SCENE III
Don GREGOIRE et Les Mêmes.
D. Grég. Gilda , c'est moi , je suis don Grégoire. ( De dehors en frappant. )
G il. Mon cher....
Mar. Voulez-vous bien vous taire ? Ne me faites pas mettre en fureur. ( Tout bas* )
D. Gb ég. Ouvrez donc. J'ai tout apporté. ( Comme dessus. )
Mar. Retirez-vous , morbleu, ou je ne réponds plus de moi.
Gil. (Tâchons de ne pas l'irriter. ) (A part. ) Monsieur, ce n'est pas par crainte, mais pour vous montrer ma soumission , que je me retire. ( Ciel! à quelle terrible catastrophe touchons-nous!) ( A part et se retirant. )
D. Grég. Vite donc, vite donc. {Comme dessus.) Mar. O fureur ! domptons-nous. ( // ouvre la porte avec adresse , se plaçant derrière , de manière à ce que don Grégoire entre à la hâte sans le voir. )
D. Grég. Eh bien! fallait-il tant que cela! Je craignais de rencontrer ce vilain satyre de marquis. {Enveloppé dans son manteau et cachant V enfant.)
l'il i/AJO NEu/ 1MBARAZZ0.
Mar. Eccolo il satiro. (con voce cupa, tremando dalla collera. )
D. Gre. Ah! (tremando dalla sorpresa , e cercando celarpiu che mai ilfanciullo.)
Mar. Vecchio sfrenato! mira in cbe stato mi poni; vedimi, son paralitico dalla rabbia.
D. Gre. ( E se io non cado apopletico è un prodigio.) (da se) Signor mar.... che.... se. (non potendo neppur parlare. )
Mar. Scostumato ! (accostandosegli pian piano sempre convuUo) A quest' ora una giovane... in mia casa... ove sono gl 9 innocenti miei figli... Ah ! vero lupo custode di agnelli.
D. Gre. Signor mar... che... se. (corne sopra.)
Mar. (neir avvicinarsi vedendo che don Gregorio ha qualche cosa sotto il tabarro.) Cosa avete? cosa avete li sotto?
D. Gre. Signor mar... chese, nulla.
Mar. Corne nulla! (con voce di collera. )
D. Gre. Una bagattella... (Io cado freddo!) ( da se. )
Mar. Mostrate, o ch' io vi perdo il rispetto.
D. Gre. È un affare mio parlicolare... j
Mar. Eh! che mi occulterete in vano... '
LE PRÉCEPTEUR DANS L'EMBARRAS. l33
Mar. Le voilà le satyre. ( D'une voix concentrée et tremblant de colère, )
D Grég. Ah ! ( Tremblant de surprise et cherchant à mieux envelopper le poupon. )
Mar. Vieil effréné ! vois dans quel état tu me mets ; regarde : la rage me rend paralytique.
r D. Grég. (Et moi, si je ne tombe pas raide d'un coup d'apoplexie , c'est un miracle.) {A part.) Monsieur le mar...quis... {Ne pouvant pas s'exprimer.)
Mar. Homme sans mœurs ! (S J approchant toujours tremblant et doucement de don Grégoire. ) A
cette heure-ci , une jeune femme chez moi. . .
où sont mes innocens enfans! . . . Vous n'êtes qu'un loup gardien de moutons.
D. Grég. ( Comme dessus. ) Mais mon... sieur... le... mar...
Mar. ( En s' approchant, il aperçoit que don Grégoire tient quelque chose sous le manteau. ) Qu'avez-vous là ? qu'avez-vous là-dessous?
D. Grég. Rien , rien , mons
Mar. Comment rien ? ( Haut et en colère. )
D. Grég. Une bagatelle... (Je vais tomber raide. ) ( A part. )
Mar. Montrez ce que c'est , ou je vous manque de respect.
D. Grég. C'est une petite affaire à moi...
Mar. C'est en vain que vous prétendez me ca-
1 34 LAJO NELL JMBARAZZO.
(prendendo una parte del tabarro, e scoprendo il bambino. )
D. Gre. Ah ! marchese mio.
Mar. Che vedo! {tremando.)
D. Gre. {restando immobile perl indecisione con ilfanciullo scoperto, guardando Jisso il marchese.) Non è niente.
Mar. E chi mi regge, che non perda la ragione, e colle mie mani... (lanciandosi verso don Gregorio. )
SCENA IV
G1LDA. e Detti.
Gil. Ah! marchese, che fate? questo è figlio mio, è sangue vostro. (strappando iljiglio dalle braccia di don Gregorio. )
Mar. Sangue mio ! sfacciata !
Gil. Si, e niuno saprà strapparlo da queste braccia. (Qui vi vuole un' azione da romanzo.) ( da se y ed entra stringendo , e baciando il Jiglio.)
Mar. Disonesta! Sangue mio!
D. Gre. (Nasca quel che sa nascere.) {da se) Si, marchese, tutto è scoperto, quello è sangue vostro.
LE PRÉCEPTEUR DANS i/EMBARRAS. 1 35
cher... ( Soulevant un coté du manteau et découvrant le poupon. )
D. Grég. Mon cher marquis...
Mar. Que vois-je ! ( Tremblant. )
D. Grég. {Immobile et embarrassé avec V enfant découvert , et regardant fixement le marquis. ) Ce n'est rien.
Mar. Grand Dieu! qui me retient! Ma raison s'égare. . . Je vais par mes mains. . . ( Fondant sur
don Grégoire. )