MAGDALÉNIEN. — INDUSTRIE
§ I. IVoin et caractère distinctif. — La station de la Madeleine est au pied d’un escarpement de calcaire presque vertical, dans l’arrondissement de Sarlat (Dordogne), à 25 mètres de la Vézère et à 6 mètres au-dessus de son niveau. Bien exposée au sud, elle a 7 mètres de large et se développe sur 15 mètres le long du rocher. La puissance moyenne du dépôt archéologique est de 2“, 50. Sur certains points il dépasse 3 mètres. Ce dépôt a été complètement fouillé par Edouard Lartetet Henry Christy. Les instruments en os ou cornes de cervidés étaient fréquents ; les objets d’art, surtout gravures, étaient nombreux. Les silex taillés, bien que très abondants, n’ont plus les formes élégantes du solutréen. Ce caractère, joint à la fréquence des objets en os et en cornes de cervidés, rend la Madeleine parfaitement caractéristique de l’époque nouvelle que nous avons à étudier. C'est ce qui m’a fait appeler cette époque époque de la Madeleine ou magdalénienne. Il était impossible de trouver une localité tout à la fois mieux fouillée, mieux connue, plus caractéristique, plus indépendante , plus typique. C’est, en outre, une des premières explorées.
A la tin du solutréen il s’est opéré une importante
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révolution dans l’industrie. Jusque-là la matière première (jui servait à la confection des armes et des outils était essentiellement la pierre. Aussi son travail successivement et lentement amélioré était-il arrivé à un remarquable degré de perfection. C’était son apogée. Alors un nouveau genre de matière première, les parties osseuses des animaux, os, corne de cervidés, ivoire, a été utilisé. C’est cet emploi qui caractérise surtout l’époque magdalénienne.
$ 2. Dégénérescence »lu silex. — Le premier résultat de l’introduction de matières premières nouvelles dans l’industrie a été de diminuer beaucoup l’importance et le fini de la taille de la pierre. Elle n’a plus été employée que pour la confection des objets où elle était indispensable. 11 y a eu dégénérescence et recul dans cette branche de l’industrie. Mais cela n’atteint en rien la grande loi du progrès dans Pliumanilé. Le progrès doit être considéré dans l'ensemble des faits et non dans une série particulière. Or il est évident que l’industrie multipliant ses ressources était en progrès, bien que faiblissant dans une de ses branches devenue moins nécessaire, moins utile.
La pierre et plus spécialement les diverses variétés du silex sont surtout nécessaires pour couper, racler et percer ; aussi les lames ou couteaux, les grattoirs et les pointes vives, sont les pièces qui abondent à l’époque magdalénienne. Comme il vient d’ètre dit, le plus grand nombre est en silex. Pourtant assez fréquemment ou en recontre en jaspe, parfois semé de nombreux petits points noirs. On en trouve aussi exceptionnellement en cristal de roche.
Les lames sont si nombreuses qu’elles en deviennent presque caractéristiques, d’autant qu’elles sont généralement minces et élancées, ce qui les distingue des lames moustériennes et des lames robenhausiennes ( Musée préhistorique, nos ldi à 130).
Ce son! ces lames qui ont été utilisées pour fabriquer les burins dont je parlerai un peu plus loin à propos de l’art. Ce sont aussi ces lames qui ont servi pour faire les grattoirs ( Musée préhistorique, n° 139) et les doubles grattoirs. (Fig. 40 et 41.)
Quant aux pointes ( Musée préhistorique , noS 137, 138),
Fig. 40. Fig. 41.
Graltoir. Double grattoir.
Silex, Laugerie-Basse, Tayac (Dordogne). Musée de Saint-Germain, n°5 22,620 et 22,027. 1/2 grandeur.
ce sont aussi des lames, mais plus fines et plus déliées, par conséquent plus petites, avec une extrémité aiguë. Souvent, pour faciliter la préhension et le maniement de l’instrument, un des tranchants de la lame est complètement abattu par une série de retouches régulières [Musée préhistorique, nos 140 à 142). Ces retouches, en se prolongeant jusqu’au bout, rendent aussi parfois la pointe plus aiguë.
§ 3. Mortiers, tatouage. — En dehors des objets en silex, il existe des mortiers habituellement en roches graniloïdes, quelquefois en quartzile ou en grès. Ce sont des cailloux de diverses grandeurs dans lesquels on a creusé sur la face la plus plane de petits godets. Il en a été rencontré un grand nombre à la Madeleine, depuis l'état
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(l’ébauche à peine commencée, jusqu’à celui de pièce très finie et ornementée d’une gorge ou sillon autour du godet (Musée préhistorique, n° loi). On n’en connaît qu’un de ce genre. Mais les Eyzies en ont fourni plusieurs ordinaires. 11 en a également été recueilli à Gorge d’Enfer et à Laugerie-Basse, ainsi qu’à la Salpétrière du Pont du Gard. Les dimensions varient beaucoup, pourtant le godet est toujours assez restreint et surtout très peu profond. Le musée de Saint-Germain en possède un de la Madeleine dont la pierre a 222 millimètres de grand diamètre et le godet seulement 79. Un autre également de la Madeleine mesure: pierre, 106 millimètres; godet, 00. Celui de Gorge d’Enfer, un des plus petits, n’a que : pierre, 48 millimètres de grand diamètre ; godet, 24.
Cesmortiers à petits godets servaient très probablement à triturer des couleurs minérales et à les amalgamer avec de la moelle pour le tatouage et la peinture du corps. En elfet, avec les mortiers on rencontre des cailloux ovalaires, excellents triturateurs, qui ne portent pas trace de percussion.
Dans les stations solutréennes et magdaléniennes tous les os à moelle sont cassés, ce qui montre que cette substance a été fort recherchée.
Enfin, dans plusieurs stations magdaléniennes on a rencontré des morceaux de limonite ou sanguine, peroxyde de fer hydraté, qui donnent une belle couleur rouge. U y a plus, ces morceaux ont servi à fournir de la matière colorante, car ils portent des stries longitudinales qui montrent qu’on les a raclés avec des silex plus ou moins ébréchés. Un a signalé de cette sanguine avec traces de raclage dans la grotte de Coumba-Negra (Corrèze), aux Eyzies (Dordogne), dans la grotte de Mongodier (Charente) (M usée préhistorique, nJ 132), dans celle de Clnaleux (Belgique), etc. ASolutré, non seulement on rencontre du peroxyde de fer, maisaussi du minerai de manganèse, (pii, pulvérisé, donne
une poudre noire. Ce minerai vient de Romanèche,qui est à une certaine distance de la station.
La coloration en noir et en rouge est encore très fréquente chez les sauvages actuels. Le musée de Saint-Germain possède un mortier godet tout à fait semblable à ceux du magdalénien, provenant de la tribu américaine des Osages, à JefFerson-Gity (Missouri).
§ 4. Pendeloques. — L’amour de l’ornementation, de la parure se complétait par l’usage des pendeloques. L’homme écrasé de Laugerie-Basse, découvert par M. M assenai, nous montre comment ces pendeloques se distribuaient sur le corps. 11 était orné de 20 coquilles percées de cyprées ou porcelaines. (Voir Musée 'préhistorique, n° 164.) Il y en avait 4 sur le front, 2 à chaque humérus, 4 à chaque genou et 2 sur chaque pied.
Les pendeloques les plus habituelles consistaient en dents percées à la racine.
Ce sont des canines d’ours, à Laugerie-Basse (Dordogne), à Sordes (Landes), à Chaleux (Belgique) ; de lion , à Sordes ; de Ij nx, aux Eyzies (Dordogne); de loup, à Laugerie- Basse, Gorge d’Enfer et la Madeleine (Musée préhistorique, n° 160) (Dordogne), à Bize (Aude), à Goyet (Belgique) ; de renard, à Laugerie-Basse, la Madeleine et partie supérieure de la grotte de l'Eglise à Excideuil (Dordogne), à Goyet; enfin des canines de cervidés (jig. 42), dents atrophiées qui sont encore très recherchées dans la vénerie moderne, à Laugerie-Basse, les Eyzies (Musée préhistorique, n° 162) et la Madeleine, a Bruniquel (Tarn-et-Garonne), à Arudy (Basses-Pyrénées), à Goyet et au trou Magrite (Belgique). Ce sont des inci-
Canine de cervidé percée à la racine. Bruniquel ( Tarn -et- Garonne ).
(Musée do Saint-Germain, n° 4449.) Gr.
nat.
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sives : de cheval, à la Madeleine [Musée préhistorique , n° 159) et à Goyet ; de grands bovidés, à Laugcrie-Basse, la Madeleine, Bruniquel et Goyet; de bouquetin, à la Madeleine ; de renne, à Laugerie-Basse et Bruniquel.
Ces dents n’ont habituellement qu’un seul trou percé à la racine. Pourtant la Madeleine et Laugerie-Basse [Musée préhistorique , n° 161) ont fourni des incisives de grands bœufs avec deux trous. 11 on est. qui ont aussi des séries de petites coches le long du dos. Une incisive percée de bovidé d’Arudy a aussi quatre coches. Ces dents percées sont généralement très disséminées. Pourtant la grotte de Bize a fourni à M. Filliol une vingtaine de canines de loup percées, groupées à peu près ensemble. La môme grotte en a fourni sept à la commission du musée de Narbonne.
Les canines atrophiées de cervidés étaient si recherchées que les habitants de la grotte du Mammouth (Pologne) en ont fabriqué d'artificielles en ivoire.
Après les dents, les pendeloques les plus fréquentes étaient les coquilles ; nous allons leur consacrer un paragraphe spécial. Mais auparavant nous devons signaler quelques autres pendeloques. Ce sont des vertèbres de gros poissons percées au centre, trouvées à Bruniquel ; des cristaux transparents de fluorine, d’un beau violet, recueillis à Chalcux; un caillou oblong percé au milieu, avec essais de gravure, de la Madeleine (Musée préhistorique, n° 157) ; divers ossements gravés, avec petit trou de suspension, de Laugerie- Basse.
Edouard Lartct ajoutait aussi les os ou rochers de l’oreille du cheval. En effet, comme dans la grotte d’Aurignac (Haute-Garonne), on en rencontre parfois de percés; mais, la dureté des diverses parties de ces os étant très inégale, les trous ne se sont-ils pas produits naturellement depuis l’enfouissement dans le sol? De Ferry a cité un rocher de l’oreille d’un grand bovidé percé, grotte de Yergison (Saône*
ct-Loire) ; Mais, d’autre part, Delesse en mentionne un, également percé, provenant des alluvions quaternaires de Vert (Seine-et-Oise).
§ 5. Coquilles. — Comme je viens de le dire, les coquilles marines, vivantes et fossiles, étaient, après les dents, les ornements les plus habituels. On les rencontre en grand nombre disséminées dans presque tous les gisements. Elles étaient parfois percées d’un seul trou, parfois de deux et même de trois ( Musée préhistorique , nos 1 60 et 10 i). On en a trouvé de groupées en grand nombre. C’est ainsi que M. Dupont a recueilli -180 moules silicifiés de tu rri tel les dans la grotte de Goyet (Belgique).
Des mollusques marins servaient à la nourriture de l’homme, aussi dans les gisements voisins des côtes trouvet-on en abondance des coquilles d’espèces édules. On peut citer la grotte d’Altamira (Espagne), dans laquelle M. Harlé a recueilli en extrême abondance des litlorines ( Littorina lillorea ) et surtout des patelles (Patellci vulgatd)', espèces communes sur les côtes voisines du golfe de Gascogne, seulement les patelles atteignent des dimensions beaucoup plus fortes que de nos jours.
La grotte de la Crouzade (Aude), à 2 kilomètres de la mer, contenait aussi beaucoup de coquillesdont les animaux avaient servi de nourriture. La grande généralité des coquilles des Baousse-Roussés sont dans le même cas.
Les coquilles vivantes rencontrées dans les grottes éloignées de la mer et les coquilles fossiles rentrent dans la catégorie des ornements. Habituellement elles sont trouées. Pourtant parfois elles ne le sont pas. Elles étaient probablement alors conservées comme approvisionnement et moyen d’échange. L’étude attentive de ces coquilles est très importante pourla science, parce qu'elle peut nous fournir de précieuses données surlcs migrations ou voyages et les relations commerciales des hommes de l'époque magdalénienne.
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Dansunestation près d’Issoirc (Puy-de-Dôme), M. Pornel a trouvé, dès 1 843, associées au renue, des coquilles percées des faluns de la Touraine, dont le gisement est dans les vallées du Cher et de la Loire à 300 ou 400 kilomètres de distance.
Parmi les coquilles recueillies par Bourgeois etMM.Fermond et de Maret dans les gisements magdaléniens de la Charente, M. Fischer a reconnu 17 espèces vivantes, toutes du littoral océanique, S espèces du miocène de l’Anjou, de la Touraine et de l’Aquitaine, plus 2 espèces éocènes du bassin de Paris.
Les cyprécs qui servaient de parure à l’homme écrasé de Laugcrie-Basse (Dordogne) sont d’après mes déterminations des Cyprea lurida d’un gris de souris et des Cypreapyrum d’un joli fauve roux, coquilles méditerranéennes, rares dans les parages français. A ces deux espèces M. Fischer en a joint une troisième, également de la Méditerranée, la Nassa gibbosulci. Les autres espèces vivantes de Laugcrie-Bassc, d’après M. Fischer au nombre de 13, sonL toutes océaniques. Quant aux coquilles fossiles, elles seraient des faluns de l’Anjou et surtout de la Touraine. Une d’elles, la Paludina /enta, n’est connue que de l’ile de Wight.
La Madeleine a fourni trois espèces fossiles qui se rencontrent aussi dans les faluns de la Touraine. M. Fischer croit qu’au contraire les deux espèces recueillies à Bruniquel (Tarn-el -Garonne) appartiennent aux sahlcs pliocènes du Roussillon ou Pyrénées-Orientales.
Dans la grotte de Gourdan (Haute-Garonne), M. Piette signale, eu fait de coquilles vivantes, 5 espèces de 1 Océan, 2 seulement de la Méditerranée et 5 des deux mers; en fait de coquilles fossiles, 3 des Landes et de la Gironde et 2 des Pyrénées-Orientales.
Le trou de Chaleux (Belgique) a fourni a M. Dupont 54 coquilles marines tertiaires, sur lesquelles 39 ;suscep-
tibles d’ètre déterminées appartiennent à 1 1 espèces du bassin de Paris dont les gisements les moins éloignés sont Reims, Courtagnon, Pont-Chartrain et Grignon.
Par l’examen des coquilles fossiles de Tbayngen (Suisse), M. Cari Mayer met la population de cette grotte en relation avec le bassin tertiaire de Vienne en Autriche et avec celui de Bordeaux.
§ 6. Aiguilles. — Un des plus jolis outils de l’homme magdalénien est certainement l’aiguille à chas. Ces aiguilles sont bien supérieures à celles des époques postérieures, voire môme des époques historiques, jusque vers la renaissance. Les Romains par exemple n’ont jamais eu d’aiguilles comparables à celles de l’époque de la Madeleine. Ces aiguilles sont en os ou en corne de renne. Pour les faire, au moyen d’un silex on détachait d’une corne de renne ou d’un os une longue esquille ( Musée préhistorique, nos 165, '166), que l’on arrondissait ensuite en la passant entre les dents d’un silex garni de coches (Musée préhistorique , n° 167). On finissait de polir l’esquille et on lui donnait la pointe au moyen d’un grès à grains fins (Musée préhistorique, n° 168). Puis, en faisant tourner sur le gros bout un silex très pointu, on perçait le trou ou chas ( Musée préhistorique , n° 169).
Presque toutes les stations ont fourni des os et des cornes de renne sciées en long, pour former des esquilles. Les silex à séries de coches sont surtout abondants à Bruniquel. Le trou de Chaleux en a aussi donné un certain nombre. Les petits polissoirs en grès sc sont rencontrés à la Madeleine, à Massat, etc.
Les aiguilles (fig. 43), d’abord fort longues, se cassaient souvent soit au chas, soit cà la pointe. On refaisait successivement la partie endommagée, de sorte que l’aiguille finissait par devenir très courte (Musée préhistorique, nosI70 à 173). Les aiguilles ont été signalées un peu partout : Ro-
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chebertier ou le Placard (Charente), grotte des Fées (Gironde), Laugerie-Bassc, les Eyzies, la Madeleine et la Balutie (Dordogne), Bruniquel (Tarn-et-Garonne), Massat inférieure (Ariège), Gourdan (Haute-Garonne), Lortlict (Hautes-Pyrénées), Bize (Aude), Bethnas supérieure (Isère), Salève (Haute-Savoie), Goyet et Chaleux (Belgique), Creswell et Ivent’s Ilole (Angleterre), Altamira (Espagne).
Il y a aussi parfois, mais très rarement, des aiguilles à tète (Musée préhistorique, n° 174). Le corps de l’aiguille est la partie la plus forte; vers le °
sommet il y a un évidement, puis une petite tête. L’évidement servait à attacher le :
fil, la tète à le retenir. Tète et fil passaient facilement dans le trou fait par l’aiguille, son corps étant plus gros que la tète.
On doit rapprocher des aiguilles les crochets en corne de renne. Ce sont des tiges cylindriques terminées au sommet en pointe avec deux crans superposés (Musée préhistorique, n° 175). La pointe sert à faire un trou dans la peau ; le fil s’engage sur les crans et U(ru^- ^ o? l’on peut ainsi le tirer à travers le trou. La La Madeleine Madeleine et les Eyzies ont fourni deces cro- t,r nal" chets. Les aiguilles en os, fines et déliées, se seraient bien vite brisées si elles avaient été employées à percer des trous dans les peaux. Elles servaient seulement à passer le fil dans des trous préalablement percés. Ces trous étaient faits avec de petites lames de silex très pointues que l’on rencontre en abondance dans toutes les stations magdaléniennes (Musée préhistorique, nos137, 140 à 145). Certains poinçons en os servaient au même usage (Musée préhistorique, n08 170, 177).
§ 7. Sagaies et harpons. — Les pointes destinées à servir de sommet à des armes de jet sont très communes
dans les stations magdaléniennes. Elles sont parfois en ivoire, plus souvent en os et plus fréquemment encore en corne de renne. Leur forme est assez variable, pourtant elles peuvent se classer ainsi qu'il suit :