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STATION LACUSTRE DE LA PIERRE

moraines déposées par l'ancien glacier de l'Aar. Le lac du premier plan est le Gerzensée, produit du barrage d'un cours d'eau par les montagnes boisées qui le dominent (fig. 1). Partout le trait distinctif des paysages morainiques, est l'existence d'un grand nombre de petits Jacs situés entre les moraines qui ont barré les cours d'eau.

Deux séances ont été consacrées aux communications ; je me bornerai à en signaler quelques-unes :

M. Garl Vogt a entretenu l'Assemblée d'un crâne humain provenant de la station lacustre de la pierre, de Greny, Les débris de ce crâne sont incomplets ; cependant, par sa grandeur et sa forme, il rappelle les crânes désignés par Rutimeyer et His sous le nom de type de Sion, et on peut en conclure, avec toute probabilité, que les hommes habitant cette station à Tâge de la pierre appartenaient à ce type, qui est le type helvétique actuel.

L'analyse des restes du crâne de Meulen, au lac de Zurich, le seul trouvé précédemment dans les habitations lacustres, confirme ces conclusions. Bien que très incomplet lui-même, ce crâne offre un grand air de parenté avec celui de Greny et par conséquent avec les crânes suisses actuels. C'est évidemment la même race et la même souche ; il n'est ni dolichocéphale, ni franchement brachycéphale, tout en paraissant, par sa largeur occipitale, se rapprocher plutôt de ce dernier type. N'est-il pas curieux de voir le type crânien de la première Suisse s'être remarquablement conservé jusqu'à nous, bien que plus tard différents autres types se soient mélangés avec lui ?

M. Quiquerez, ingénieur des mines du Jura bernois, à l'aide de minutieuses investigations, a découvert les

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traces d'environ quatre cents fourneaux remontant à la première époque du fer. Plusieurs sont assez bien conservés pour qu'il soit possible de se rendre compte de leur construction. M. Quiquerez met sous les yeux du Congrès un modèle en petit d'un établissement sidérurgique de cette époque, reproduisant le fourneau^ la charbonnière, les amas de scories, le logement des ouvriers, les outils, etc. Les fourneaux signalés par M. Quiquerez remontent à plusieurs époques. Les plus anciens consistent en une petite excavation cylindrique, peu régulière, creusée dans le flanc d'un coteau, et fermée en avant par des argiles réfractaires, contre lesquelles sont butées quelques pierres. On ne voit, dans ces divers fourneaux, aucune trace de soufflets, et le tirage devait s'effectuer par l'ouverture d'où s'échappaient les scories.

De nombreux débris d'une poterie grossière, mal cuite, confectionnée à la main sans emploi du tour, avec des grains de quartz dans la pâte, se rencontrent autour des fourneaux. On y trouve aussi des fragments de bois de cerf, qui ont dû servir de manches d'outils, et diverses haches en fer ; Tune d'elles, très ancienne, à douille terminale dans le sens de la longueur de l'outil, les autres à douilles transversales, comme dans nos haches actuelles.

Le docteur Clément présente au Congrès une magnifique série d'objets de la pierre polie provenant des palafittes du lac de Neuchâtel, surtout des stations de Saint-Aubin et de Concise. Rien n'est beau comme le casier qui renferme les silex taillés, aussi finement retouchés et encore plus variés que ceux du Danemarck et de la Suède. Parmi les pièces exceptionnelles, je citerai une lame de poignard intacte, d'un côté à face plane, de l'autre à dos arrondi retaillée par petits éclats et se ré-

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