‹ Le préjugé des racesChapitre 18 sur 122 · RAGES ANIMALES ET RACES HUMAINES · texte numérisé non relu

RAGES ANIMALES ET RACES HUMAINES

médiaires ? Et il se rassure en pensant à l'extrême insuffisance des documents géologiques ^

Il admet avant tout, avec Sir Charles Lyell, une durée interminable des temps qui doit caractériser l'existence de notre globe. Et pour l'admettre, il se base d'un côté sur le volume immense des rochers qui ont été enlevés sur des étendues considérables. Il se console aussi en pensant à l'épaisseur de nos formations sédimentaires. Celles-ci atteignent, par exemple dans certaines parties de la Grande-Bretagne, d'après les calculs du professeur Ramsay, jusqu'à 72.584 pieds ^ Et lorsqu'on pense qu'entre les formations successives il s'est écoulé des périodes extrêmement longues pendant lesquelles aucun dépôt ne s'était formé, on arrive à des évaluations . fantastiques du temps que devrait durer notre planète. Cela frise l'éternité, nous dira Darwin.

Or la géologie et la paléontologie disposent de peu de renseignements à ce sujet. A cela rien d'étonnant. Des organismes complètement mous ne se conservent point; les coquilles et les ossements, gisant au fond des eaux, sont enlevés par le temps. La science n'a donc à nous montrer que des formes ou des espèces disparates. La science géologique présente des lacunes qui vont peut-être se combler avec le temps. Mais, dans l'état actuel, elle nous laisse plus ignorants qu'elle ne nous instruit. D'autre

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