lieT^<i\gne. La religion védique
Ioniens, Achéens ou Hellènes, des pays du Nord. Quant aux Thraces, qui les y ont précédés, on leui attribuait également une origine septentrionale.
Parmi les anthropologistes et les naturalistes on constate les mêmes dissentiments. Si Virchow tient pour l'Orient, Topinard se déclare pour l'Europe, Huxley pour le pays situé entre l'Oural et la mer du Nord. Piètrement prône par contre le sudouest de la Sibérie; Clémence Royer, la Thrace pélasgique aux abords du bas Danube. V. Hehn défend radicalement la thèse asiatique. Et pourtant un autre botaniste et géographe célèbre, Jules de Klaproth, qui a écrit bien avant Hehn, est arrivé à une conclusion favorisant le Nord.
Les uns nous parlent de la Bactriane, pays légendaire du Paradis qui n'a jamais existé, tandis que les autres insistent sur le plateau de Pamir, pays réel, et nous l'indiquent comme lieu du séjour et de la dispersion primitive des Aryens.
Mais lorsqu'on s'est mis à étudier de plus près ce pays fabuleux, on a vite acquis la certitude qu'il était à peine habitable I
Parmi les philologues, les contradictions ne sont pas moins grandes. Si pour Fr. Muller, le sud-ouest de TEurope est tout indiqué comme point de départ de plusieurs ramifications aryennes, pour Schlegel,
Pott, Jacob Grimm, Lassen, Pictet, etc., ce ne pouvait être que l'Asie centrale. Otto Schrader* se déclare pour le sud-est de la Russie européenne dans la proximité du cours moyen de la Volga. Se basant sur une série de mots analogiques, il conclut que le berceau des Aryens, avant leur séparation, a dû être un pays de steppes. Il signale, entre autres particularités, que les Aryens n'auraient connu que peu de plantes forestières. Il en résulterait qu'il n'y avait guère dans leur contrée de forêts. Pour H. Hirt, leur habitat ne pouvait être qu'aux environs de la mer Baltique. Suivant Cuno, le pays aryen s'étendait de la mer Noire aux plaines du Nord de la France, des monts Durais à l'Atlantique. M. BréaP affirme, par contre, que les livres de l'Avesta, qui ont tant contribué à la formation de toutes sortes de théories, ne nous offrent en réalité aucune base sérieuse ni pour la géographie, ni pour l'histoire de nos ancêtres aryens. C'est le premier chapitre ifargard) du Vendidad (le premier livre de l'Avesta), qui a été peut-être la principale cause du mal. Dans l'énumération des contrées qu'Ormuzd (s'adressant à Zoroastre) prétend avoir créées, figure en tête VAryana- Vaeja[vaeja, source, pays de sources). A la suite des travaux de Rhode, Haug, Lassen, etc., on a voulu voir dans \Aryana le berceau des Aryens.
Nous ne pouvons, par conséquent, affirmer d'une façon catégorique que les Aryens ont existé.