‹ Le précepteur dans l'embarras: comédie en trois actesChapitre 32 sur 39 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Cli ambre dans l'appartement de don Grégoire.

D. GRÉGOIRE, HENRI, GILDA.

D. Greg. ( Se promenant tres-agité. ) Si vous sentiez comme je tremble... Dieu, Dieu, Dieu!

Gil. Laissez—moi m'en aller.

: D. Greg. Gomment faire ? Impossible à présent.

Gil. Vous voulez donc me faire mourir d'in- • quiétude? {Ecoutant. ) Ah Dieu! C'est la voix de mon enfant.

D. Greg. Bah! C'est votre imagination. Mes croisées ne donnent pas sur le même côté que votre maison.

Gil. Mais je l'entends pleurer.

Hen. Ne la refusez pas.

D. Grég. Vous aussi? Par exemple! Vous uicri-

n6 l'ajo nell' tmbarazzo.

vi rispondessi perle rime, (alterandosi) Corne fare, se la porta délia sala è aperta, ed i servitori escono ed entrano ad ogni istante ? Ve Y ho già detto , il marchese par che questa sera abbia il fuoco ai piedi -, due volte Y ho incontrato , che andava su e giù per la scala , ora nella guardaroba , ora in libreria. Questa sera par che il diavolo gli parli ail' oreccBio ; cosa mai non accaderebbe , se vedesse una donna uscir dalle mie camere a quest' ora? Per chi la prenderebbe? Guardi il cielo!

Gil. Dunque quel povero innocente dovrà morir dalla famé ! (piangendo) Ah ! figlio mio, che ti vien negato fin quel nutrimento che aile iiere , aile bestie più misère, accorda la natura nel sen di una madré.

Enr. Io mi sento spezzare il cuore.

D. Gre. Non dubitate, non périra per questo. Qui state sicura, ponendovi al rischio d'essere scoperta, rovinereste voi, vostro marito...

Gil. Ah ! Bernardino mio , figlio mio , non è tua madré, no, non son io che ti nego il cibo. La madré tua piange più di te.... smania... Ah! lasciatemi, accadà ciô che vuole accadere, io lo sento piangere... fatemi andar via , o io mi pongo a gridare.

LE PRÉCEPTEUR DANS l' EMBARRAS, lîj

teriez que je vous répondisse comme il faut. ( Avec humeur, ) Mais comment faire si la porte de l'antichambre est ouverte ; si les domestiques ne font qu'aller et venir? Je vous l'ai déjà dit; ce soir le marquis a le diable au corps. Je l'ai rencontré deux fois montant et descendant l'escalier , allant à la lingerie ou à la bibliothèque. Ce soir il a l'air d'un possédé ; Dieu préserve s'il voyait sortir une femme de mon appartement à l'heure qu'il est! Il la prendrait pour...

Gïl. De façon que ce pauvre petit devra mourir de faim ! ( Pleurant. ) Cher enfant , on m'empêche même de te donner la nourriture que retrouvent au sein de leur mère les animaux les. plus féroces et les plus misérables !

Hen. Mon cœur se brise.

D. Grég. Soyez tranquille... Il ne mourra pas pour cela. Ici vous êtes en sûreté; si vous vous exposez au danger d'être découverte , vous perdez vous , votre mari. . .

Gil. Cher petit Bernardin , mon fils , ce n'est pas moi , non , qui te refuse le sein. Ta mère pleure plus que toi. Elle souffre. Ah! laissez-moi. Arrive que pourra. Je l'entends pleurer... Laissez-moi m'en aller, ou je vais crier.

i8 l'ajo nell' imbàrazzo.

D. Gre. Siete impazzita!

Gil. Dunque lasciatemi.

D. Gre. Or vedi questa adesso!...

Enr. Don Gregorio mio !

Gil. Ah ! se avete un cuore nel petto...

D. Gre. Ma se...

Gil. Se immaginaste mai quai sia Y amore pei figli.

Ekr. Don Gregorio caro.

D. Gre. Io mi...

Gil. Per queste lagrime di madré.

D. Gre. Ma corne, corne voleté che faccia?

Qui accade un eccidio.

Enr. PoveraGilda! (raccomandandosi.)

Gil. Quel povero innocente ! (corne sopra.)

D. Gre. Io mi sento spezzare il cuore ! (peusando) (Qui non v' è altra maniera... Dica il mondo ciô che vuole... Si tratta di amor di madré... di ajutare due infelici...) (da se.)

Gil. Dunque...

Enr. Don Gregorio mio.

D. Gre. Voi non sapete dire che don Gregorio mio , don Gregorio... Che cosa mai mi fate fare! (smaniando) Aspettate... bisognerà... ma voleté vostro figlio ?

Gil. Si -, è da questa mattina che non b preso alimente* • io \o seulo \>\*wç£ve ^ egli

D. Grég. Est-ce que vous avez perdu la tête?

Gil. Eh bien , laissez-moi.

D. Grég. A-t-on jamais vu î

Hen. Cher don Grégoire.

Gil. Hélas , si vous avez un cœur sensible î

D. Grég. Mais...

Gil. Si vous saviez ce que c'est que l'amour d'une

mère !

Hen. Don Grégoire!

jlf. vtreg. je... je..* je...

Gil. Ah ! que mes larmes. . .

D. Grég. Mais comment voulez-vous faire? Il va arriver quelque grand malheur.

Hen. Pauvre Gilda ! ( Suppliant. )

Gil. Ce pauvre petit innocent ! {Comme dessus.)

D. Grég. Je n'y tiens plus. ( Réfléchissant. ) Il n'y a pas d'autre moyen : qu'on dise ce qu'on veut, il est question d'amour maternel... d'aider deux malheureux... ) ( A part. )

Gil. Eh bien....

Hen. Don Grégoire.

D. Grég. Vous ne savez dire que don Grégoire. . . que me faites-vous faire là? ( Agité. ) Attendez.... il faudra... vous voulez donc votre enfant?

Gil. Hélas ! oui , il n'a pas eu le sein depuis ce matin : je l'entends pleurer ; il est seul. Il n'y a personne

120 LAJO NELl' IMBÀRAZZO.

solo , non vi è in casa che Maddalena, povera vecchia, che sta maie. Per carità vélo domando...

D. Gre. Oh ! cosa son costretto a fare ! {dandosi dé colpi sulla fronte) (Ma corne accomodarla diversamente ! Corne ! ) (da se) Primo piano ? (affaccendato. )

Gil. Si.

D. Gre. Porta grande ?

Gil, Si, a mano sinistra.

D. Gre. La vecchia si chiama...

Gil. Maddalena.

D. Gre. Datemi un segnale.

Gil. Prendete. (gli dàun braccialetto.)

Enr. Andate voi stesso!

D. Gre. Il ragazzo ha nome Bernardino?

Gil. Bernardino mio.

D. Gre. (confondendosi) Già il cappello, ed il tabarro stanno giù. Lume non occorre in caso. . . già non serve. . . Ci vuol coraggio.

Enr. Bravo , bravo.

Gil. Àndate voi in persona!... Oh quanto siete buono ! che il cielo vi benedica.

D. Gre. Ah ! che sproposito mi riducete a

à la maison , excepté la vieille Madeleine , qui est malade. Je vous en supplie...

D. Grég. Voyez donc : qu'est-ce que je suis forcé de faire ! {Se frappant au front. ) ( Je ne vois pas moyen de faire différemment ! Gomment donc ? ) ( A part. ) Premier étage ? ( Affaire. )

Gil. Oui. ,

D. Grég. Porte cochère?

Gil. Oui, à gauche.

D. Grég. Comment s'appelle la vieille domestique ?

Gil. Madeleine.

D. Grég. Donnez -moi une marque à lui montrer.

Gil. Voici. ( Elle lui donne un bracelet. )

Hen. Est-ce que vous iriez vous-même?

D. Grég. L'enfant s'appelle Bernardin , ditesvous?

Gil. Cher Bernardin !

D. Grég. ( Embarrassé. ) D'abord , le chapeau est en bas , le manteau aussi. Il n'y a pas besoin de lumière... C'est égal... courage.

Hen. Bravo ! bravo !

Gil. Vous allez donc vous-même ? que vous êtes bon ! Le ciel vous récompensera.

D. Grég. Quelle inconséquence me faites-vous

122 XAJO NELL 1MBARAZZ0.

fare! (Ha una maniera costei clie avrebbe fatto fare a me peggio di quello clie ha fatto Enrico. ) (da se) Ora vengo... chiudete; non aprite, se non vi chiamo a nome... Voi restate conlei... ora torno... Io non so cosami dico... Se il marchese mi trovasse, io morirei... (Ecco Y ajo divenutobalio!... Criticate, criticate, rigoristi ; vorrei vedervi nel fatto. ) (dase) Chiudete, chiudete. (via.)

Gil. Enrico mio , nasca cio che vuole ; quando avrô fra le braccia il mio figlio, soffrirô qualunque sventura con maggior coraggio.

Enr. Ora che don Gregorio , mercè le tue parole , si è interessato per noi , spero che tutto si combinera.

Gil. Ah ! se una volta potessimo giungere a star fra noi liberi e tranquilli, corne stanno tutte le mogli coimaritî, vorrei che mattina , giorno, sera, e sempre, epoisempre, stessimo uno vicino ail' altro, parlando e discorrendo sempre.

Enr. Alla fine ti annojeresti.

Gil. Io ti giuro che più ti parlo , più mi cresce lavolontà di parlarti, e dopo aver detto e ridetto , sempre quando mi allontano da te , trovo che ho dimenticato dirti qualch' altra cosa.

LE PRÉCEPTEUR DANS L'EMBARRAS. Ifc3

faire là ! ( Cette jeune femme a des manières qui m'eussent fait faire pis qu'Henri. ) ( A part. ) Je vais revenir. . . Fermez ; n'ouvrez pas , si je ne vous appelle par votre nom. Restez avec elle.... Je reviens. Je ne sais plus ce que je dis. Si je rencontrais le marquis , j'en mourrais de honte. (Voilà le précepteur devenu nourricier ! Censurez , messieurs les Aristarques; je voudrais bien vous voir à ma place.) ( A part ) Fermez donc , fermez. ( // sort . )

Gil. Cher Henri ! Advienne que pourra , quand j'aurai mon enfant dans mes bras, je souffrirai avec plus de courage.

Hen. Puisque don Grégoire, grâce à ton éloqùenee , s'intéresse à nous, j'espère que tout s'arrangera.

Gil. Ah ! si un jour nous parvenons à être libres et tranquilles , comme tous les maris et femmes , je veux que nous soyons ensemble , le matin , le jour, le soir , et toujours.

Hen. Mais tu finirais par t'ennuyer.

Gil. Sois persuadé que plus je te parle , plus j'ai envie de te parler. Chaque fois que je suis loin de toi , je trouve que j'ai oublié quelque chose.

124 TjAJO HELL* 1MBARAZZ0.

Ehr. E a due cuori , che si amano cosi f dev' essere contrastato il vivere insieme !

Gil. Ma ora sta pur quieto, che presto tutto si accomoderà. Il cuore me lo dice , ed il mio cuore non isbaglia.

SCENA IL

Il MARCHESE e Detti.

Mar. Àprite. (di dentro picchiando alla porta.)

Gil. Ah !

Ewr. Non aprite, è mio padre. Io son morto.

(sottovoce a Gïlda, smaniando. )

Mar. Femmina, aprite, non fate clamore.

(corne sopra.)

Gil. Enrico mio, non intimorirti, nasconditi , lascia a me ogni cura. O tuo padre sa tutto , o v'è qualche equivoco 5 in qualunque modo lascia fare a me.

Ewr. Io sono avvilito. (smaniando , corne sopra.)

Mar. Cospetto ! Aprite , getto la porta a terra.

Gil. Signore , chi siete ? ( con voce alta. )

Mar. Sono il padrone. (corne sopra.)

Hen. Ciel î faut-il que deux cœurs qui s'aiment, ne puissent pas vivre ensemble !

Gil. Sois tranquille , tout s'arrangera : le cœur me le dit , et il ne me trompe jamais.

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