SCÈNE IX
Le MARQUIS et Le Même.
Mar. Pourquoi donc êtes-vous toujours oisif ? que n'étudiez -vous? que ne vous amusez -vous avec quelque livre? que ne vous occupez- vous
g6 l'ajo kell 1 jmbarazzo.
aritmetico? Don Gregorio dovrebbe suggerirvelo.
Pip. Il signor don Gregorio (da se.)
(Mitremano le ginocchia.)
Mar. Che fa don Gregorio ?
Pip. È occupato.
Mar. Con chi, con Enrico?
Pip.Oibo. (Mi mancala voce, ma Leonarduccia mérita tutto. ( da se. )
Mar. E con chi ?
Pip. Non mi sgridate Con una donna
che s* ha condotta in caméra.
Mar. Che dite, temerario? Non è vero.
Pip. Uccidetemi, se vi dico la bugia.
Mar. Dite, come Y avete veduta? (agitato ).
Pip. Dal buco délia chiave , ove mi sono posto per la curiosità di ascoltare una voce di donna che parlava piano piano.
Mar. (Possibile!) (dase). E di dove è venuta?
Pip. Nol so , me ne sono avveduto che era in questa caméra.
Mar. (Come ! ) {da se). Don Gregorio dov* era? (in orgasmo).
Pip. Qui.
à faire des calculs? Don Grégoire devrait bien vous dire tout cela.
Pep. Monsieur don Grégoire. . . ( A part.) ( Je ine sens fléchir les genoux. )
Mar. Que fait don Grégoire?
Pep. H est occupé.
Mar. Avec qui? avec Henri ?
Pep. Non pas. ( Je n'ai pas le courage ; mais tout pour Léonarde. ) {A part. ) Mar. Avec qui donc?
Pep. Ne me grondez pas.... Avec une femme
qu'il vient de conduire dans sa chambre.
Mar. Que dites-vous là , impertinent ? Cela n'est pas vrai.
Pep. Tuez-moi , si je mens.
Mar. Dites -moi, comment l'avez -vous vue?
( Agité. )
Pep. Par le trou de la serrure , où je m'étais placé par curiosité d'entendre une voix de femme qui parlait tout doucement.
Mar. Est-il possible! {A part. ) Mais d'où estelle venue?
Pep. Je ne sais pas. Quand je m'en suis aperçu, elle était déjà dans cette chambre.
Mar. (Comment!) (A part.) Mais don Grégoire où était-il ? ( Très-agité. )
Pep. Ici,
98 l'ajo inell' jmbarazzo.
Mar. £ la donna ?
Pip. Sotlo il suo braccio.
Mar. Sarà stata qualche vecchia.
Pip. Giovanetta.
Mar. (Ah scellera to !... Ora intendo. Forse questa mattina... senza meno... ma corne?..
Io fremo ! . . . Ma non si ponga perô in malizia questo ragazzo). (da se). Sarà stata qualcheduna che avea da parlargli. Avele inteso nulla di ciô che dicevano ?
Pip. Si signore : (ripetendo le parole medesime dette da don Gregorio e Gilda).
« Mia car a, abbiate un poco di pazienza, subito non posso » , cosi diceva don Gregorio.
Mar. (dase) ( Indegno ! )
Pip. Ed ella rispondeva : « Ma quanto vi vorrà ? » Ed egli : « Con un poco di pazienza si farà tutto. »
Mar. (da se.) ( Io non so chi mi tenga. Ma
corne! in tanti anni che sta in mia casa mi
avrà ingannalo!.... avrà finto sento stra-
ziarmi. ) E poi son partiti?
Pip. Si signore , perché il signor don Gregorio le ha detto : « Qui non siamo sicuri, venite nelle mie camere , là il marchese non puo ederci. »
Mar. (Furia infernale! dir cose simili in
Mar. Et la femme ?
Pep. Sous son bras.
Mar. C'était sans doute une vieille femme.
Pep. Elle m'avait l'air toute jeune.
Mar. ( Le perfide ! je comprends maintenant.
Peut-être ce matin ... Mais sans doute! Cependant.... Je frémis ! Mais il ne faut pas donner de la malice à ce garçon.) ( A part. ) C'était probable*ment quelqu'un qui avait à lui parler. Est-ce que vous avez pu distinguer ce qu'ils disaient?
Pep. Oui, papa. ( Répétant les mêmes mots dits par don Grégoire et Gilda, ) « Ma chère , prenez patience ; je ne puis pas à présent. » Don Grégoire disait comme cela.
Mar. ( A part ) (L'indigne ! )
Pep. Elle répondait : « Mais combien faut-iî attendre? » Alors don Grégoire lui disait : •« Avec un peu de patience , nous viendrons à bout de tout. »
Mar. ( A part. ) ( Je ne sais qui me retient. Mais comment ! Depuis si long-temps qu'il est chez moi ! Se peut-il qu'il m'ait trompé ! Il & donc été faux ! Je me sens dévoré. ) Est-ce qu'ils se sont en allés ?
Pep. Oui , papa , parce que M. don Grégoire lui a dit : « Nous ne sommes pas en sûreté ; venez dans mon appartement : le marquis n'y vient jamais. »
Mar. (Monstre d'enfer! dire de ces choses-là
100 LAJO NELL IMBARAZZO.
mia casa, ove questi ragazzi potevano ascoltare . . . . Mi si spezza una vena. ) (da se.) E sono andati
Pip. In camara di don Gregorio.
Mar. Quanto tempo è?
Pip. In questo momento.
Mar. ( da se ) (Io son convulso ! Si vada da questa indegna. (arrestandosi. ) Ma se accade una qualche scena, lo scandalosi pubblica....
forse ora sarà andata via Qui bisogna mo-
derarsi , ad onta di morir dalla bile , per non dar a diveder a quest' innocenti. ) Tutto ciô non vuol dir nul] a. La ragazza avrà avuto nécessita di parla rgli andate, andate pure
nelle vostre camere, in questo non v' è nulla di maie.
Pip. Ve Y ho detto , perché voi avete piacere che vi si dica tutto ciô che accade in casa.
Mar. Va bene. ( da se. ) ( Mi sento soffocar dalla rabbia. ) Andate.
Pip. {da se) (Credeva che s' inquiétasse di più. Bisogna dire che parli contro le donne per metterci timoré , ma che in fondo
Questo mi dà buona speranza pef il momento in cui spieghero la mia passione per Leonarda. ) Se mi comandate, sto nelle mie camere.
(via. )
LE PRÉCEPTEUR DANS L EMBARRAS. IOl
chez moi , où ces enfans pouvaient tout entendre. J'étouffe. {A part. ) Où sont-ils allés ?
Pep. Dans l'appartement de don Grégoire.
Mar. Combien y a-t-il ? Pep. Dans l'instant.
Mar. ( A part. ) Je suis en convulsions ï Allons auprès de cette malheureuse î ( S f arrêtant. ) Mais s'il arrive quelque scène, le scandale sera divulgué.... Peut-être qu'elle s'est en allée. Il faut pourtant dissimuler , dussé-je être étouffé par la bile , pour ne pas donner de la malice à ces pauvres innocens. ) Tout cela est sans conséquence. Cette jeune femme avait sans doute quelque affaire urgente. Restez Hans votre appartement; il n'y a rien de mal à cela.
Pep. Je vous l'ai dit, parce que vous aimez qu'on vous dise tout ce qui arrive à la maison.
Mar. C'est bon. {À part.) ( La rage me dévore. ) Allez- vous-en.
Pep. ( A part. ) Je croyais qu'il se serait fâché davantage. Il se peut qu'il parle mal des femmes pour nous effrayer ; mais au résumé. . . cela me fait espérer pour quand je ferai connaître ma passion pour Léonarde. ) Si vous me voulez quelque chose , je suis dans mon appartement. ( // sort. )
io2 l'ajo nell' imbarazzo.
Mar. Possibile! In dieci anni ma già
anche un'altra voltaebbi un sospetto le
proposizioni in favore délie donne alcune
massime alla raoda che sempre mi è andato
consigliando scellerato! Io son fuori di
me. Fortuna che ai miei figK ho tenuto sempre io stesso gli occhi addosso. Ma ara che fo ! . . . . se grido , egli nega , e si pongono in
malizia i ragazzi Si cerchi scoprire con
qualche strattagemma se la donna è nelle sue
camere ( dopa piccola pausa e riflessià-
ne , con voce alla verso la porta. ) Chiamatemi don Gregorio.
SCENA X
Don GREGORIO e Detto.
D. Gre. Che mi comandate ?
Mar. ( da se ) ( Ah perfido, sei qui !)
D. Gre. {da se) Son più tra&quillo r ora che ho potuto condurla senza esser veduto da alcuno. )
Mar. Slgnor don Gregorio, mi son dimenticato pregarvi di un favorè.
D. Gre. Comandate.
Mar. Aspetto fra giorni un nipote di mia
LE PRÉCEPTEUR DANS L'EMBARRAS. Io3
Mar. Est-il possible ! en dix ans... Cependant, je me rappelle que, dans le temps, j'eus encore occasion de soupçonner ses argumens en faveur des femmes... certains principes à la mode qu'il voulait m'insinuer. Le pervers ! Je suis hors de moi-même ! Heureusement que j'ai toujours surveillé de près mes enfans. Que faire à présent: Si je gronde , il niera , et ce serait donner de la malice aux enfans. Tâchons plutôt de découvrii si la femme est dans son appartement. ( Àpret quelques instans de pause et de réflexion , il appelle vers les coulisses. ) Appelez don Grégoire.