‹ Le premier cardinal canadien [microforme]Chapitre 41 sur 75 · ORDRE DE LA PROCESSION · texte numérisé non relu

ORDRE DE LA PROCESSION

Un détachement de l'École de Cavalerie.

Corps de musique du S° bataillon

ÉRves externes du Séminaire de Québec.

Association des Ferblantiers.

Association des Bouchers.

Union des Boulangers.

Associalion des Cordonniers,

Société des Tailleurs de Cuir,

L'Union des Mégissiers.

L'Union des Menuisiers,

Société des ouvriers du Port N° 5.

Société de Bienfaisance des peintres, L'Union Typographique N° 160.

L'Union Typographique N° 159.

La Société de Bienfaisance française,

La Société de Bienfaisance des ouvriers, L'Union Saint-Joseph de Saint-Jean-Bapliste de Québec. L'Union Saint-Joseph de Charlesbourg, - L'Union Saint-Jos:ph de Lévis.

L'Union Saint-Joseph de Saint-Roch.

L'Union Saint-Joseph de Saint-Sauveur, L'Union Saint-Joseph de Beauport.

L'Union Saint-Joseph du village de Lauzon, Chœur de la congrégation de Saint-Roch, Chœur de l'orgue de Saint-Roch.

Garde d'{onneur du Sacré-Cœur de Sillery, La Société Sainte-Cécile.

L'Union Musicale (fanfare).

L'Union Commerciale de Québec.

Congrégation des jeunes gens de Saint-Sauveur, Congrégation des jeunes gens de la Haute-Ville, Congrégation des hommes de Saint-Sauveur.

Congrégation de Saint-Roch.

Congrégation de Notre-Dame de Québec.

L'Institut Canadien,

Saint Patrick’s Total Abstinence Society.

La société Saint-Joseph (irlandaise).

L'Institut Littéraire Saint-Patrick.

132 ÉA FÊTE RELIGIEUSE

L’Associalion Nationale Irlandaise.

La société Saïnt-Jean-Bapltiste de Lévis.

La société Saint-Jean-Baptiste de Charlesbourg.

La sociélé Saint-Sean-Bapliste de Sainte-Foye.

La société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Sauveur.

La société Saint-Jean-Bapliste de Québec.

Le Collège des Médecins.

La Chambre des Notaires.

Le Barreau.

La Presse.

L'Université Laval,

Le commandant et les officiers de la Milice,

Les membres de l’Assemblée Législative.

Le Conseil-de-ville de Québec.

Les membres du Conseil Législatif,

Le Conseil Exécutif de la Province de Québec.

Les membres de la Chambre des Communes. {à

Les juges puisnés de la Cour du Bane de la Reine et de Ja Cour Supérieure.

Les juges de la Cour Suprème.

Les Sénateurs.

Les Juges en chef,

Les membres du Conseil Privé,

Corps de musique de la Cité (Montréal).

Les Zouaves Pontificaux (formant la garde d'honneur),

La voiture du Cardinal et de l’Ablégat,

La voiture du Garde-Noble.

La voiture de la famille.

Les voitures des Archevêques et Évêques.

Un détachement de l'École de cavalerie.

Cent coups de canon devaient être tirés, à courts intervalles réguliers, par la Batterie de campagne placée sur le terrain de l'ancien collège des Jésuites. Le premier coup fut le signal de la mise en marche, peu après 9 heures. Le cortège défila au son de loules les cloches de la ville, et au bruit du canon

faisant monter vers le ciel ses roulements éclatants. A toutes les fenêtres flottaient des banderoles et des draperies ; sur doutes les façades s'étalaient des inseriptions, des armoiries, des festons ; sur tous les toits se déroulaient des pavillons, Un radieux soleil répandait à flots sa lumière sur toutes ces splendeurs. Le coup d'œil était vraiment incomparable.

De temps en temps, le carosse de Son Éminence et de Mgr l’Ablégat, traîné par quatre superbes chevaux noirs, s’arrêlait pendant quelques instants. La première fois, ce fut vis-à-vis une estrade construite près de la terrasse Dufferin, et où se tenaieni plusieurs centaines d'élèves et d’orphelins des Sœurs de la Charité, les petits garçons portant à la main des pavildons, les petites filles latête couronnée de fleurs, qui chantèrent an hymne À Léon XIII et le Laudate Dominum ; après quoi deux petites orphelines sont venues présenter de magnifiques bouquets à Son Éminence. Ce n’était que les prémices : la voiture devait se remplir de fleurs. Le second arrêt eut

‘dieu près du nouveau Palais de Justice, où stationnaient les enfants de l'École des Frères de St-Roch, qui chantèrent un hymne intitulé Honneur au Cardinal. Le troisième arrêt se &it sous le grand arc de triomphe de la Corporation, à l'angle des rues St-Louis et Ste-Ursule : là, quatre charmantes petites filles vêtucs de blanc et couronnées de fleurs, qui étaient assises dans les jolies niches des quatre angles de l’arc, se levèrent et présentèrent, avec une grâce charmante, à Son Éminence les magnifiques bouquets qu'elles tenaient à la gain, Un peu plus loin, c’élait le tour des élèves du Couvent du Bon Pasteur, placées sur l’estrade de la station centrale de la brigade du feu, et qui chantèrent un troisième hymne de circonstance en l'honneur de Son Éminence. Là aussi, trois jeunes filles, admirablement costumées, symbolisaient la Foi, l'Espérance et la Charité.

A mesure que la voiture s’avançait, les fleurs s’ajoutaient aux fleurs, si bien que, rendue au terme, elle en était littéralement remplie.

Lorsque la tête de la procession arriva au kiosque érigé sur le terrain du collège des Jésuites, tout le cortège s'arrêta, et ouvrit ses rangs pour laisser défiler les voitures des Prélats, Les deux rangs firent ensuite contremarehe en se rejoignant, et suivirent en ordre inverse la voiture de Son Éminence. Arrivés au kiosque, tous les Prélats descendirent de voiture, et revètirent leurs habits pontificaux. Les membres du clergé, au nombre d'environ 500, qui attendaient en eet endroit V'arrivée des évêques, prirent aussi leurs surplis ; et la procession religieuse défila en tête du eorlège pour traverser la place et entrer dans la Basilique.

Après le clergé, entre Mgr l’Ablégat et Son Éminence, la barrelte cardinalice était portée sur un plateau en vermeÿ recouvert d’un voile rouge. M. le Comte Gazzoli marchait à côté, l'épée nue au poing.

L'entrée dans la Basilique fut des plus solennelles. Pendant que le canon continuait à gronder pacifiquement au dehors, que les cloches sonnaient à toutes volées, un orchestre d'élite exécutait admirablement la «Marehe Pontifieale» de M. Gustave Gagnon.—Impossible de se faire une idée du spectaele saisissant que présentait en ce moment la superbe cathédrale,

Si grandes que soient ses dimensions, À Basilique ne pouvait contenir tous ceux qui auraient voulu y pénétrer, Les propriétaires de banes avaient reçu des cartes qui les autorisaient à jouir de leurs places. Toul le reste de l’église avait été réservé pour les invités. On avait élargi autant que possible le cadre de ceux-ci. Aussi le vaste édifice était-il liltéralement comble : partout des têtes, depuis le faîte de l'église, dans les hautes tribunes, jusqu'aux vestibules et aux sacrislies : c'était une véritable mer humaine. Du reste, un ordre parfait dans Ja distribution des places.

‘ Au bas-chœur étaient placés Son Honneur le Lieutenant- Gouverneur Masson, les Ministres fédéraux et locaux, les sénateurs, députés, conseillers législatifs, les juges, les maires et conseillers municipaux de Québec et de Montréal, les con-

suls. Puis venaient toutes les délégations qui, avec le clergé, remplissaient le reste de l’église.

Les évêques prirent place tout autour du chœur, en dehors des stalles. Son Éminence siégea à son trône, assisté de Monsignor Power, vicaire général d'Halifax, et du R. P. Tielen, supérieur des Rédemploristes de la bonne Sainte-Anne, M. le grand vicaire Legaré agissant comme prêtre assistant. En face du trône de Son Éminence était celui de Son Excellence l'Ablégat, Mgr O'Bryen.

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