SCENE II
Le MARQUIS bt Lbs Mêmes.
Mar. Ouvrez. (En dedans, frappant à la porte.)
Gil. Ah!
Hen. N'ouvrez pas, c'est mon père : je suis perdu. ( Tout bas à Gilda et hors de lui-même. )
Mar. Madame, ouvrez, et ne faites pas de bruit. ( Comme dessus. )
Gil. Mon cher Henri , ne crains rien , cache-toi, laisse-moi faire. Ou ton père est informé de tout , ou il y a un quiproquo. Quoi qu'il en soit, laissemoi faire,
Hen. Je me sens abattu. (Agité comme dessus. ) Mar. Morbleu! ouvrez, ou j'enfonce la porte.
Gil. Monsieur, qui êtes-vous? ( Tout haut. ) Mar. Je suis le maître. ( Comme dessus. )
126 LAJO NELL 1MBARAZZO.
Gil. Non temere , ci son io ; va , va , obbedisci Gilda tua. (sforzando Enrico a ritirarsi. )
Enr. T obbedisco... bada... pensa, ioson fuori di me. (entra.)
Mar. In somma aprite, o fracasso la porta.
(corne sopra con collera.)
Gil. Abbiate un poco di soflerenza; riflettete che io non vi conosco, o signore, nulladimeno voglio credervi e rispettarvi. Vi apro, ma bensi vi prego a non abusarvi délia mia fiducia , ed a non ledere i dritti dell' ospitalità. Favorite, (aprendo.)
Mar. Ah donna senza rossore! (confuria.)
Gil. Piano, signore; miconoscete voi?
Mar. Una giovine a quest' ora nelle camere di don Gregorio , si fa conoscere abbastanza : non serve che parliate.
Gil. Mi maraviglio ! mi credete voi una vile, una...
Mar. Risparmiatevi queste parole. Tutte quelle del vostro taglio dicono cose simili.
Gil. Corne! (Egli è ingannato, si stia in guardia.) (da se.)
Mar. Vi prego sapere che io ho due ra-
Gil. Mais ne crains rien ; je suis avec toi : va-t'en donc , suis mon avis. (Forçant Henri à se cacher.)
Hen. Je t'obéis.... prends garde... réfléchis.... Je suis hors de moi-même. ( // entre. )
Mar. Si vous n'ouvrez pas, je brise la porte. ( Comme dessus , en colère. )
Gil. Ayez un peu de patience. Réfléchissez , monsieur , que je ne vous connais pas ; cependant je veux bien vous croire et vous respecter. Je vous ouvre ; mais j'aime à croire que vous n'abuserez pas de ma bonne foi , et que vous ne violerez pas les droits de l'hospitalité. Entrez. ( Ouvrant. )
Mar. (Furieux.) Femme déboutée !
Gil. Un instant , monsieur ; me connaissez-vous assez pour?....
Mar. Une jeune femme , surprise à cette heureci dans l'appartement de don Grégoire , se fait assez connaître : vous feriez mieux de vous taire.
Gil. Comment osez - vous , monsieur. . . . Me prendriez-vous pour Une de ces malheureuses créatures....
Mar. Taisez-vous , taisez- vous. Les femmes de votre classe disent toujours la même chose —
Gil. Gomment ! ( Il croit autre chose , restons sur nos gardes! ) (A part. )
Mar. Sachez que j'ai deux garçons , innocens
128 LAJO NELL IMBARAZZO.
gazzi, due colombe d' innocenza ; e vedete da' miei occhi e dal mio viso che forza fo a me stesso per non commettere una scena, alla xjuale il mio sdegno mi trasporterebbe , solo a fine di non porre in malizia questi figli. Venite meco.
Gil. Che pretendete?
Mar. Quando quel mostro di don Gregorio torna, non deve più trovarvi qui-, ma io vi mostrerô ad esso , onde negar non possa...
Gil. Signore,calmateviunistante, miratemi in volto , e ratfiguratemi -, son io la figlia del colonnello...
Mar. Eh , chiunque voi siate , arrossite di farvi scoprire, giacchè nell' infamia siete caduta d' essere stata sedotta...
Gil. Ma...
Mar. Tacete, inorridisco...
Gil. Ma ascoltate.
Mar. Che voleté dire ? Son uomo di mondo... So perfin le parole "che avete detto cor queir uomo scostumato.
Gil. Signore...
Mar. Scuse, pretesti ; so, conosco la raenzogna.
comme deux colombes. Vous pouvez juger, par mes yeux et par ma figure , de l'effort que je fais pour ne pas faire un esclandre. La fureur m'y entraîne, et c'est pour ne pas donner de la malice à mes enfans. Suivez-moi.
Gil. Mais que voulez-vous faire ?
Mar. Don Grégoire , à son retour , ne doit plus tous retrouver ici ; mais je veux vous montrer à ce monstre , afin qu'il ne puisse pas nier. . .
Gil. Mais, monsieur, calmez-vous. Regardezmoi. Ne me connaissez-vous pas ? Je suis la fille du colonel. . . .
Mar. Qui que vous soyez , rougissez de vous faire reconnaître , puisque vous avez eu l'infamie de vous laisser séduire. . . .
Gil. Mais....
Mar. Tais«&-vous. . . J'ai horreur...
-* Gil. Ecoutez donc.
Mar. Qu'avez-vous à me dire ? Je suis homme d'expérience... je sais même la conversation que yous avez tenue avec cet homme immoral.
Gil. Mais, monsieur...
Mar. Point d'excuses : c'est un tas de mensonges.
3o LAJO NELL 1 IMBARAZZO.
SCENA III
Don GREGORIO e Dbtti.
D. Gre. Gilda, son io , son don Gregorio.
(Jiiori délia porta picchiando. )
Gil. Mio caro...
Mar. Tacete , se non voleté che dia nelle furie, (sottovoce.)
D. Gre. Apri, son io che porto tutto. (co- 1 me sopra. )
Mar. Ritiratevi , vi dico , o divengo una fiera.
Gil. ( Si cerchi di non isdegnarlo. ) (da se) Signore, non già per tema ch 1 io abbia. ma per ; mostrarvi la mia obbedienza mi ritiro. (Cielo! quai istante sarà mai questo l) (da se> si ritira.)
D. Gre. Presto, presto, (corne sopra.)
Mar. Impeti, reprimetevi. (âpre la porta con destrezza, ponendosi in modo dietro f tiscio, che don Gregorio entra in fretta senza vederlo.)
D. Gre. Capperi ! Vi voleva tanto? Temevo per quel satiro del marchese. (intabarrato colla creatura coperta dal mantello. )
LE PRÉCEPTEUR DANS L EMBARRAS. l3l