‹ Le préjugé des racesChapitre 12 sur 122 · Mém. de la Soc. d'Anthrop.^ t. I · texte numérisé non relu

Mém. de la Soc. d'Anthrop.^ t. I

crânes étroits et aux crânes ronds, des dolichocéphales contre les brachycéphales. D'un côté, ces gens aux crânes étroits, relativement nouveaux venus sur le sol français, gens à l'esprit novateur, aventureux et sous une autre forme aussi remuants de nos jours que l'étaient leurs lointains ancêtres aux temps des migrations barbares ; de l'autre, leurs prédécesseurs, les brachycéphales plus paisibles et liés par destination au sol en tant qu'agriculteurs. Ils représentent dans notre collectivité Fesprit économe, réfléchi et conservateur ! Et alors comment réconcilier ces extrêmes? Une lutte fatale doit éclater entre eux, alimentée par leurs origines et aspirations contradictoires. Le triomphe définitif dans des siècles ou des millions d'années, sera certainement en France pour les brachycéphales. Cependant, que ceux-ci ne s'endorment pas trop sur leur victoire ! Ce fatalisme pessimiste a de quoi nous consoler. Sachant d'avance le résultat final inévitable, il devient inutile de s'acharner contre ces pauvres brachycéphales. Mais tous les doctrinaires de cette école n'ont pas la résignation aussi douce I Nott et Gliddon* frappés du rôle néfaste que jouent, dans l'évolution sociale, les bruns et les crâ,nes ronds, lanceront à travers le monde ce regret rétrospectif, que si Napoléon Y^ avait fait couper la tête à tous les démagogues qui n'étaient pas blonds, le gouvernement français aurait conquis la môme solidité que

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