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MUSÉE DE SAINT-GERMAIN. LE MOUSTIER

CHEZ-POURÉ.

Longueur.

Largeur.

Longueur.

Largeur

Racloir

millim.

millim.

millim.

millim.

Les plus

grands . ,

Les plus

petits. . .

Moyenne

sur 16. .

Moyenne

sur 20 . .

Pointes moustériennes .

Les plus

grandes.

Les plus

petites . .

Moyenne

sur 17. .

Moyenne

sur 57 . .

En fait de pointes moustéricnnes en silex, le musée de Saint-Germain en possède une, simplement éclatée, des alluvions quaternaires d’Abbeville, ayant : longueur, 140 millimètres, et largeur, 73. Une autre, même gisement et même localité, parfaitement retouchée, a encore 121 millimètres de long sur 36 de large.

La plus belle pointe moustérienne que j’aie vue vient des alluvions d’Asnières, près Paris. Elle appartient à M. Nicaise. La plus longue du musée a 152 millimètres et 59 seulement de large. Elle vient de la ballastière de la Justice de Bracheux (Oise). Le sommet seul est bien retouché.

Le plus grand type Levallois du musée de Saint-Germain provient de Montguillain (Oise) et mesure : longueur,

lot) millimètres; largeur, 99. Il en existe déplus considérables dans d’autres collections.

§ 5. Modes de gisement. — Le moustérien partage avec le chelléen les deux grands modes de gisement de ce dernier : alluvions quaternaires et surface du sol. Il a de plus, en propre, des gisements intermédiaires entre les deux précédents et le dépôt intérieur de certaines grottes.

Sur les hauts plateaux et les autres points que les dépôts quaternaires n’ont pas atteints ou bien où ils ne se sont pas développés, il est tout naturel de rencontrer les objets moustériens dans la terre végétale et à la surface du sol, mêlés à ceux de l’époque précédente et des époques suivantes. On ne les distingue alors que par leurs formes. Il faut en faire le triage. Pourtant, comme ils sont beaucoup plus anciens que les objets en pierre des temps actuels, ils ont généralement une patine bien plus considérable, bien plus intense, qui sert à contrôler leur détermination.

Dans les graviers et sables des alluvions quaternaires, le moustérien est souvent aussi mèléau chelléen, soit par suite de remaniements, soit parce qu’il ne s’est manifesté que peu à peu, au détriment de son prédécesseur, qui disparaissait progressivement, à mesure que l’autre se développait. On peut pourtant dire, d’une manière très générale, que le moustérien, qui commence à se montrer dans les alluvions caillouteuses quaternaires des hauts niveaux, s’est surtout développé dans les alluvions des bas niveaux.

Dans les hauts niveaux, on trouve principalement le moustérien, très pur et parfois très développé, sous le lehm et les formations atmosphériques désignées autrefois sous le nom de diluvium rouge. C’est ainsi que MM. Gosselet, Pilloy et Lccocq ont signalé une station moustérienne à Hargicourt (Aisne), entre le sable tertiaire et le limon, et M. Marlol, une entre la couche de phosphate cl la glaise noirâtre, à Masigny (Côte-d’Or).

HOMME QUATERNAIRE

Enfin, c’est avec le moustérien que commence l’occupation des grottes et abris. On peut citer, comme exemple d’abris, la station de Ghez-Pouré, qui se trouve dans un petit vallon, au pied de parois de rochers, dont une partie des couches surplombent plus ou moins. En fait de grottes, on peut citer le Trou du Renard et la grotte de Néron à Soyons (Ardèche), et le Moustier lui-même, dont la petite grotte a fourni beaucoup de pièces des meilleures. Il faut y joindre certaines brèches en plein air comme celle de Gcnay (Côte-d’Or).

Le moustérien offre beaucoup plus de stations bien caractérisées et bien définies que le chellécn. A part quelques ateliers de fabrication bien déterminés, comme le Bois du Rocher, Tiily et Charbon iôrc, ce dernier ne présente guère que des pierres disséminées en plus ou moins grande abondance. Le moustérien, au contraire, nous montre de véritables lieux de résidence ou de campement. A Genav, c’était un centre d’habitation près d’une source ; les grottes étaient des refuges qui ont été plus ou moins longtemps et régulièrement habités. Il en est de môme des abris, comme Chez-Pouré, au Mont-Dol et à Gœuvres. Nous trouvons sur tous ces points non seulement d’abondants débris de l’industrie, mais des accumulations de restes de repas consistant surtout en ossements des animaux qui ont servi de nourriture, ossements disséminés autour de foyers.

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