Origine des Espèces, cliap. x
. Couches paléozoïques 37.154; couches secondaires 13.190 couches tertiaires 2.340, etc.
part, les faits qu'elle nous offre sont souvent vagues et incertains. D'après la comparaison de Lyell, les archives géologiques nous fournissent une histoire du globe incomplètement conservée, écrite dans un dialecte toujours changeant et dont nous ne possédons que le dernier volume traitant de deux ou trois pays seulement. Quelques fragments ou chapitres de ce volume et quelques lignes éparses de chaque page sont seules parvenus jusqu'à nous.
Tandis que les uns cherchent les premières traces de la vie organique dans les couches siluriennes les plus anciennes, les autres reculent leur apparition de bien des millions d années. On découvre constamment de nouvelles couches, on augmente le nombre des formations et on recule en même temps la première apparition des êtres organisés. Darwin croit donc trouver un appui pour sa théorie dans ce fait que, si on peut se fier aux preuves paléontologiques positives, les preuves négatives n'ont aucune valeur. Mais si le passé ne permet point de préjuger l'avenir, il nous autorise quand même à faire des conclusions pour le présent. Il se peut donc que la paléontologie arrive un jour à donner raison à Darwin, en procurant à sa théorie les nombreuses variétés intermédiaires, cette base essentielle de son édifice, mais pour le moment, celles-ci nous manquant complètement, il devient difficile d'épouser sa cause.
Circonstance aggravante : les représentants les plus autorisés de la géologie et de la paléontologie,