Jypei of Manhind
celui d'Allemagne ou d'Angleterre I « Mort aux bruns I », clament ces deux sociologues américains, car ils ne peuvent vivre que sous des gouvernements militaires. Et lorsque le joug de cette forme de servilité ne pèse point sur eux, ils deviennent malheureux et font des révolutions.
Ces « amants de l'incroyable » , pour nous servir du mot de Tacite, ne manquent point ainsi de matériaux pour leur sacerdoce . Ils nous rappellent un peu cet empereur romain qui ayant reçu comme cadeau une poupée étrange, s'en éprit follement. Il en proclama la divinité suprême et l'honora de nombreux sacrifices.
L'inégalité humaine étant devenue, de la sorte, l'objet d'un véritable culte, on la glorifie sous toutes les formes. Chaque prétexte sera bon pour ces prêtres de malheurs, désireux de chanter la gloire de leur sombre déesse. Crâne étroit ou crâne rond : cheveux bruns ou blonds, le prognathisme, mains longues ou courtes, la forme du nez ou de l'œil, autant d'occasions poux proclamer la séparation providentielle des humains ; la nécessité, sinon le bienfait de leurs haines inévitables.
Redescendu au niveau des bêtes, l'homme senable avoir fait une chute vertigineuse. On le traite comme un simple animal ou une plante, comme si son cerveau, sa conscience, et des siècles d'évolution intellectuelle n'avaient point existé pour lui. L'histoire d'aujourd'hui de même que celle de demain prend l'aspect de ces thermes tragiques où trépassaient et trépasse-
ront les meilleurs d'entre les mortels. Si l'on doit prendra au mot ces philosophes deTinégalité inéluctable, le monde va vers sa ruine, s'il n'a la chance d'être sauvé par le chaos. Tandis que pour les uns, les anges s'en vont (les crânes étroits) et les monstres arrivent (les crânes ronds) ; pour les autres, l'incertain, sous forme des luttes incessantes, nous menace. Les races inférieures, se ruant sur les supérieures, parviendront peut-être à les détruire et peut-être en seront-elles elles-mêmes écrasées. Mais en tout état de cause, unequantité de périls : jaune, noir, juif, anglosaxon, pangermanique ou panslave, etc., surgissent de partout et ne nous promettent, pour des siècles à venir, que querelles, haines et tueries. Et, comble de malheur : lorsque deux races se trouveront en compétition, c'est 1 inférieure qui chassera l'autre (Lapouge) .
Notez que tout se ngue contre le triomphe des supérieurs. L'avènement de la démocratie avec son idéal de liberté et d'égalité n'est qu'une des plus grandes calamités pour l'avenir des peuples. Qu'estce que ces démocrates, sinon des brachycéphales, des bruns, des barbares en un mot, qui ne comprennent pas la beauté du régime des eugéniques, c'est-à-dire de l'élite blonde? Ils tendent à la jeter dehors et en tout cas à l'abaisser jus(|irà leur niveau. Les barbares ne sont plus rélégués dans les autres parties de l'univers, diront les anthiopo-sociologues ; ils logent près de nous ou philol au-dessous et au-do4;t;n« de nous, mu r«*7-(h»-< <^ée, et
dans les mansardes. Le pauvre monde se trouve ainsi menacé d'en haut et d'en bas.
Quelle riante perspective pour l'humanité de demain ?
Que deviennent, dans tout ceci, la dignité de l'homme, les exigences de la morale et les conquêtes de la science? Laissons pour le moment de côté les considérations abstraites et tournons-nous vers la science qui, après tout, passe pour avoir été la nourricière de toutes ces doctrines dont s'obscurcit la <îonscience moderne.