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CHAPITRE SEPTIEME

De Paris à Stockholm. — Séance d'ouverture. — M. Lovén et le muséum d'histoire naturelle. — M. Nordenskiôld. — Fête au Djurgarden. — Visite à Upsal et à l'antique Œsta Aro^. — Tumulus. — Université d'Upsal. — Réception. — Musées. — Excursion à l'ile de Bjœrkœ. — Tumuli et emplacement de la ville. — Explications de M. Stolpe. — Château royal de Gripsholm.

Le Congrès d'anthropologie et d'archéologie préhistorique s'ouvrait à Stockholm, le 7 août 1874. L'attrait que présentait un voyage dans les pays Scandinaves rarement visités par les touristes français, l'importance des questions qui devaient être discutées, l'intérêt des excursions projetées, avaient attiré un grand nombre d'adhérents ; cent quatre-vingts Français au moins s'étaient fait inscrire.

Le 30 juillet, je prenais, le matin, à Paris, le chemin de fer du Nord, en compagnie de deux excellents amis, M. le marquis de Saporta et M. Ludovic de Maussion ; ce dernier, au retour du voyage, devait être enlevé par une mort rapide et imprévue. Le premier jour, nous couchons à Cologne et le lendemain à Hambourg où.

nous sommes rejoints par mon frère. Le 2 août, à onze heures du soir, nous arrivions à Copenhague, après avoir traversé en chemin de fer le Holstein, le Schleswig, les îles Fionie et Seeland. La route est longue et le trajet dure seize heures, mais le temps était superbe ; si le Holstein et le Schleswig manquent de pittoresque, Fionie et Seeland, avec leurs belles cultures, leurs magnifiques forêts de hêtres, offrent des paysages plus variés. Deux fois, du reste, à Fredericia et à Nyborg, on laisse^ le wagon pour prendre le bateau à vapeur ; c'est une diversion qui fait paraître la route moins longue et moins monotone.

Le 5 au matin, je quittais Copenhague. 750 kilomètres nous séparaient encore de Stockholm. Les membres du Congrès, français ou étrangers, arrivaient de toutes parts ; déjà, la veille, j'en avais rencontré plusieurs à l'hôtel» dans les rues, dans les musées. Sur le bateau à vapeur qui de Copenhague conduit à Malmô se trouvaient en même temps que nous, M. de Quatrefages ; M. Bertrand, le directeur du musée de Saint-Germain; M. Sélys-Longchamps, qui me donna des nouvelles de M. d'Omalius d'Halloy, son beau-père, cruellement atteint de paralysie depuis quelques mois ; M. Evans, président de la société géologique d'Angleterre ; M. Francks, directeur du musée ethnologique de Londres ; M. Worsaae, avec lequel j'avais déjà renouvelé connaissance la veille, et beaucoup d'autres.

A Malmô, on prend le chemin de fer pour Stockholm. La route, bien qu'un peu longue, ne manque pas cependant de charme; les paysages sont gracieux et variés. Il s'agissait, d'ailleurs, d'un pays tout à fait nouveau pour moi, et je ne pouvais me lasser de contempler ces forêts de sapins, de pins et de bouleaux, ces maisonnettes

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