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CHAPITRE III

Les différentes parties de notre organisme forment m ensemble enchaîné par toutes sortes de liens. Une blessure faite sur un point de notre corps le fail souffrir tout entier. L'affaiblissement d'un de nos organes a sa répercussion plus ou moins forte sur l'ensemble de l'organisme. Déjà Gœthe et Geoffroy Saint-Hilaire en ont fait la remarque simultanément et ont essayé de l'exprimer sous forme d'une loi générale. La loi du budget de l'organisme, comme disait Goethe, ou la compensation de croissance, comme l'avait définie Geoffroy Saint-Hilaire, est devenue sous la plume de Darwin une loi de variabilité corrélative.

« J'appelle balancement des organes, dit Geoffroy Saint-Hilaire, cette loi de la nature vivante, en vert de laquelle un organe normal ou pathologiqu n'acquiert jamais une prospérité extraordinaire qu'un autre de son système ou de ses relations n'en souffre dans une même raison ».

Cette puissance coordinatrice était déjà bien connue des anciens sous le nom de nisiis fovmativus.

C'est à cette force mystérieuse qu'on rattachait les nombreux phénomènes de la régénération organique.

Quelle que soit, du reste, la définition de la loi, les faits qui lui servent de base restent incontestables. Lorsque nous faisons beaucoup travailler les muscles et provoquons par cela même Taugmentalion de leur grosseur, nous développons en même temps les vaisseaux sanguins, les ligaments, les nerfs, les arêtes osseuses et les os eux-mêmes. Quand nous obtenons chez un oiseau l'allongement ou le raccourcissement du bec, les parties du corps qui se trouvent en corrélation tendent vers le même effet. Lorsqu'on a développé outre mesure la longueur du corps chez les pigeons « grosses-gorges », le nombre de leurs vertèbres a augmenté, tandis que leurs côtes se sont élargies.

Très souvent l'apparition d'un seul trait changé nous fait assister à une série d'autres modifications lui en paraissent le couronnement ou le complément logique. C'est ainsi que les éleveurs, en dirigeant leurs efforts uniquement vers la modification d'un seul membre amènent le changement de plusieurs.

Lorsqu'on allonge le bec d'un pigeon, la longueur de la langue en bénéficie également. L'examen de plusieurs races de pigeons domestiques, comme le biset, le culbutant, etc., nous fait voir une grande différence dans la courbure de leur mâchoire inférieure. Or on trouvera chez eux en même temps une grande différence dans la courbure de la mâchoire supérieure. Chez les culbutants courte-face, les ailes

S3 raccourcissent proportionnellement à la taille réduite de cette race. Ainsi il y a une corrélation très apparente entre les longueurs des pattes et celles du bec (Darwin). Le grand cerf irlandais ayant acquis ses bois gigantesques pesant jusqu'à cent livres*, il s'en est suivi plusieurs autres changements dans son corps. Nous observons chez lui un crâne plus épais pour les porter, un renforcement des vertèbres cervicales et de leurs ligaments; un élargissement des vertèbres dorsales pour supporter le cou ; des jambes antérieures plus puissantes, etc.

Dans le domaine craniologique nous assistons à une série de phénomènes analogues. Le développement de la loge antérieure du cerveau, provoque parallèlement le refoulement du trou occipital en arrière. Un crâne qui* s'allonge devient plus haut; et, au contraire, la brachycéphalie augmentant, le crâne deviendra plus bas. L'aplatissement entier de la face, y compris les pommettes, est accompagne de phénomènes qui se trouvent logiquement coordonnés au changement principal. La glabelle sera également effacée, la racine du nez écrasée.

En étudiant de plus près le règne végétal, on y remarque les mêmes phénomènes. Tantôt la couleur des fleurs ou des feuilles subit les mêmes variations, tantôt celle des fruits, des graines et des feuilles change en même temps. Dans le melon serpent,

1. H. Spencer : Principes de Biologie (trad. française, Paris, F. Alcan).

dont le fruit mince et tortueux atteint jusqu'à un mètre de longueur, la tige de la plante, le pédoncule (le la plante femelle et le lobe médian de la feuille sont tous allongés d'une manière remarquable.

On pourrait dire que plus l'organisme est développé, plus cette coordination des caractères d^vienl manifeste. Qu'est-ce, en somme, que cette compensation, corrélation ou harmonisation des variétés subies par l'organisme ? Leur nature intime reste pour le moment inexplicable, et nous ne pouvons, dans la plupart des cas, que constater leur apparition successive ou simultanée.

La nature tient-elle de la sorte à maintenir une harmonie dans ses créations en faisant contrebalancer une modification par une autre la complétant? Ses desseins demeurent pour nous obscurs, d'autant plus que cette science de coordination des caractères n'est qu'à ses débuts. Pourquoi les jeunes pigeons blancs, qui, adultes, serontjaunes, Isabelle ou bleu argenté, sortent-ils de l'œuf presque nus, tandis que tous les autres pigeons, ayant un plumage d'une couleur en dehors de celles énumérées plus haut» naissent couverts de duvet? Quelle peut être la corrélation entre le duvet et la couleur Isabelle ou jaune qui empêcherait leur coexistence? Pourquoi le crâne de certaines races gallines portant sur la tête une grosse touffe déplumes, est-il perforé de trous nombreux? Pourquoi les lapins blancs ont-ils souvent des marques foncées sur le bout des oreilles et des pieds? Pourquoi la durée de gestation est-elle plus grande

chez les grandes races de bétail que chez les petites? Autant de questions, autant d'énigmes, qui ne resteront sans doute que provisoires. Il faut espérer que la science saura un jour éclaircir la plupart de ces mystères et les ramener à une loi globale. Dans l'intervalle il nous paraît que presque tous ces phénomènes dépendent d'une sorte de coordination organique. Les termes de « balancement » ou r. d'harmonie, » qui paraissent affirmer un fait prématuré, nous semblent impropres. Tout ce que nous savons se réduit à ceci : nous voyons une série de phénomènes coordonnés qui apparaissent simultanément ou à la suite l'un de l'autre. Nous ne dépassons pas les limites de l'expérience en affirmant l'existence d'une « loi de coordination organique » dont le sens et la causalité nous échappent.

Tout ce que nous avons constaté plus haut chez les plantes et chez les animaux, s'applique également à l'homme. Pourquoi la couleur blonde des cheveux accompagne-t-elle ordinairement la couleur bleue des yeux? Les organes delà vue et de l'ouïe se trouvent-ils d'ordinaire affectés simultanément ? Isidore Geoffroy signale ce fait que les doigts additionnels apparaissent chez l'homme en même temps non seulement sur les deux côtés, mais aussi sur les extrémités inférieures. On a remarqué que le daltonisme est doublé d'une incapacité de ressentir et de différencier les sons musicaux. Certaines observations tendent à accréditer cette opinion que les muscles de la jambe subissent des variations analogues à celles des muscles des bras.

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La face se trouve en harmonie avec le crâne. L'élargissement de la base du nez et de l'orifice intérieur des fosses nasales sur le squelette coïncide avec l'aplatissement de tout le massif nasal, os et cartilage (Topinard). Les cas de prognathisme sont ordinairement accompagnés de lèvres extrêmement

grosses.

Malgré le nombre incalculable de ces corrélations ou coordinations, il est impossible d'affirmer qu'il y ait là une relation de cause à effet. Ce genre de coïncidences, comme Claude Bernard l'avait remarqué avec raison, constitue un des écueils les plus graves que rencontre la méthode expérimentale dans toutes les sciences complexes et tout particulièrement en biologie. Il faudrait, pour établir les relations de cause à effet, pouvoir procéder aune sorte de contreépreuve, autrement dit supprimer la prétendue cause et voir si l'effet persiste quand même. La science expérimentale ne pourrait admettre qu'une explication obtenue dans les conditions si rigoureuses de la contre-expérimentation. Lorsqu'un chimiste veut prouver la véracité de son analyse, il ne la prouve que par voie de synthèse. En voulant démontrer le bien fondé de sa synthèse, il la soumet à une analyse. Ce n*est qu'après avoir obtenu des résultats tout à fait concordants, qu'on peut se prononcer sur la solidité de la proposition émise.

Mais déjà, lorsqu'il s'agit des plantes et des animaux, cette contre-expérience est difficile rappliquer. Le milieu qui opère certaines modifications est telle-

ment vaste comme nombre de causes réunies, qu'il devient presque impossible de soumettre artificiellement à l'épreuve l'ensemble des causes moins une.

Et plus l'organisme est perfectionné, moins cette contre-expérimentation aura de chances de réussite. Pour l'homme elle devient même impossible, en raison de la vie psychique, qui réagit sur toutes les manifestations physiologiques et y prend une part active. Or il est difficile d'exclure cet élément capital ou de le faire participer à la contre-expérimentation.

Pourtant la réalité des phénomènes de coordination, jointe à l'influence directe également incontestable du milieu sur l'individu, rend évidents Jos changements multiples subis par l'homme, grâce aux conditions extérieures. C'est ainsi qu'à tour de rôle, nous avons, vu défiler devant nous presque toutes les parties saillantes de l'organisme humain. Toutes se laissent impressionner par les conditions du milieu et se modifient sous son influence. L'ensemble de ces modifications qui distinguent les humains et permettent de les diviser en variétés, constitue ce que nous sommes convenus d'appeler les races humaines. En commençant par la boîte crânienne et en finissant par la couleur de la peau et la taille, le système pileux, les formes du visage, du nez, de la bouche, des oreilles ou du squelette en général, tout se plie sous l'action globale du milieu. Là où l'action directe ne suffit point pour expliquer en détail le changement survenu, inter-

vient la coordination des caractères, comme explication supplémentaire.

C'est en vertu de cette loi d'équilibre, de corrélation ou de coordination, qu'une partie de notre organisme variant, il en résulte une modification paraiièle d'autres parties.

Dès le moment où le milieu agit comme cause des modifications, nous pouvons logiquement admettre que la cause cessant d'agir, l'effet devrait disparaître par cela même. Mais il y a un autre côté de la question qui ne se présente pas avec la même évidence. Lorsque nous plaçons dans un milieu donné l'homme ayant acquis un certain type anthropolo- (rique dans un autre endroit, comment s'exercera cette nouvelle influence? Celle-ci ne fera-t-elle que fie greffer sur le type ancien, provoquant de la sorte l'apparition des caractères nouveaux, radicalement opposés aux caractères déjà créés? Pour justifier cette solution, il faudrait admettre avant tout une sorte d'inflexibilité héréditaire et séculaire des caractères acquis. Or rien ne nous garantit le bien fondé de cette supposition. Les caractères acquis ou les modifications survenues dans l'organisme vivant, rappellent le mouvement d'un pendule faisant une série d'oscillations plus ou moins étendues. La dislance de l'éloignement du centre est plus grande pour les plantes et les animaux qu'elle ne l'est pour les hommes. Il y a toujours le point de départ, la forme originelle, qui maintient l'équilibre du mouvement et empêche sa marche à l'infini.

Ainsi, sous l'influence du milieu, nous obtenons des plantes formant presque des espèces nouvelles. La chose est plus difficile en ce qui concerne les animaux et devient tout à fait impossible lorsqu'il s'agit des hommes. Qu'on compare leurs variétés les plus disparates : un blanc blond dolichocéphale, censé être le représentant le plus noble des humains, avec un Boschiman d'un jaune fauve, à la face lozangique et aux pommettes très prononcées ; on trouve entre eux bien moins de variations qu'entre, par exemple, les moutons kirghizes et les moutons sauvages {ovis ïnontana) habitant les parties montagneuses de l'Amérique du Nord.

Entre les hommes de la race Cro-Magnon, avec leur taille haute, le tibia platycnémique, la face prognathique, l'épaississement en colonne de la ligne âpre du fémur, etc., etc., et ceux de nos jours, les différences sont loin d'être aussi considérables qu'entre les squelettes du Bos retrouvés à l'état fossile dans les dépôts tertiaires récents de l'Europe et les squelettes des bêtes bovines de nos jours.

Et plus on étudie les transformations de l'homme à travers les âges, plus on s'aperçoit que le milieu a surtout influencé la surface de son organisation biologique, sans jamais réussir à en changer le carac-.j tère essentiel.

L'homme évolue comme tous les êtres organisés,| mais son évolution prend plutôt une expressioi idéale et mentale que concrète, physiologique. Rien de plus naturel! C'est que l'homme, dès son appari-

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tioii sur la terre, paraît se distinguer des autres êtres vivants par une mentalité plus intense qui a joué, joue et jouera un rôle prépondérant dans sa marche à travers la vie. C'est elle qui lui a permis de s'élever de plus en plus dans l'échelle animale et d'assujettir les autres êtres organiques à sa volonté et à ses buts. Et, s'il varie à travers les âges, ces modifications porteront surtout sur ses facultés intellectuelles et le vaste domaine de leurs conquêtes : sa vie sociale, morale et intellectuelle.

En comparant le même Blanc avec le Boschiman, nous nous apercevrons facilement que la distinction entre leurs mentalités et les conséquences qui en découlent seront beaucoup plus considérables que toutes les variations constatées entre les indices céphaliques ou la construction de leurs squelettes. Cette différenciation ainsi formulée, il est évident que le fossé qui sépare les humains sera surtout profond du côté intellectuel et moral.

L'évolution de l'homme n'a jamais eu pour effet des déviations irrémédiables ou infranchissables de son encéphale. En parcourant toutes les échelles craniologiques, en étudiant toutes les bases mises en avant pour diviser l'humanité, nous n'avons rencontré nulle part une condamnation organique d'une race quelconque au point de vue de ses facultés intellectuelles. L'homme, si bas qu'il se trouve sous le rapport de son évolution intellectuelle, ne perd point le droit d'aspirer à s'élever au-dessus de son entourage. Une vingtaine d'années de travail intellectuel ont souvent

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suffi à un représentant du peuple Maori, Zoiiloii, Peau-Rouge ou Nègre, pour regagner, au point de vue individuel, des siècles d'arrêt ou de sommeil mental subis par ses congénères. Cette propriété commune h tous les humains leur procure déjà un trait d'égalité ineffaçable. On dirait des fondations communes sur lesquelles les circonstances de la vie physiologique et physique élèvent toutes sortes de bâtiments.

Mais cette propriété primordiale commune : Tâme, la conscience, la mentalité, — car son nom importe peu — impressionne également, par ricochet, la vie physiologique de Fhomme. C'est grâce à sa force psychique que l'homme a su dompter toutes les entraves de la nature et se transporter sous toutes les latitudes géographiques. C'est grâce à elle qu'il a su se rendre maître du monde. Et cette propriété commune à Thomme lui a donné partout une empreinte uniforme. Elle a empêché les variétés humaines de trop s'éloigner du tronc commun, ce primordial régulateur de leur vie et de leurs actes. Et si l'homme lui doit tous les bienfaits de son existence morale et intellectuelle, il lui doit aussi avant tout son unité.

La mentalité humaine accuse des gradations nombreuses. Entre les Toupi-Guarani et autres anthropophages et les Français de nos jours, il y a un monde qui les sépare au point de vue de leur manière de vivre, de sentir et de penser. Pourtant il suffirait d'une oudeux générations humaines de ïoupi vivant sur le fonds de la civilisation européenne,

jour combler les lacunes morales et intellectuelles qui les éloignent d'un Français moyen.

Toutes les condamnations des peuples ou des races en vertu d'une supériorité ou infériorité innée ont actuellement fait faillite. La vie nous a appris à être, dans nos jugements, plus circonspects. Unsavantqui oserait prononcer un verdict de barbarie à perpétuité contre un peuple, quel qu'il soit, mériterait d'être accueilli avec hilarité. C'est que la civilisation a réalisé des expériences singulières depuis un siècle.

Rappelons-nous, par exemple, que du temps des Encyclopédistes, des savants comme d'Alembert et même Diderot refusaient aux Russes la faculté de devenir des civilisés à l'européenne.

Le siècle suivant se chargea de leur infliger un démenti cruel, en donnant à ce peuple condamné à la barbarie des penseurs et des écrivains qui comptent parmi les esprits directeurs de l'humanité moderne. Que la nation russe arrive un jour à bénéficier de la liberté lui permettant de développer sans entraves ses facultés morales et intellectuelles, et Tœuvre du progrès comptera une centaine de millions de travailleurs de plus !

Cette possibilité de développer la faculté dç penser implique en même temps la faculté de profiter do ses conquêtes séculaires. C'est ainsi que les peuples venus tardivement à la civilisation arrivent à regagner facilement les pertes de temps subies pendant leur époque de barbarie. Le domaine cultural complexe s'ouvre du coup devant un peuple qui commence

à puiser à sa source. Simultanément avec la pensée européenne, il s'approprie ses avantages sociaux, politiques, ses découvertes et inventions. Il rentre ainsi brusquement, en l'espace d'une génération, dans la grande famille civilisée et bénéficie de ses institutions formées par des siècles de travail persévérant.

Les Nègres, par exemple, qu'on voudrait classer parmi les races tout à fait inférieures, étonnent, comme nous le verrons plus loin, tous ceux qui étudient leur histoire sans idée préconçue, parleurs progrès tout à fait stupéfiants. Il y a cinquante ans, ceux de l'Amérique du Sud ne possédaient pas cent hectares de terre ; aujourd'hui le nombre des propriétaires nègres y dépasse 150.000 et présente une valeur de plusieurs milliards, tandis que tous « valent », d'après l'expression américaine, puis de dix milliards de francs. Le bilan des soixante dernières années d'existence de cette race, qu'on croyait prédestinée à être V « éternelle servante » des hommes couleur d'ivoire ou de bronze, a de quoi faire réfléchir tous les adeptes de l'inégalité humaine.

La communauté de la vie façonne à son tour les qualités physiologiques de l'homme. Nous nous trouvons ainsi dans un cercle vicieux, un va-et-vient continuel des influences qui tendent vers l'unité humaine.

Au-dessus de la couche identique que donne aux hommes leur vie psychique et intellectuelle en commun, se placent des couches superposées, formées

par le milieu ambiant; celui-ci variant, les traits acquis varient également. Et s'il y a des modifications qui semblent plus durables ou même ineffaçables, n'oublions point qu'il faudrait juger de leur persistance moins par le nombre d'années que par le nombre de générations humaines.

Envisagés à ce point de vue, les traits caractéristiques des races accusent une persistance bien médiocre. Et lorsqu'on pense que la civilisation fait bénéficier l'humanité d'un chiffre innombrable d'influences analogues, on comprend aisément que celleci tend de plus en plus vers l'unification. Au spectacle du rapprochement des types qui se manifeste ainsi dans l'humanité, les anthropologistes les plus enclins à la diviser sont forcés d'avouer que le temps est proche où l'anthropologie des races ne pourra peut-être retrouver ses bases que dans l'histoire des tribus et peuples éteints 1

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