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qu’un gaz, et où l’on ne devait le découvrir que trente siècles plus tard. Ce mot vient d'un verbe hébreu, qui signifie éfendre. Qu'il y ait une chose étendue. Il compare ainsi cette chose, qu’il ne pouvait nommer autrement, à une {ente , un voile ou un pavillon qu’on élendrait au-dessus d’un navire. Aussi le psaume CIV, parlant du premier ciel ou de Palmosphère, dit-il si bien : J{ étend les cieux comme un voile (Ps. CIV, 2). Mais je continue.
Puis Dieu dit : Qu'il y ait une chose étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d'avec les eaux.
Voilà donc, depuis le deuxième jour de la création, le grand et magnifique usage de Pair. Il fait que toutes les immenses vapeurs qui s'élèvent de toutes les mers ne restent pas aplaties sur la surface du globe, et qu’elles montent dans les hauteurs du premier ciel.
Mais comment le fait-il? — C’est au moyen du poids de Pair; poids que tout le monde ignorait au temps de Moïse et 3,000 ans après lui, jusqu’à Galilée. Mais, vous le voyez, voici la Bible qui nous dit que ce fut la création de : Pair qui devait opérer cet immense change-
4 — 96 — ment sur la terre. Et dans les jours même de Moïse , vous entendez la Bible nous ‘dire les mêmes choses au beau livre de Job, et nous parler clairement du poids de Pair, — Lisezmoi Job, XAVIIE, 25.
« Quand il donnait à l'air son poids et aux » eaux leur juste mesure, quand il prescrivait » une loi à la pluie et un chemin à l'éclair des » tonnerres , il vit alors la sagesse... Puis il » dit à l’homme : Voici, craindre l'Eternel, » voilà la sagesse, et s'éloigner du mal, voilà » l'intelligence. »
Oh! voyez que tout ceci est digne d’admiration! — Les anciens, pendant trente siècles, ont ignoré pourquoi les nuées, les vapeurs, la fumée montaient dans les hauteurs de Pair. Ils croyaient que c'était par une certaine vertu mystérieuse qui leur appartenait, tandis que dans les temps modernes on a reconnu que ces substances montent simplement parce qu’elles sont plus légères que l'air, et par la même raison qu’un liège placé dans l’eau monte à la surface. C’est pour cela que l'air chaud, plus léger que l'air froid, monte dans nos cheminées et en emporte la fumée ; et c’est pour cela que les nuages, qui sont tous composés de pe-
LR tites gouttelettes creuses , toutes semblables à ces bulles de savon dans lesquelles les enfants ont soufflé de l’air chaud au moyen d’une paille, montent dans les hauleurs du ciel, parce qu'ils sont plus légers que l'air. I y a des millions de millions de ces gouttelettes dans le moindre petit nuage. Elles montent et sont emportees par les vents d’un bout du monde à l’autre, pour aller au-dessus de nos têtes arroser les contrées les plus lointaines, verser de la neige sur toutes les hautes montagnes , et entretenir dans teutes les parties du monde les ruisseaux, les rivières et les fleuves qui doivent les fertiliser.
Oh! que tout cela esi beau , n'est-ce pas, chers enfants? Et voyez combien tout cela nous est clairement expliqué dans les versets de voire leçon. — Je relis Le verset 7 : Dieu donc fit Vélendue , et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec celles qui sont au-dessus de l'étendue. — Plus qu’une explicalion.
IL'aura pu vous sembler, au premier aspect, que Moïse mentionne dans ces lignes un objet de bien pelite importance comme une des pro-
ductions du deuxième jour de la création , et | is)