SCÈNE VIL
HENRI, susdite GILDA.
Hen. Ciel, protège cette démarche épineuse ! Dieu veuille qu'elle ne soit vue de personne ! Pauvre amie! aussitôt que je lui ai fait signe de la fenêtre de venir ici sans aucune crainte, on eût dit qu'elle était animée par un courage extraordinaire. Elle s'est levée tout à coup de la chaise, elle a détaché l'enfant de son sein. ( Entendant marcher dans la chambre. ) C'est elle , elle est déjà venue. Mais le domestique n'est pas encore. ... ( Tremblant )
Gil. ( Sur la pointe des pieds. ) Henri , cela va-t-il ?
Hen. N'as-tu pas rencontré quelqu'un ?
Gil. Non.
Hen. A la bonne heure.
Gil. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau? que me veux-tu ? sommes-nous en sûreté ?
Hen. Du courage , ma bonne : c'est à toi à agir.
Gil. Très-cher Henri, ta Gilda fera tout ce que tu veux. En une année de temps tu as maigri de moitié.
36 l'ajo nell imbarazzo.
Enr. Ascolta. Ero io poco fa preso dalla disperazione, quaudo Y ajo, trovandomi a piangere, a forza di buone manière mi ha costretto a confessargli la causa del mio stato infelice. Io in parte gli ho detto , ma non ho avuto coraggio di dirgli che eravamo sposi. Tu sai che, quando devo dire certe cose, la soggezione mi chiude la gola -, onde per dar Y ultimo colpo sono stato inspirato dal cielo, ora che non è in casa mio padre , di far venir te , che parli con tanta energia e spirito , per rispondere a cio che dira don Gregorio, ascoltando una cosa simile.
Gil. Faro cio che posso -, io, lo sai che, quando mi trovo perduta , pongo nel discorso qualche squarcio di romanzi che ho letto. Ti prevengo pero che questo tuo ajo ha una figura che non mi par nulla di buono.
Ehr. T inganni ; non ha cattivo cuore don Gregorio.
Gil. Gilda fa tutto cio che tu 1' imponi.
Enr. Quanlo sei buona, quanto ti amo ! il tuo carattere è la mia più gran discolpa.
Gil. E quando lo vedrô questo don Gregorio ?
Eiïr. Eccolo.
LE PRÉCEPTEUR DANS l' EMBARRAS. i'J
Hen. Ecoute. Tout à l'heure , j'étais en proie au désespoir , lorsque le précepteur me surprenant au moment où je pleurais , par ses manières engageantes , m'a forcé à lui avouer la cause de ma fâcheuse position. Je lui ai dit à peu près ce qu'il en est ; mais je n'ai pas eu le courage de lui dire que nous étions mariés. Tu sais que quand j'ai de certaines choses à dire , la gêne me ferme la bouche : ainsi, pour frapper le dernier coup, j'ai eu l'inspiration de te faire venir pendant que mon père n'y est pas : tu parles avec tant d'énergie et d'esprit I Don Grégoire en apprenant de pareilles choses. . . .
Gil. Je ferai tout ce que je pourrai : tu sais que quand je me trouve perdue , j'entremêle mes discours de quelque tirade de comédie. Je te préviens que ton précepteur a une mine qui ne me revient nullement , sa figure me déplait.
Hen. Tu te trompes, don Grégoire n'a pas mauvais cœur.
Gil. Je ferai tout ce que tu désires.
Hen. Que tu es bonne I que je t'aime ! la douceur de ton caractère est ma meilleure justification.
Gil. Et quand verrai-je ce don Grégoire ?
Hen. Le voici.
LÀJO NF.LL lMB.iKA7.KO.
SCENA VIII
Dnn GltKGORlO e Du , :
D. Gub. (Poffar bacco ! clie vcdo!) (Jàcendo un arresto, sorpreso in vedcrc una donna).
Enr. Don Gregorio , eccola qua.
D. Gbb. Possibile! Voi....
Gil. Ah! signoie.
D. Gre. M' inganno , o siele voi quella signorina che abitate dirimpetto alla noslra casa dalla parte délia piccola strada ?(con sor-
:sa).
Gil. Appimto.
D. Grb. Figlia del colonncllo-...
Gil. Tallemani.
D. Gre. Clie iu detio morîsse nell' ultima guerra.
Gil. Disgiaziatamente.
D. Gbe. E voi avete ridotloaqitesto stato...
Gil, Io si , nol ncgo. Io 1' ho cosi ridolto il mio Enrico.
D. Ghb. Eh chctalevi, cosa dite?... Arrossite.