of ideas, in J. of Ph.,

V, p. 375 sq.

(4) V+ Does reality..? p.74.

(5) Expression de Arthur O. Lovejoy, Pragmatism and Realism, 10 JON PA TNT AP 267 DRM

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futur à constituer : telle semble être pour l’ instrumen- talisme la devise de la connaissance.

Reste à indiquer les conséquences générales qui découlent de cette logique nouvelle. Elles sont analogues à celles qu'a développées l’humanisme de M. Schiller, non point identiques cependant. La plus manifeste est la condamnation de toute métaphysique absolutiste et surtout statique. L/instrumentalisme se donne pour l’expression directe de l’évolutionnisme dans l’ordre de la logique. En un sens, il dérive de cette conception dynamique de la réalité, issue de Hegel et surtout de Darwin, inspiratrice de la science moderne (1). En un autre sens, il la confirme, en la faisant triompher dans la région même où elle avait rencontré jusqu'ici les plus grandes forces de résistance (2). C’est une forme tout à fait radicale d’évolutionnisme que défend l’école de Chicago, sans d’ailleurs avoir jamais tenté une justification explicite de ce système (3). Non seulement elle laisse Spencer loin en arrière, mais elle ne concède aucune place à l'i- . déal schillérien d’une activité immuable. Elle conçoit l’univers comme un processus ne comportant nulle fixité d’aspect, d’origine ni de fin (4).

Mais, comme on pouvait s’y attendre, un Dewey s’est

(x) V. Moore, ch. IV; The Infl. of Darw., essay I; et l'étude Does reality. ? p. 59.

(2) Cf. Moore, ch. I.

(3) L'on pourrait cependant signaler le livre de Heath Bawden, The Principles of Pragmatism (xo10), exposé systématique d’une philosophie manifestement apparentée à celle de Dewey, livre curieux sinon satisfaisant.

(4) V. Dewey, The philosophical work of Spencer in Philosophical Review, vol. XIII, p. 159 sq.; Moore, op. cit., ch. XII et aussi compte rendu de Humanism in The Monist, vol. XIV, p. 747 sq.

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surtout intéressé aux répereussions pratiques que devrait avoir sa théorie sur l’emploi fructueux de lintelligence. Qu’elle détourne la pensée des spéculations formelles, qu’elle mette en relief tout à la fois la légitimité de la croyance personnelle et la nécessité de la vérification expérimentale (1), voilà qui lui est commun avec l’humanisme de M. Schiller. Mais ce ne sont pas du tout les mêmes aspects particuliers de ces conséquences générales qui se trouvent accentués de préférence. chez l’un et chez l’autre penseur. L'on se rappelle le penchant de M. Schiller pour la notion la plus large des conséquences vérificatrices, et, parallèlement, sa complaisance à l’égard des formes religieuses de pensée, son goût pour les spéculations métaphysiques. À l'analyse plus stricte de M. Dewey répond une attitude d’esprit plus sévère. Nul mysticisme chez lui, nulle tendance à discréditer la science au profit de quelque croyance ou de quelque autre mode de connaissance (2). Bien au contraire, c’est la philosophie qu’il engage à prendre modèle sur la procédure du savant (3). Elle doit renoncer à la contemplation stérile d’une imaginaire éternité. Klle doit laisser de côté les pseudo-problèmes relatifs aux origines premières. Elle doit même abandonner toutes les spéculations globales sur la nature de l'être, puisque toute connaissance est essentiellement relative à quelque conflit spécial et vérifiée par quelque expérimentation (4). Pour une raison analogue, M. Dewey incline à exclure de l’ordre des pensées fécondes la croyance à

(1) V. en partic., The Infl. of Darw., essay VII (Beliefs and Existences).

(4) V. en partic. Some implications of anti-intellectualism in J. of Ph., vol VIX, et The subject matter of mctaphysical inquiry, 10, vol XII,

l’immortalité et la notion d’un Dieu conçu comme l’éternel soutien des valeurs morales (x) : quelle expérience, en effet, nous fournirait ici le contrôle nécessaire? En tout domaine, il garde le souci de rappeler l'intelligence à son véritable rôle : la solution de problèmes spécifiques, l’accomplissement d’adaptations difficiles (2). Est-ce à dire qu’il ne laisse pas à la philosophie une fonction spéciale? Loin de là! Un programme assez net peut se dégager des remarques un peu brèves qu’il a énoncées çà et là sur ce point (3). D’après lui, la philosophie ne se distingue pas de la science par sa méthode, mais par le problème auquel elle répond (4). M. Dewey pourrait la définir avec M. Bawden une « théorie générale de l’expérience (5). En effet, les sciences laissent subsister une tâche féconde pour la réflexion; c’est celle qui consiste à dégager soit les traits communs à tout objet d'expérience — telle est la matière propre à la métaphysique, laquelle décèle ainsi partout la pluralité, le changement, l'interaction (6), — soit les types fonda. mentaux de l’expérience, autrement dit, les principales fonctions qui s’y manifestent et les rapports qui lient eutre elles ces fonctions : c’est là l’objet d’une « logique générale de l’expérience (7) » dont l’étude de la connaïissance forme une partie, et qui doit comprendre égale-

) The Infl. of Darw., p. T94 1.

2), What does pragmatlism mean by practical, in J. of Ph., t. V. ) The Infl .of Darw., p. 68.

Ib., p. 239. Ce thème a été traité plus largement par M. Dewey dans Creative Intelligence (xox7) et Surtout dans Reconstruction in Philosophy (1921). Nous regrettons de n’avoir pas connu ce dernier ouvrage à temps pour l'utiliser ici.

(s) Principles of Pragmatism, p. 30.

(6) Cf. l’article déjà cité The subject-matter of metaphysical in quiry.

(7) Essays in Experimental Logic, p. 08-roo,

ment une éthique. Nous savons que depuis longtemps M. Dewey s’est attaché à faire pénétrer dans ce dernier .domaine une méthode nouvelle. La logique instrumentale permet à la fois de justifier et de préciser cette tentative. Pas plus dans l’ordre moral que partout ailleurs, l'intelligence n’a pour office d’énoncer des vérités éternelles(r). Il n’v.a pas lieu de s’interroger sur le Souverain Bien, de chercher à découvrir un idéal unique, universel, absolu (2). De telles spéculations ne sont pas seulement stériles comme connaissance ; elles risquent aussi de perpétuer les idées valables seulement pour une certaine époque, où même les préjugés et routines établis au profit d’une certaine caste, en leur conférant le prestige d’une fausse éternité (3). Reconnaissons, au contraire, que l’intelligence a pour office unique de diriger l’inévitable changement des choses dans le sens de leur plus grande valeur (4). Nous apercevrons que les théories éthiques sont, elles aussi, en rapport étroit avec la'pratique. Ce sont des instruments qui doivent nous aider à résoudre des problèmes moraux réels, contemporains (5). Ici, comme ailleurs, l’intelligence doit essentiellement nous fournir des méthodes pour améliorer le sort commun (6). Ici, comme ailleurs, elle ne vaut que pour nous permettre d'agir sur un univers mouvant. Tout autant que la notion d’une réalité fixe, l’école de Chicago exclut celle d’un idéal universel et déterminé.

(1) Cf. J. H. Tufts, The present task of ethical theory, International Journal'of Ethics, janvier 1910, p. 147.

(2) The Infl. of Darw., p. 67. Moore, Pragm.. and its critics, ch. XII: 3

(3) Dewey, German Philosophy and Politics (19x15), p. 7. The In NDe UrS:

(4) TL D ESS (5) Ethics, préface, et Tufts, article cité, p. 14t. (6) Mnfl"p60 vet cthp'urs,

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Elle n'accepte de concevoir qu’un idéal construit pat nous pièce à pièce, en corrélation étroite avec les exigences de chaque moment (1).

Ces indications permettront sans doute de comprendre comment M. Dewey a pu présenter sa logique même comme la justification rationnelle de la démocratie. La démocratie serait folie pure si l’intelligence était un principe cosmique exigeant notre obéissance; elle se comprend, au contraire, si l’on tient l’intelligence pour un pouvoir de transformation efficace aux mains mêmes de l'individu présent (2). Ne nous étonnons pas de voir M. Dewey célébrer « les grandes idées du xvirr° siècle, cette époque expansive de perception morale, qui pour l’illumination et la ferveur se range à côté de la pensée grecque classique (3) ». De même que les Encyclopédistes, il considère l’intelligence, incarnée dans la connaissance expérimentale, comme la grande force libératrice, l’instrument même de tout progrès (4).

L'on comprend enfin que M. Dewey ait pu louer Emerson, Walt Whitman et Maeterlinck d’avoir senti qu'en son fond la démocratie était une « métaphysique (5) ». L'école instrumentaliste peut se dire pleinement démocrate parce que, dans l’ordre réel comme dans l’ordre idéal, elle oppose à la notion d’un Absolu celle d’une évolution incessante qu’il appartient à l'effort intelligent de chaque homme d'orienter, À tout instant, dans ie sens d’un progrès (6).

(x) Cf. Moore, Pragm. and its crilics, ch. XII. (2) Infl. p.: 59-60; cf. p. 267.

(3) Ib., p. 57.

(5) V. l’article Maæterlinck’s philosophy of life, dans The Hibbert Journal TE. 9, n°536.

(6) V., inter.alia, Moore, dernier chapitre,

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